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dimanche

Le Canada est un mythe qui n'est pas le pays des Québécois

Tout est dit dans cette chronique de Mathieu Bock-Côté. (1er juillet 2018)


Le Canada n’est pas le pays des Québécois. 
C’est un pays étranger qui s’est construit en siphonnant leur identité. 
Les Québécois savent que le mythe "Canada" est une construction idéologique grossière qui, pour se métamorphoser en Disneyland diversitaire, a dû censurer historiquement et politiquement le peuple québécois

Le Canada se prend pour la superpuissance morale de notre époque. Ses leaders aiment sermonner le monde entier en expliquant aux autres pays qu’il leur suffirait d’appliquer le modèle diversitaire canadien pour se délivrer des tensions identitaires qui les traversent. Le Canada (et plus encore les libéraux de Justin Trudeau) se présente devant la planète comme un pays exemplaire: il brandit son multiculturalisme comme un idéal de civilisation et étrangement, une bonne partie du monde occidental se laisse séduire par ce fantasme, comme s’il croisait le mythe de la terre promise.
Il faut convenir d’une chose: la propagande d’Ottawa est efficace. La politique étrangère mené par Ottawa travaille activement à véhiculer cette image immaculée du Canada.

Le Canada, au nom de son multiculturalisme, refuse toute identité historique particulière, et se présente même comme l’accomplissement de l’utopie diversitaire. C’est un parti qui croit devoir s’arracher à son histoire pour advenir à sa véritable identité, qui consisterait à représenter une promesse pour le genre humain, comme s’il incarnait de manière convaincante un cosmopolitisme lumineux. Mais il s’appuie justement sur cette prétention pour se présenter comme le meilleur pays au monde. Est-ce un paradoxe? Chose certaine, le Canada cultive, dans cette perspective, un patriotisme particulièrement chauvin qui le rend incapable d’imaginer d’autres modèles de société que le lien. C’est qu’au fond de lui-même, il se prend pour la prochaine étape dans l’histoire de l’humanité.

Les Québécois savent que le mythe "Canada" est une construction idéologique grossière et que ce pays, pour se métamorphoser en Disneyland diversitaire, a dû censurer historiquement et politiquement le peuple québécois, qui a été ramené au rang de minorité ethnique parmi d’autres, censée se réjouir de la thèse officielle selon laquelle nous serions tous des immigrants. Ils doivent accepter la thèse que la Nouvelle-France n’est pas le moment fondateur de leur histoire mais une vague migratoire parmi d’autres dans la construction de la diversité canadienne.
Les Québécois savent que dans ce pays, lorsqu’ils rappellent qu’ils sont un peuple, ils sont accusés de suprémacisme ethnique.
Les Québécois savent aussi que la Constitution à laquelle ils sont subordonnés même s’ils ne l’ont jamais signé les condamne à évoluer dans un espace politique étroit dans lequel ils peuvent difficilement bâtir leur propre modèle d’intégration des immigrés.

Les Québécois savent que le bilinguisme fédéral est un masque qui légitime en fait leur anglicisation et leur dépossession linguistique.
Ils savent que le multiculturalisme canadien rend pratiquement impossible la mise en place d’une laïcité québécoise – même dans sa version la plus minimaliste, elle est déconstruite par le gouvernement des juges que le Canada fait passer pour la seule forme possible de l’État de droit.
Ils savent que ce pays qui veut se définir exclusivement par sa diversité est le laboratoire de la récupération des droits de l’homme par les communautarismes et par l’islamisme en particulier.

Le Canada n’est pas le pays des Québécois. C’est un pays étranger qui s’est construit en siphonnant leur identité, comme l'a déjà remarqué Christian Dufour, sans jamais reconnaître leur existence nationale, sinon de manière négative, lorsqu’on les caricature à la manière d’une tribu ethnocentrique et xénophobe qui laissée à elle-même, basculerait dans la logique de l’ethnocratie.

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Le Canada ne voit le peuple québécois que pour le mépriser. Le Canada n’a jamais renoncé à poser un regard colonial sur les Québécois – il l’a seulement modernisé et maquillé sans le renier en 1982. Le Canada est persuadé que le fédéralisme civilise les Québécois de l’extérieur – sans l’encadrement bienveillant du Canada anglais, ils se laisseraient aller à leurs pulsions réactionnaires. Le peuple québécois n’a rien à célébrer le 1er juillet. D’ailleurs, les Québécois, et c’est à leur honneur, se fichent globalement des célébrations fédérales.

Pour l’instant, on le sait, le mouvement souverainiste se porte mal. Très mal, même. Sous sa forme actuelle, il pourrait bien mourir dans les années à venir. La fenêtre historique de l’indépendance semble se refermer, et on ne sait trop quand elle se rouvrira. Mais les Québécois ne se sont pas réconciliés avec le Canada pour autant: ils ont décidé de faire comme s’il n’existait pas. C’est une stratégie d’évitement du réel qui est récurrente dans notre histoire. Mais la réalité des choses demeure: le peuple québécois, dans la fédération, est condamné à voir son identité s’éroder. L’assimilation des Québécois dans la fédération est programmée depuis le rapport Durham. Leur dissolution comme peuple est inscrite dans la nature même du régime de 1982. Le Canada nous condamne à la folklorisation identitaire et à la régression ethnique.

Alors d’une manière ou d’une autre, le nationalisme québécois devra repasser à l’offensive. En ce moment, il se réinvente: il devra le faire en se donnant un nouveau discours. Il devra le faire en démystifiant l’idéologie canadienne et en la critiquant frontalement, en montrant comment elle est néfaste en soi, et néfaste pour le peuple québécois en particulier. Et c’est dans la mesure où ils assumeront clairement leur rupture avec le Canada multiculturaliste que les nationalistes sauront faire resurgir au cœur de la vie publique l’aspiration à l’indépendance, qui est endormie, mais qui peut se réveiller, parce qu’elle est l’expression achevée de notre volonté de vivre.

Un jour, peut-être plus tôt que tard, les Québécois redresseront l’échine. Alors, ils s’arracheront au Canada. Alors, ils feront l’indépendance. Alors, ils auront un pays à eux.

lundi

Le Canada imaginaire de Philippe Couillard et du Parti libéral


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Québec - Le premier ministre Couillard ne s’est pas beaucoup forcé pour répondre à l’élection de Pierre Karl Péladeau à la tête du Parti québécois. 
Il a simplement reformulé la ligne de François Legault, martelée sans cesse depuis 2014.
En effet, le chef de la CAQ (Legault), le 4 septembre dernier disait: «Ces gens-là peuvent bien avoir le rêve d’un pays imaginaire. Mais la majorité des Québécois veulent travailler sur le pays réel, [...] sur l’économie». (Rappelons que Legault est un ancien ministre du Parti Québécois pour l'indépendance. Il a été acheté par Desmarais et Charles Sirois pour fonder la CAQ).
Philippe Couillard, le 19 mai«Le Parti québécois choisit de vivre dans un monde imaginaire sur des enjeux imaginaires. Nous, on choisit d’être sur la réalité.»
Parlons donc de réalité. Celle du Canada réel ou du Canada de ses rêves?
Parce que s’il s’agit du Canada réel, le premier ministre a un problème.

Lorsqu’il a évoqué la possibilité d’ouvrir la Constitution canadienne, Ottawa (le fédéral) lui a fermé la porte au nez, sans ménagement.

Lorsqu’il a demandé avec ses collègues provinciaux à Ottawa d’augmenter le financement des infrastructures, on lui a fermé la porte au nez.

Lorsque son gouvernement a voté une motion à propos du déséquilibre fiscal, il s’est fait traiter de «quémandeur» par l’inénarrable Maxime Bernier.

Lui qui représente une circonscription où le secteur forestier est crucial pour l’économie, il devrait se souvenir que le gouvernement fédéral a laissé tomber cette industrie au Québec, au moment où le même gouvernement versait des milliards à l’industrie de l’auto en OntarioLes milliards du Québec pour sauver l’industrie de l’auto en Ontario, est-ce assez réel pour le premier ministre?

Ottawa verse 100 milliards de dollars (dont 20 milliards proviennent du Québec) pour la construction de navires fédéraux à Halifax et à Vancouver, pendant qu’à la Davie de Québec, on est obligé de mettre à pied des centaines de travailleurs. De cette somme gigantesque, le Québec est appelé à verser lui-même 20 milliards, pour enrichir les autres. En réaction, M. Couillard a voté une motion adoptée unanimement par l’Assemblée nationale voulant que le fédéral confie à la Davie la construction d’un brise-glace. Ottawa a fermé la porte au nez du premier ministre du Québec et à l’Assemblée unanime de ses élus!

Le Canada rêvé de Philippe Couillard n'existe pas, ce Canada qui serait capable de reconnaître la nation québécoise dans la Constitution, de contribuer à un juste niveau au financement des infrastructures, de reconnaître le déséquilibre fiscal, d’aider le secteur forestier au Québec, de lui octroyer même une modeste part des contrats de navires fédéraux.

Le Canada rêvé n’existe nulle part, sauf dans l’imaginaire et le monde parallèle de M. Couillard.
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dimanche

Front de libération du Québec (FLQ): manifeste original de 1963

Front de libération du Québec
Le 16 avril 1963, le Front de libération du Québec lance son Manifeste à la nation.
Aucun média ne le diffusera. Mais...


Le document précise les orientation de fond du mouvement en faveur de l'indépendance, certes, mais aussi de la "révolution sociale" qui exprime le socialisme vague des premiers militants felquistes.

Patriotes,

Depuis la Seconde Guerre mondiale les peuples dominés du monde brisent leurs chaînes afin d'acquérir la liberté à laquelle ils ont droit. 
L'immense majorité de ces peuples a vaincu l'oppresseur et aujourd'hui vit librement. 
Après tant d'autres, le peuple québécois en a assez de subir la domination arrogante du colonialisme anglo-saxon. 

Au Québec comme dans tous les pays colonisés, l'oppresseur nie férocement son impérialisme et est appuyé en cela par notre soi-disant élite nationale, plus intéressée à protéger ses intérêts économiques personnels qu'à servir les intérêts vitaux de la nation québécoise. 
Elle persiste à nier l'évidence et s'emploie à créer de multiples faux problèmes, voulant détourner le peuple assujetti du seul qui soit essentiel: L'INDÉPENDANCE.

Malgré cela, les yeux des travailleurs s'ouvrent chaque jour un peu plus à la réalité: le Québec est une colonie! 
Colonisés, nous le sommes politiquement, socialement et économiquement. Politiquement, parce que nous ne possédons par les leviers politiques vitaux à notre survie. 

Le gouvernement colonialiste d'Ottawa possède en effet toute juridiction dans les domaines suivants: économie, commerce extérieur, défense, crédit bancaire, immigration, droit criminel, etc. 
De plus, toute loi provinciale peut être refusée si Ottawa le juge bon. 
Le gouvernement fédéral étant complètement acquis aux intérêts des impérialistes anglo-saxons, qui y détiennent une majorité constitutionnelle et pratique écrasante, sert constamment à maintenir et à accentuer l'infériorité des Québécois. 
Chaque fois que les intérêts anglo-saxons et québécois entrent en conflit, les intérêts du Québec sont infailliblement défavorisés. 
Que ce fut militairement avec la conscription, démographiquement avec le favoritisme d'assimilation aux anglo-saxons, internationalement par la suprématie totale des anglophones dans les divers domaines diplomatiques, toujours, sans exception, le gouvernement d'Ottawa a imposé les intérêts des Anglais au détriment des Québécois.

La force même ne fut pas dédaignée en certaines occasions. 
Le sang de notre peuple coula alors au bénéfice de la finance coloniale. 
Colonisé, le peuple québécois l'est donc politiquement. Il l'est aussi économiquement. 
Une seule phrase suffit à le prouver: plus de 80% de notre économie est contrôlée par des intérêts étrangers. 
Nous fournissons la main-d'œuvre, ils encaissent les profits. 
Même socialement, le Québec est un pays colonisé. Nous sommes 80% de la population et pourtant la langue anglaise domine les domaines les plus divers. 
Peu à peu le français est relégué au rang du folklorisme alors que l'anglais devient la langue de travail. 

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Le mépris des Anglo-saxons envers notre peuple demeure constant. 
Les "SPEAK WHITE", stupid French canadians, et autres épithètes du même genre sont très fréquentes. 
Dans le Québec même, des milliers de cas d'unilinguisme anglais sont arrogamment affichés. Les colonialistes nous considèrent comme des êtres inférieurs et nous le font savoir sans aucune gêne.

Historique du problème: Quand le 8 septembre 1760, Monsieur de Vaudreuil, gouverneur de la Nouvelle-France, signe l'acte de capitulation de Montréal, le sort en est jeté. 
Quelque temps plus tard, l'Angleterre prendra officiellement possession de la colonie française ainsi que des 60,000 Français qui s'y trouvent. Et alors commence l'histoire de la domination anglo-saxonne au Québec. Notre pays était riche et les financiers londoniens lorgnaient déjà sur les profits futurs. 

Pour que la suprématie anglo-saxonne sur le Québec soit incontestée, il fallait à tout prix assimiler ces quelque 60,000 colons, d'une façon comme d'une autre. 
Cela leur sembla alors plus facile. En effet, qu'est-ce que cette poignée d'hommes devant l'écrasante puissance que représentait alors l'Angleterre? 
Soudain la révolution américaine se produisit. Il fallut donc pour un certain temps se ménager les Canadiens-français. L'on abandonna pas pour autant le processus assimilatoire.

Un jour les anglo-canadiens dépassèrent les bornes: ce fut la révolte de 1837. Ils la réprimèrent dans le sang, puis vint le rapport Durham
"Comme il s'avère impossible d'assimiler les Québécois par la force prenons-nous-y autrement; l'élimination progressive demande plus de temps mais demeure tout aussi efficace."

L'Acte d'union s'étant avéré un échec, l'on créa la Confédération, moyen parfait d'assimilation, dont même le nom était mensonger. Depuis l'avènement de celle-ci, tous les efforts du peuple québécois pour obtenir ses droits fondamentaux ont été arrêtés par le colonialisme. 

En 1963, nous avons beau être plus de cinq millions, l'assimilation n'en pousse pas moins sa progression insidieuse. 
Alors que nous étions près de 40% de la population canadienne, nous n'en sommes plus que 28%. Seul cela les intéresse. 
Le temps joue en leur faveur et ils le savent. 
Les colonialistes ont oublié une chose, essentielle pourtant. 
Elle se produit actuellement. Des patriotes se sont rendus compte qu'ils étaient colonisés, dominés, exploités. Ils se sont aussi aperçu que seule une action immédiate et totale pouvait briser leurs chaînes. 
Une action où les profits personnels mesquins, la mentalité véreuse du compromis utopique à tout prix, les complexes d'infériorité nationaux étaient jetés par-dessus bord.

Les patriotes québécois en ont assez de lutter depuis près d'un siècle pour des futilités, de dépenser leurs énergies vitales dans l'obtention de profits illusoires toujours remis en question. 

Voilà ce que nous a donné le colonialisme: des centaines de milliers de chômeurs, la misère noire des pêcheurs de la Gaspésie, les milliers de cultivateurs à travers le Québec dont le revenu dépasse à peine 1,000$ par an, les milliers de jeunes qui ne peuvent poursuivre leurs études par manque d'argent, les milliers de personnes qui ne peuvent avoir recours aux soins médicaux élémentaires, la misère de nos mineurs, l'insécurité générale de tous ceux qui occupent un emploi. 

Au Québec prévaut également cette situation injuste et paradoxale qui trouve un bon exemple dans la comparaison entre le quartier de St-Henri et celui ce Westmount. 
D'un côté, nous trouvons une masse typiquement québécoise, pauvre et misérable, tandis que de l'autre, une minorité anglaise étale le luxe le plus honteux. 
Notre écrasement économique progressif, la domination étrangère de plus en plus totale, ne demandent pas des solutions provisoires et à courte vue. 

Les patriotes disent NON AU COLONIALISME, NON À L'EXPLOITATION.

Mais, il ne suffit pas de refuser une situation, il faut encore y remédier. 
Notre situation en est une d'urgence nationale. C'est maintenant qu'il faut y remédier. 

Acquérons les leviers politiques vitaux, prenons le contrôle de notre économie, assainissons radicalement nos cadres sociaux! 
Arrachons le carcan colonialiste, mettons à la porte les impérialistes qui vivent par l'exploitation des travailleurs du Québec. Les immenses richesses naturelles du Québec doivent appartenir aux Québécois! 

Pour ce faire, une solution, une seule: la révolution nationale pour l'INDÉPENDANCE. Autrement, le peuple du Québec ne peut espérer vivre libre. 

Mais il ne suffit plus de vouloir l'indépendance, de militer au sein des partis politiques indépendantistes existants. Les colonialistes ne lâcheront pas si facilement un tel morceau de choix. 
Les partis politiques indépendantistes ne pourront jamais avoir la puissance nécessaire pour vaincre la puissance politique et économique coloniale. 
De plus, l'indépendance seule ne résoudrait rien. Elle doit à tout prix être complétée par la révolution sociale. 
Les Patriotes québécois ne se battent pas pour un titre mais des faits. La Révolution ne s'accomplit pas dans les salons. Seule une révolution totale peut avoir la puissance nécessaire pour opérer les changements vitaux qui s'imposeront dans un Québec indépendant. 

La révolution nationale, dans son essence, ne souffre aucun compromis. 
Il existe une seule façon de vaincre le colonialisme, c'est d'être plus fort que lui! 
Seul l'angélisme le plus aberrant peut faire croire le contraire. 
Le temps de l'esclavage est terminé.
Patriotes du Québec, aux armes!
L'heure de la révolution nationale est arrivée!
L'indépendance ou la mort!


jeudi

Dion perd son chameau

(Cliquer pour agrandir)
Stéphane Dion, 3e tête de la coalition, se fait montrer la sortie de la chefferie du Parti libéral du Canada au profit de Michael Ignatieff.

dimanche

Ville de Québec: célébration ou aliénation persistante?

http://www.ledevoir.com/2007/12/22/169658.html?fe=2736&fp=117248&fr=58784 L'anniversaire de fondation d'une capitale devrait être une occasion de liesse et d'unité. Pas chez nous. Les déchirements entourant la préparation des fêtes du 400e de Québec révèlent plutôt la fantastique aliénation du peuple québécois. Parmi les dignitaires attendus, peu s'en est fallu qu'on ait Élisabeth II. Finalement, Stephen Harper a décidé que c'était une fausse bonne idée qui risquait de choquer les souverainistes.
Que des Québécois francophones comme Alain Dubuc et Benoît Pelletier et autres loyalistes (dont les ancêtres ont peut-être été massacrés par l'armée britannique... ) se désolent de l'absence de la reine, c'est proprement renversant. Voici leurs arguments: Québec a déjà été une ville britannique, Élisabeth II règne sur les Québécois et sa royale présence braquerait les projecteurs du monde sur Québec. Édifiant. Pourquoi ne pas inviter Guy Cloutier au 40e anniversaire de Nathalie Simard? Après tout, il a été son gérant et ça ferait parler d'elle!
Dans notre inconscient collectif, la Conquête est comme un viol: certains font comme si rien n'était arrivé et tentent de banaliser l'événement, mais d'autres n'oublieront jamais.
(...) Conditionnellement à sa part de financement, Ottawa impose une belle signalisation bilingue sur tous les sites. Il faudrait ainsi suspendre la loi 101 pour fêter la première ville francophone d'Amérique. Happy birthday. En somme, on peut faire un party, mais à condition de rester dans le sous-sol. Qu'est-ce qu'on fête? On le sait pas trop, mais papa et maman payent le gâteau, ils seront dans la cuisine pour tout gérer; ils ont même pensé à inviter la vieille matante qui emmerde tout le monde. Bonne fête Québec! (...)