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dimanche

Mort aux mythes de "l'appropriation culturelle" et du "racisme systémique"

L'hypocrisie dégoulinante des "racialistes."
Article de Mathieu Bock-Côté

Extrait:


"Ces racialistes conjuguent inculture, obsession idéologique et lectures sélectives. 

La recette pour fabriquer des fanatiques et haineux qui bénéficient d’un traitement de faveur médiatique. 
Les termes «appropriation culturelle», «racisme systémique», «personnes racisées» doivent être déconstruits et congédiés. 
Les Britanniques n'ont pas épargné les Québécois par "fraternité raciale". 
Mais nous sommes les héritiers d’une grande aventure, l’exploration d’un continent, la fondation d’une nation, une résistance contre la volonté du conquérant de nous faire disparaître, et une renaissance nationale qui demeure inachevée mais qui reste riche d’une promesse de pleine liberté."

Front de libération du Québec (FLQ): manifeste original de 1963

Front de libération du Québec
Le 16 avril 1963, le Front de libération du Québec lance son Manifeste à la nation.
Aucun média ne le diffusera. Mais...


Le document précise les orientation de fond du mouvement en faveur de l'indépendance, certes, mais aussi de la "révolution sociale" qui exprime le socialisme vague des premiers militants felquistes.

Patriotes,

Depuis la Seconde Guerre mondiale les peuples dominés du monde brisent leurs chaînes afin d'acquérir la liberté à laquelle ils ont droit. 
L'immense majorité de ces peuples a vaincu l'oppresseur et aujourd'hui vit librement. 
Après tant d'autres, le peuple québécois en a assez de subir la domination arrogante du colonialisme anglo-saxon. 

Au Québec comme dans tous les pays colonisés, l'oppresseur nie férocement son impérialisme et est appuyé en cela par notre soi-disant élite nationale, plus intéressée à protéger ses intérêts économiques personnels qu'à servir les intérêts vitaux de la nation québécoise. 
Elle persiste à nier l'évidence et s'emploie à créer de multiples faux problèmes, voulant détourner le peuple assujetti du seul qui soit essentiel: L'INDÉPENDANCE.

Malgré cela, les yeux des travailleurs s'ouvrent chaque jour un peu plus à la réalité: le Québec est une colonie! 
Colonisés, nous le sommes politiquement, socialement et économiquement. Politiquement, parce que nous ne possédons par les leviers politiques vitaux à notre survie. 

Le gouvernement colonialiste d'Ottawa possède en effet toute juridiction dans les domaines suivants: économie, commerce extérieur, défense, crédit bancaire, immigration, droit criminel, etc. 
De plus, toute loi provinciale peut être refusée si Ottawa le juge bon. 
Le gouvernement fédéral étant complètement acquis aux intérêts des impérialistes anglo-saxons, qui y détiennent une majorité constitutionnelle et pratique écrasante, sert constamment à maintenir et à accentuer l'infériorité des Québécois. 
Chaque fois que les intérêts anglo-saxons et québécois entrent en conflit, les intérêts du Québec sont infailliblement défavorisés. 
Que ce fut militairement avec la conscription, démographiquement avec le favoritisme d'assimilation aux anglo-saxons, internationalement par la suprématie totale des anglophones dans les divers domaines diplomatiques, toujours, sans exception, le gouvernement d'Ottawa a imposé les intérêts des Anglais au détriment des Québécois.

La force même ne fut pas dédaignée en certaines occasions. 
Le sang de notre peuple coula alors au bénéfice de la finance coloniale. 
Colonisé, le peuple québécois l'est donc politiquement. Il l'est aussi économiquement. 
Une seule phrase suffit à le prouver: plus de 80% de notre économie est contrôlée par des intérêts étrangers. 
Nous fournissons la main-d'œuvre, ils encaissent les profits. 
Même socialement, le Québec est un pays colonisé. Nous sommes 80% de la population et pourtant la langue anglaise domine les domaines les plus divers. 
Peu à peu le français est relégué au rang du folklorisme alors que l'anglais devient la langue de travail. 

Résultat de recherche d'images pour "patriotes québécois"

Le mépris des Anglo-saxons envers notre peuple demeure constant. 
Les "SPEAK WHITE", stupid French canadians, et autres épithètes du même genre sont très fréquentes. 
Dans le Québec même, des milliers de cas d'unilinguisme anglais sont arrogamment affichés. Les colonialistes nous considèrent comme des êtres inférieurs et nous le font savoir sans aucune gêne.

Historique du problème: Quand le 8 septembre 1760, Monsieur de Vaudreuil, gouverneur de la Nouvelle-France, signe l'acte de capitulation de Montréal, le sort en est jeté. 
Quelque temps plus tard, l'Angleterre prendra officiellement possession de la colonie française ainsi que des 60,000 Français qui s'y trouvent. Et alors commence l'histoire de la domination anglo-saxonne au Québec. Notre pays était riche et les financiers londoniens lorgnaient déjà sur les profits futurs. 

Pour que la suprématie anglo-saxonne sur le Québec soit incontestée, il fallait à tout prix assimiler ces quelque 60,000 colons, d'une façon comme d'une autre. 
Cela leur sembla alors plus facile. En effet, qu'est-ce que cette poignée d'hommes devant l'écrasante puissance que représentait alors l'Angleterre? 
Soudain la révolution américaine se produisit. Il fallut donc pour un certain temps se ménager les Canadiens-français. L'on abandonna pas pour autant le processus assimilatoire.

Un jour les anglo-canadiens dépassèrent les bornes: ce fut la révolte de 1837. Ils la réprimèrent dans le sang, puis vint le rapport Durham
"Comme il s'avère impossible d'assimiler les Québécois par la force prenons-nous-y autrement; l'élimination progressive demande plus de temps mais demeure tout aussi efficace."

L'Acte d'union s'étant avéré un échec, l'on créa la Confédération, moyen parfait d'assimilation, dont même le nom était mensonger. Depuis l'avènement de celle-ci, tous les efforts du peuple québécois pour obtenir ses droits fondamentaux ont été arrêtés par le colonialisme. 

En 1963, nous avons beau être plus de cinq millions, l'assimilation n'en pousse pas moins sa progression insidieuse. 
Alors que nous étions près de 40% de la population canadienne, nous n'en sommes plus que 28%. Seul cela les intéresse. 
Le temps joue en leur faveur et ils le savent. 
Les colonialistes ont oublié une chose, essentielle pourtant. 
Elle se produit actuellement. Des patriotes se sont rendus compte qu'ils étaient colonisés, dominés, exploités. Ils se sont aussi aperçu que seule une action immédiate et totale pouvait briser leurs chaînes. 
Une action où les profits personnels mesquins, la mentalité véreuse du compromis utopique à tout prix, les complexes d'infériorité nationaux étaient jetés par-dessus bord.

Les patriotes québécois en ont assez de lutter depuis près d'un siècle pour des futilités, de dépenser leurs énergies vitales dans l'obtention de profits illusoires toujours remis en question. 

Voilà ce que nous a donné le colonialisme: des centaines de milliers de chômeurs, la misère noire des pêcheurs de la Gaspésie, les milliers de cultivateurs à travers le Québec dont le revenu dépasse à peine 1,000$ par an, les milliers de jeunes qui ne peuvent poursuivre leurs études par manque d'argent, les milliers de personnes qui ne peuvent avoir recours aux soins médicaux élémentaires, la misère de nos mineurs, l'insécurité générale de tous ceux qui occupent un emploi. 

Au Québec prévaut également cette situation injuste et paradoxale qui trouve un bon exemple dans la comparaison entre le quartier de St-Henri et celui ce Westmount. 
D'un côté, nous trouvons une masse typiquement québécoise, pauvre et misérable, tandis que de l'autre, une minorité anglaise étale le luxe le plus honteux. 
Notre écrasement économique progressif, la domination étrangère de plus en plus totale, ne demandent pas des solutions provisoires et à courte vue. 

Les patriotes disent NON AU COLONIALISME, NON À L'EXPLOITATION.

Mais, il ne suffit pas de refuser une situation, il faut encore y remédier. 
Notre situation en est une d'urgence nationale. C'est maintenant qu'il faut y remédier. 

Acquérons les leviers politiques vitaux, prenons le contrôle de notre économie, assainissons radicalement nos cadres sociaux! 
Arrachons le carcan colonialiste, mettons à la porte les impérialistes qui vivent par l'exploitation des travailleurs du Québec. Les immenses richesses naturelles du Québec doivent appartenir aux Québécois! 

Pour ce faire, une solution, une seule: la révolution nationale pour l'INDÉPENDANCE. Autrement, le peuple du Québec ne peut espérer vivre libre. 

Mais il ne suffit plus de vouloir l'indépendance, de militer au sein des partis politiques indépendantistes existants. Les colonialistes ne lâcheront pas si facilement un tel morceau de choix. 
Les partis politiques indépendantistes ne pourront jamais avoir la puissance nécessaire pour vaincre la puissance politique et économique coloniale. 
De plus, l'indépendance seule ne résoudrait rien. Elle doit à tout prix être complétée par la révolution sociale. 
Les Patriotes québécois ne se battent pas pour un titre mais des faits. La Révolution ne s'accomplit pas dans les salons. Seule une révolution totale peut avoir la puissance nécessaire pour opérer les changements vitaux qui s'imposeront dans un Québec indépendant. 

La révolution nationale, dans son essence, ne souffre aucun compromis. 
Il existe une seule façon de vaincre le colonialisme, c'est d'être plus fort que lui! 
Seul l'angélisme le plus aberrant peut faire croire le contraire. 
Le temps de l'esclavage est terminé.
Patriotes du Québec, aux armes!
L'heure de la révolution nationale est arrivée!
L'indépendance ou la mort!


mardi

À Réjean Tremblay: l'esclavage (UPDATE)

(À Réjean Tremblay, journaliste à La Presse, Montréal)

Réjean,


J'ai travaillé un an au Burkina Faso en 2005, pour Oxfam. Je gagnais donc de 10 à 20 fois moins que le gars blanc de la mine dont tu parles.
Ton texte que je lis sur le tard (mais ça change rien) serait excellent s'il tenait compte du morceau le plus important de l'histoire de l'exploitation minière dans les pays africains : l'exploitation humaine.

Pardon, je te réveille, peut-être?
On croyait l'esclavage chose du passé, il est revenu en force avec la mondialisation. Tu l'as vu clairement au Burkina Faso: le boss de la mine gagne 100 000 à 200 000$ pendant que le NÈGRE gagne... quoi au fait? Ton passage "Pire qu'à la télé" est le plus pertinent. Par contre le passage suivant tombe dans la pire complaisance:
"C'est que Carange, quand il est arrivé sur les lieux, a trouvé des champs et des villages de huttes. Pas d'électricité, pas d'eau potable. Rien. Des petits enfants qui courent, affamés, en attendant un bol de farine de mil. Des femmes qui marchent trois ou quatre kilomètres pour rapporter une eau boueuse puisée dans un étang."
SOUS-ENTENDU : "Nous, les Canadiens, venons vous sauver!"

Sacrament Ginette! La compagnie québécoise Semafo (entre autres nombreuses) vient au Burkina Faso et d'autres pays africains (salaire ANNUEL moyen 700$) parachuter ses "experts" payés 150 000$ par année pour tenir le fouet à faire travailler les "nationaux" pour extraire des lingots d'or qui, aussitôt sortis sous la garde de soldats à mitraillettes, seront pitchés dans un hélicoptère et expédiés à l'étranger.


Et tu dis qu'on vient les aider?!


Putain! Tes patrons requins de Power auraient-ils des intérêts dans ces exploitations humaines? Seulement 4% de la richesse des 200 requins les plus riches de la Terre règleraient à peu près tous les problèmes de pauvreté sur la Terre. Et on vient les aider?!


Pour te cultiver,
REGARDE CET ARTICLE. Mais c'est drôle, j'ai l'impression que tu sais déjà tout ça.
Voici un extrait de cet article, "Le nouvel eldorado de l'esclavage" :

L’exploitation de l’or au Burkina Faso remonte aux années 1980 mais le Burkina connaît aujourd’hui un boom minier qui, sous la houlette de compagnies internationales, propose au travailleur une corvée d’esclave et un salaire indécent. Pourtant, le boom minier que connait le Burkina Faso depuis une dizaine d’années s’accompagne d’un esclavage moderne et les nouvelles techniques industrielles d’exploitation, développées par des compagnies internationales, imposent des conditions de travail que les orpailleurs traditionnels n’ont pas à envier.

On assiste plutôt à une double exploitation. Celle de nos ressources naturelles par des intérêts étrangers et celle de notre main-d’oeuvre, exploitable et corvéable à merci, en marge de toute réglementation.
Les sociétés d’extraction implantées au Burkina Faso ne sont en général que les deux faces d’une même pièce. Qu’elles s’appellent Gold Fields, Nantou Mining, Kalsaka (Mining Cluff), Burkina Mining Company (Etruscan), SEMAFO (Consortium), SOMITA (High River Gold), Essakane SA (Orezone), ces multinationales, pour leur implantation au Burkina, créent une société qui répond un tant soit peu aux exigences du pays. Mais elles restent des filiales d’une société mère internationale.
Le continent africain détient la moitié des réserves d’or mondiales identifiées. Un Eldorado qui aiguise bien des appétits. Après le pétrole, l’or représente un des cinq premiers marchés mondiaux dans le secteur des minéraux.
Cette coopération entre sociétés étrangères et main d’oeuvre locale n’est pas sans conséquence pour le travailleur burkinabé. Lorsqu’un visiteur franchit les portes d’une mine du Burkina Faso, ce qui saute le plus aux yeux est la tension qui règne entre les communautés d’expatriés et les travailleurs nationaux. (...)

lundi

Contrat tacite de l'esclave bienheureux


(Cliquer pour agrandir)
Le contrat tacite de l'esclave bienheureux
Se pourrait-il que nous ayions tous accepté ce contrat?



1) J'accepte la compétition comme base de notre système, même si j'ai conscience que ce fonctionnement engendre frustration et colère pour l'immense majorité des perdants,
2) J'accepte d'être humilié ou exploité à condition qu'on me permette à mon tour d'humilier ou d'exploiter quelqu'un occupant une place inférieure dans la pyramide sociale,
3) J'accepte l'exclusion sociale des marginaux, des inadaptés et des faibles car je considère que la prise en charge de la société a ses limites,
4) J'accepte de payer les banques pour qu'elles investissent mes salaires à leur convenance, et qu'elles encaissent ainsi de gigantesques profits qui serviront à dévaliser les pays pauvres. J'accepte aussi qu'elle prélèvent une forte commission pour me prêter l'argent des autres clients comme moi,
5) J'accepte que l'on jette des tonnes de nourriture pour ne pas que les cours s'écroulent, pendant que dans le monde 50 000 personnes meurent de faim chaque jour,
6) J'accepte que l'on fasse la guerre pour faire régner la paix et que des conflits soient créés artificiellement pour écouler les armements et faire tourner l'économie mondiale,
7) J'accepte l'hégémonie du pétrole dans notre économie, bien qu'il s'agisse d'une énergie coûteuse et polluante, et j'accepte qu'on empêche toute tentative de substitution,
8) J'accepte que le pouvoir de façonner l'opinion publique, jadis détenu par les religions, soit aujourd'hui aux mains d'affairistes non élus démocratiquement et totalement libres de contrôler les états, car je suis convaincu du bon usage qu'ils en feront,
9) J'accepte l'idée que le bonheur se résume au confort, que l'amour soit basé sur le sexe, et que la liberté se base sur l'assouvissement des désirs, comme l'affirme la publicité: plus je serai malheureux et plus je consommerai et contribuerai au bon fonctionnement de notre économie,
10) J'accepte que la valeur d'une personne se mesure à la taille de son compte bancaire, et son utilité en fonction de sa productivité plutôt que de sa qualité,
11) J'accepte que l'on paie des salaires indécents aux sportifs professionnels ou aux acteurs, et beaucoup moins aux professeurs et aux médecins chargés de l'éducation et de la santé des générations futures,
12) J'accepte que la culture des OGM se répande dans le monde entier, permettant ainsi aux géants de l'agroalimentaire de breveter le vivant, d'engranger des dividendes conséquents et de tenir sous leur joug l'agriculture mondiale,
13) J'accepte que les banques internationales prêtent de l'argent aux pays souhaitant s'armer et se battre, et de choisir ainsi ceux qui feront la guerre et ceux qui ne la feront pas. Je suis conscient qu'il vaut mieux financer les deux bords afin d'être sûr de gagner de l'argent, et faire durer les conflits le plus longtemps possible afin de pouvoir totalement piller leurs ressources s'ils ne peuvent pas rembourser les emprunts,
14) J'accepte la recherche du profit comme but suprême de l'Humanité, et l'accumulation des richesses comme l'accomplissement de la vie humaine,
15) J'accepte de ne poser aucune question et de ne formuler aucune opposition car je suis bien trop occupé par ma vie et mes soucis,
16) J'accepte donc, en mon âme et conscience et définitivement, cette matrice que vous placez devant mes yeux pour m'empêcher de voir la réalité des choses. Je sais que vous agissez pour mon bien et pour celui de tous, et je vous en remercie. 
Citations de gens célèbres:
L’histoire relate que les banquiers ont utilisé toutes sortes d’abus, de supercheries et de violences possibles pour obtenir le contrôle des gouvernements en contrôlant l’argent et son émission. James Madison
Si les gens de cette nation comprenaient notre système bancaire et monétaire, je crois qu’il y aurait une révolution avant demain matin.
Henry Ford Sr.Quand l’argent d’un gouvernement dépend des banques, ce sont elles et non les chefs du gouvernement qui contrôlent la situation. Napoleon Bonaparte
Je crois que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés qu’une armée debout. Thomas Jefferson

Vous n'êtes pas ce qu'on vous DICTE de désirer


Infiniment plus qu'un film de "bataille", Fight Club est plus pertinent que jamais. Voici des extraits qui constituent le noyau du film selon moi (paroles de Tyler joué par Brad Pitt):

"Vous achetez des meubles. Vous vous dites : C'est le dernier sofa dont j'aurai besoin. Qu'importe ce qui se produira, j'ai réglé le problème du sofa. Puis, ce sera le problème du bon ensemble de vaisselle, de l'auto, du condo, et tout le reste.
Voici donc une génération entière d'esclaves qui ne savent pas qu’ils sont esclaves: la publicité leur dicte leurs besoins et les poussent à tout faire pour obtenir ces belles voitures et ces vêtements hors de prix, à endurer un emploi qu'ils détestent pour pouvoir acheter toutes ces choses dont ils n'ont pas besoin.
Nous sommes les enfants "moyens" de l'histoire, sans but ou endroit qui nous soit propre. Nous n'avons aucune grande guerre, ou grande dépression :
la grande guerre est une guerre spirituelle. La grande dépression est celle de nos vies.
Nous avons été dressés et élevés par la télévision
pour croire que nous serons des millionnaires, des dieux du cinéma ou des vedettes du rock. Mais nous réalisons que nous ne serons rien de tout ça. Et nous sommes très, très en colère.
Vous n'êtes pas l'argent que vous avez à la banque.
Vous n'êtes pas les vêtements que vous portez.
Vous n'êtes pas le contenu de votre portefeuille.
Vous n'êtes pas votre automobile.
Vous n'êtes pas votre travail.
Nous devrions être définis par les choix que nous faisons."
Une analyse du film : Fight Club est une critique de notre société occidentale. Tyler considère que vivre dans une société de consommation, de l'accepter puis de devenir acteur ne peut pas mener au bonheur. Le Fight Club en lui même n'est que le prolongement physique de la "non-virilité" de ses participants. À travers ces combats sanglants, ils retrouvent leur envie de se battre pour ce qu'ils sont, de prendre les choses "à bras le corps". Ils comprennent qu'acheter un cinéma maison procure beaucoup moins d'adrénaline et de satisfaction personnelle que de mettre un adversaire au tapis.
Bien sûr, c'est au second degré qu'il faut certainement percevoir Fight Club ; d'ailleurs cette ironie et ce second degré se trouvent dans la schizophrénie du personnage qui devient victime de lui-même. Comme les discours anticapitalistes qui dépendent de l'existence même du capitalisme, le personnage devient victime de son refus de la réalité telle qu'elle se présente : abrupte.