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vendredi

McCartney, "Je ne me souviens plus"

J'aime beaucoup McCartney et les Beatles. J'ai environ 150 de leurs chansons sur mon Ipod. Et à la limite, je n'ai rien contre la présence de Paul aux fêtes du 400e de la ville de Québec (même s'il a été honoré par la reine chiante). Ce que je ne comprends pas, c'est qu'au minimum un artiste francophone n'ait partagé le spectacle ce soir-là.

Cette fête du 400e n'est pas une simple fiesta, au cas où vous l'auriez oublié: c'est la COMMÉMORATION de la fondation de Québec, qui est le BERCEAU de toute la FRANCOPHONIE en Amérique du Nord. Certains ont parlé du "devoir de mémoire". Mais ce que VOUS voulez avant tout, c'est "avoir du fun".
Le sens des choses, et encore plus l'Histoire, vous puent au nez. C'est pour ça que nous disparaîtrons.

Québec est devenue ce berceau de la francophonie parce qu'elle a résisté longtemps à l'envahisseur Britannique qui avaient vaincu les Français sur les plaines d'Abraham, là même où a eu lieu le show de McCartney, où certains spectateurs enfoirés ont eu l'ignominie de montrer un drapeau britannique.


Ne voyez-vous pas la signification symbolique de cette gifle morale?
Ne voyez-vous pas qu'il s'agit d'un événement hautement politique, que vous le vouliez ou non, et que ce soit volontaire ou non chez les organisateurs?
En fait, voyez-vous quelque signification que ce soit?
Nous avons été vaincus une fois (militairement) par les anglos-saxons; nous le sommes maintenant encore plus profondément: dans ce qui reste de notre culture et de notre langue.

Combien de baffes faut-il pour réveiller un grand dormeur encore colonisé?

Dans ces conditions, je n'aurai "crissement" pas de pitié (je m'en "calisserai", sauf pour une vague tristesse) quand la francophonie
d'Amérique du Nord sera complètement "décalissée", et disparue. Vous l'aurez bien mérité.

dimanche

Ville de Québec: célébration ou aliénation persistante?

http://www.ledevoir.com/2007/12/22/169658.html?fe=2736&fp=117248&fr=58784 L'anniversaire de fondation d'une capitale devrait être une occasion de liesse et d'unité. Pas chez nous. Les déchirements entourant la préparation des fêtes du 400e de Québec révèlent plutôt la fantastique aliénation du peuple québécois. Parmi les dignitaires attendus, peu s'en est fallu qu'on ait Élisabeth II. Finalement, Stephen Harper a décidé que c'était une fausse bonne idée qui risquait de choquer les souverainistes.
Que des Québécois francophones comme Alain Dubuc et Benoît Pelletier et autres loyalistes (dont les ancêtres ont peut-être été massacrés par l'armée britannique... ) se désolent de l'absence de la reine, c'est proprement renversant. Voici leurs arguments: Québec a déjà été une ville britannique, Élisabeth II règne sur les Québécois et sa royale présence braquerait les projecteurs du monde sur Québec. Édifiant. Pourquoi ne pas inviter Guy Cloutier au 40e anniversaire de Nathalie Simard? Après tout, il a été son gérant et ça ferait parler d'elle!
Dans notre inconscient collectif, la Conquête est comme un viol: certains font comme si rien n'était arrivé et tentent de banaliser l'événement, mais d'autres n'oublieront jamais.
(...) Conditionnellement à sa part de financement, Ottawa impose une belle signalisation bilingue sur tous les sites. Il faudrait ainsi suspendre la loi 101 pour fêter la première ville francophone d'Amérique. Happy birthday. En somme, on peut faire un party, mais à condition de rester dans le sous-sol. Qu'est-ce qu'on fête? On le sait pas trop, mais papa et maman payent le gâteau, ils seront dans la cuisine pour tout gérer; ils ont même pensé à inviter la vieille matante qui emmerde tout le monde. Bonne fête Québec! (...)