LA MAIN-MISE DES DESMARAIS SUR LA POLITIQUE DU QUÉBEC. Autre lien
Des faits:
Desmarais a fait reculer l'ex-PM Daniel Johnson père en 1967.
La campagne de Trudeau (PM du Canada) en 1968 fut concoctée dans les bureaux de Desmarais à Montréal.
Le PM du Québec Robert Bourassa consultait Desmarais en moyenne deux fois par semaine.
Desmarais a forcé Rober Bourassa, malade, en 1992 à revenir sur ses paroles car Bourassa, comme Johnson en 1967, en était venu à la conclusion que l’indépendance était la seule solution valable.
Le seul job qu’ait jamais eu Daniel Johnson fils, à part premier ministre, a été conseiller de Desmarais
Le pont d’or de Charest de 2 400 000$ pour venir au PLQ venait de qui selon vous?
Desmarais a cédé Canada Steamship Lines pour 1$ à Paul Martin, PM du Canada.
La fille de Jean Chrétien, PM du Canada, est la bru de Desmarais.
Sarkozy, président de la France, a déclaré que sans Desmarais il ne serait jamais devenu président de la France.
Desmarais, dès 1968, déclarait qu’il ferait tout pour empêcher le Québec d’être souverain.
Desmarais est le prince des oligarques qui veulent s’emparer de notre État du Québec.
Charles Sirois est un protégé de Desmarais. Messieurs Sirois et François Legault (actuel chef de la CAQ) sont associés dans la CAQ. Le clan Desmarais joue un rôle important dans la CAQ tout comme dans le PLQ de Couillard, actuel PM du Québec..
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mardi
lundi
Le Canada imaginaire de Philippe Couillard et du Parti libéral
Québec - Le premier ministre Couillard ne s’est pas beaucoup forcé pour répondre à l’élection de Pierre Karl Péladeau à la tête du Parti québécois.
Il a simplement reformulé la ligne de François Legault, martelée sans cesse depuis 2014.
En effet, le chef de la CAQ (Legault), le 4 septembre dernier disait: «Ces gens-là peuvent bien avoir le rêve d’un pays imaginaire. Mais la majorité des Québécois veulent travailler sur le pays réel, [...] sur l’économie». (Rappelons que Legault est un ancien ministre du Parti Québécois pour l'indépendance. Il a été acheté par Desmarais et Charles Sirois pour fonder la CAQ).
Philippe Couillard, le 19 mai: «Le Parti québécois choisit de vivre dans un monde imaginaire sur des enjeux imaginaires. Nous, on choisit d’être sur la réalité.»
Parlons donc de réalité. Celle du Canada réel ou du Canada de ses rêves?
Parce que s’il s’agit du Canada réel, le premier ministre a un problème.
Lorsqu’il a évoqué la possibilité d’ouvrir la Constitution canadienne, Ottawa (le fédéral) lui a fermé la porte au nez, sans ménagement.
Lorsqu’il a demandé avec ses collègues provinciaux à Ottawa d’augmenter le financement des infrastructures, on lui a fermé la porte au nez.
Lorsque son gouvernement a voté une motion à propos du déséquilibre fiscal, il s’est fait traiter de «quémandeur» par l’inénarrable Maxime Bernier.
Lui qui représente une circonscription où le secteur forestier est crucial pour l’économie, il devrait se souvenir que le gouvernement fédéral a laissé tomber cette industrie au Québec, au moment où le même gouvernement versait des milliards à l’industrie de l’auto en Ontario. Les milliards du Québec pour sauver l’industrie de l’auto en Ontario, est-ce assez réel pour le premier ministre?
Ottawa verse 100 milliards de dollars (dont 20 milliards proviennent du Québec) pour la construction de navires fédéraux à Halifax et à Vancouver, pendant qu’à la Davie de Québec, on est obligé de mettre à pied des centaines de travailleurs. De cette somme gigantesque, le Québec est appelé à verser lui-même 20 milliards, pour enrichir les autres. En réaction, M. Couillard a voté une motion adoptée unanimement par l’Assemblée nationale voulant que le fédéral confie à la Davie la construction d’un brise-glace. Ottawa a fermé la porte au nez du premier ministre du Québec et à l’Assemblée unanime de ses élus!
Le Canada rêvé de Philippe Couillard n'existe pas, ce Canada qui serait capable de reconnaître la nation québécoise dans la Constitution, de contribuer à un juste niveau au financement des infrastructures, de reconnaître le déséquilibre fiscal, d’aider le secteur forestier au Québec, de lui octroyer même une modeste part des contrats de navires fédéraux.
Le Canada rêvé n’existe nulle part, sauf dans l’imaginaire et le monde parallèle de M. Couillard.
Le Canada rêvé n’existe nulle part, sauf dans l’imaginaire et le monde parallèle de M. Couillard.
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Stéphane Gobeil
dimanche
Québec: la révolution sera moins "tranquille" cette fois
Ceci est une version raccourcie de l'EXCELLENTE ANALYSE de Richard Hir:
Les contraintes du quotidien et les manoeuvres des médias à la solde nous empêchent de voir les événements dans leur perspective.
Avec les accusations de gangstérisme portées par l’Unité permanente anticorruption contre Gilles Vaillancourt, alors maire de Laval, et tous ses acolytes dont le célèbre entrepreneur Tony Accurso, on commence à comprendre que la suite va être à l’avenant, et que nous n’avons encore entraperçu qu’une petite partie de la pointe émergée de l’iceberg.
Ce matin encore, La Presse nous dévoile les dessous de l’affaire des milieux humides à Laval où l’on découvre les liens entre un entrepreneur italo-québécois de premier plan et la mafia (...)
*
Ces accointances mafieuses de l’un des plus importants chefs de file de la communauté des affaires italo-québécoise sont extrêmement préoccupantes en raison de son accès bien connu aux dirigeants libéraux, tant provinciaux que fédéraux (...)
À la faveur de cette révolution survient un renversement de l’ordre établi, étape que nous avons cru pouvoir éviter dans les années 1960 et 1970 ("Révolution tranquille").
*
Tous nos
centres de pouvoir en voie d’effondrement
7 juin 2013Les contraintes du quotidien et les manoeuvres des médias à la solde nous empêchent de voir les événements dans leur perspective.
Rappelons
d'abord que la Commission
Charbonneau tire son origine de la Commission Bastarache, chargée de
faire la lumière sur le processus de nomination des juges par le Gouvernement
Charest.
À cette
occasion, on a découvert un Jean Charest retors et finasseur en qui ils ne
pouvaient pas faire confiance, et l’existence d’un système parallèle occulte
dont les amis du régime étaient les grands profiteurs, au détriment de
l’intérêt collectif et du bien commun.
Charest n’allait pas se remettre
des accusations portées par son ancien ministre de la justice, Marc Bellemare, jugé par la population
infiniment plus crédible que lui, à l’effet que son gouvernement, atteint de
magouillite aiguë, était le plus corrompu que le Québec ait connu depuis des
décennies (...)
Lorsque Jean
Charest tente de réduire la pression en annonçant la tenue d’une enquête sur
l’industrie de la construction, il obtient le contraire du résultat recherché.
Et sa tentative de limiter les pouvoirs et la portée de l’enquête se retourne contre lui, et il doit céder sur toute la ligne.
*
Et sa tentative de limiter les pouvoirs et la portée de l’enquête se retourne contre lui, et il doit céder sur toute la ligne.
*
C’est dans ce contexte que
survient le Printemps érable lorsque l’annonce de la hausse des droits de
scolarité cumulée à une mauvaise gestion de la situation jettent pêle-mêle étudiants et population générale dans la rue
pendant plusieurs semaines, à une échelle sans précédent au Québec. On ne parle
plus de manifestations, mais d’un véritable soulèvement populaire qui ne
prendra fin qu’à l’annonce des élections générales. C’est la Phase 2 du
processus qui aboutit à la défaite du Gouvernement Charest le 4 septembre 2012
(...)
La
tension sociale est si grande que la victoire du Parti Québécois est assombrie par un attentat terroriste contre la
première ministre élue qui fait un mort et deux blessés (et pas davantage, par miracle), à l’incrédulité générale.
Un militant extrémiste anglophone est rapidement maîtrisé dans une opération qui recèle encore de troublantes zones d’ombre.
Un militant extrémiste anglophone est rapidement maîtrisé dans une opération qui recèle encore de troublantes zones d’ombre.
Les médias à la solde se sont
efforcés par tous les moyens de minimiser la portée de l'attentat contre la Première ministre Pauline Marois, allant même jusqu’à ne pas
évoquer l’hypothèse d’un attentat terroriste.
*
Dans les jours qui suivent l’élection du PQ le 4 septembre 2012, la Phase 3 du processus s’enclenche avec le début des audiences publiques de la Commission Charbonneau (...)
Dans les jours qui suivent l’élection du PQ le 4 septembre 2012, la Phase 3 du processus s’enclenche avec le début des audiences publiques de la Commission Charbonneau (...)
Puis on passe à la réalité avec une suite étourdissante de témoins qui
viendront confirmer les dires des deux premiers, dans une série d’épisodes
colorés frisant presque la caricature (l’ineffable Nicolo Milioto - Monsieur
Trottoirs - en train de se bourrer les chaussettes de liasses de billets de
banque (...)
Les choses se sont corsées avec les
témoignages de hauts fonctionnaires de la ville de Montréal qui ont expliqué
comment tout le processus d’attribution des contrats était faussé au bénéfice
des firmes d’ingénieurs et des entreprises de construction organisées en cartel. On découvre
alors que les dirigeants des plus grosses firmes de génie-conseil du Québec
sont mouillés jusqu’au trognon dans des
combines de rétro- commissions et de financement des partis politiques dont le
principal bénéficiaire semble toujours être le PLQ.
Plus les travaux de la Commission avancent, plus on découvre que nos élites
du monde des affaires se soucient comme d’une guigne des principes de
l’éthique.
Ce diagnostic ne se limite
pas au secteur de la construction (...)
Avec les accusations de gangstérisme portées par l’Unité permanente anticorruption contre Gilles Vaillancourt, alors maire de Laval, et tous ses acolytes dont le célèbre entrepreneur Tony Accurso, on commence à comprendre que la suite va être à l’avenant, et que nous n’avons encore entraperçu qu’une petite partie de la pointe émergée de l’iceberg.
Ce matin encore, La Presse nous dévoile les dessous de l’affaire des milieux humides à Laval où l’on découvre les liens entre un entrepreneur italo-québécois de premier plan et la mafia (...)
*
Ces accointances mafieuses de l’un des plus importants chefs de file de la communauté des affaires italo-québécoise sont extrêmement préoccupantes en raison de son accès bien connu aux dirigeants libéraux, tant provinciaux que fédéraux (...)
On
découvre donc dans cette séquence comment tous
les centres de pouvoir de notre société se retrouvent ébranlés et discrédités à une échelle sans précédent : le pouvoir politique, les pouvoirs de
l’argent, le pouvoir syndical.
Même les pouvoirs occultes (la mafia) sont menacés par le grand déballage en cours. Leur emprise n’existe qu’à l’abri des regards indiscrets. À partir du moment où les feux se tournent sur eux, cette emprise s’évanouit instantanément (...)
Même les pouvoirs occultes (la mafia) sont menacés par le grand déballage en cours. Leur emprise n’existe qu’à l’abri des regards indiscrets. À partir du moment où les feux se tournent sur eux, cette emprise s’évanouit instantanément (...)
Or
qu’arrive-t-il à une société qui voit ainsi tous ses centres de pouvoir sombrer
dans le discrédit? L’indignation
fait rapidement place à la révolte, puis à la révolution, au fur et à
mesure que la situation s’enlise et s’aggrave.
À la faveur de cette révolution survient un renversement de l’ordre établi, étape que nous avons cru pouvoir éviter dans les années 1960 et 1970 ("Révolution tranquille").
Pour
déterminer le sort qui nous guette, il faut regarder ce qui se passe autour de
nous et à quelles forces nous sommes soumis.
La
première chose qu’on observe, c’est que le
Québec n’est pas la seule société en crise dans le monde occidental. La plupart le sont, à des stades
d’avancement divers qui pointent tous dans la même direction.
Jamais de mon vivant n’ai-je vécu une telle période de confrontations aussi généralisée sur nos grandes orientations et nos valeurs de société.
Jamais de mon vivant n’ai-je vécu une telle période de confrontations aussi généralisée sur nos grandes orientations et nos valeurs de société.
Il existe
également une perception de plus en plus répandue que notre monde est arrivé à
un point charnière et que nous sommes
sur le bord d’un réalignement majeur, notamment sur le plan économique (...)
Or il est
déjà très apparent que nous nous
orientons dans le sens d’une dislocation, si l’on en juge par le nombre et la
fréquence de plus en rapprochée de ses signes annonciateurs (...)
Pour y survivre,
quatre exigences : concentration géographique, richesse du territoire,
solidarité économique, et cohésion sociale et culturelle. Et on découvre que le Québec a d’excellentes chances de survie,
car c’est exactement ce qu’il fait depuis 1608 sur le même territoire, avec les
mêmes atouts.
En effet,
au fil des siècles, nous nous sommes moulés dans notre territoire au point de ne faire qu’un avec lui. Par
ailleurs, notre cohésion sociale et
culturelle, qui constitue justement un des traits les plus forts de
notre identité en raison de notre fidélité à la langue française, nous assure
d’un avantage important dans un contexte d’adversité (...)
(NOTE: La principale mission du Parti libéral, de Charest comme de Couillard, est précisément la dislocation du tissu social, voire économique du Québec, pour mieux le spolier).
(NOTE: La principale mission du Parti libéral, de Charest comme de Couillard, est précisément la dislocation du tissu social, voire économique du Québec, pour mieux le spolier).
*
Le Québec est engagé dans une dynamique d’ouverture à la fois pleine de promesses et de menaces (...)
Mais le multiculturalisme débridé réserve à ses partisans de très mauvaises surprises, comme on le découvre chaque jour un peu plus en Europe.
Le Québec est engagé dans une dynamique d’ouverture à la fois pleine de promesses et de menaces (...)
Mais le multiculturalisme débridé réserve à ses partisans de très mauvaises surprises, comme on le découvre chaque jour un peu plus en Europe.
Il ne s’agit pas de se replier
sur un soi ethnique frileux, mais de reconnaître qu’il est toujours plus facile
de composer avec des personnes de mêmes affinités.
Et plus les circonstances sont difficiles, plus l’exigence des affinités partagées est grande.
Et plus les circonstances sont difficiles, plus l’exigence des affinités partagées est grande.
*
Pour ceux qui aspirent à
l’indépendance du Québec, la période qui s’ouvre va présenter des occasions
exceptionnelles.
Jamais les forces qui s’y opposent n’auront été aussi faibles, ébranlées qu’elles seront dans leurs propres fondements, et absorbées à assurer leur survie sur tous les plans où elles se déploient.
Jamais les forces qui s’y opposent n’auront été aussi faibles, ébranlées qu’elles seront dans leurs propres fondements, et absorbées à assurer leur survie sur tous les plans où elles se déploient.
L’occasion
est belle de faire surgir de la crise actuelle le projet d’État québécois doté
de ses pleins pouvoirs lancé en 1960, et abandonné dans le découragement de la
défaite référendaire de 1980.
L'État, nous l'avons (chaque province canadienne est un État)
C’est le pays (la souveraineté) qu’il nous manque.
L'État, nous l'avons (chaque province canadienne est un État)
C’est le pays (la souveraineté) qu’il nous manque.
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Québec Legault = Charest, CAQ = PLQ. Desmarais tire les ficelles
Lien originalLe « modus operandi » des spoliateurS
Et si vous croyez avoir tout vu…
Legault = Charest, CAQ = PLQ. Dans les deux cas, c’est l’Oncle Paul qui tire les ficelles
Richard Le Hir
Tribune libre de Vigile
samedi 26 novembre 2011 17121 visites 22 messages
Tribune libre de Vigile
samedi 26 novembre 2011 17121 visites 22 messages
Question : Quel rapport y a-t-il entre la crise mondiale, Sarkozy
(lequel ?), Desmarais (Paul), Sirois (Charles), Legault (François) et le
CAQ (le quoi ?) ?
Réponse : Bonne question. Écoutez bien, vous allez être surpris.
Il y a quelques jours, à la recherche de ma ration quotidienne d’informations sur l’évolution de la crise, je me rends sur un site alternatif américain, surtout fréquenté par les spécialistes des marchés financiers, et je tombe sur une manchette qui m’interpelle instantanément : « Sarkozy : La crise de liquidités qui vient de s’amorcer en Europe est attribuable à un problème insoluble de 30 000 milliards » [ma traduction].
Ainsi, on apprend sur Wikipedia que « Pierre-Olivier Sarközy de Nagy-Bocsa, dit Olivier Sarkozy, est un homme d’affaires franco-américain. Il est le demi-frère de Nicolas Sarkozy et est un dirigeant du groupe Carlyle ».
Wikipedia offre un lien qui nous mène directement au Groupe Carlyle, « … une société d’investissement américaine fondée en 1987.
Basé
à Washington D.C., il est présent dans de nombreux domaines
d’activités, comme l’aéronautique, la défense, l’industrie automobile et
des transports, l’énergie, les télécommunications et les médias. Ses
investissements sont essentiellement situés en Amérique du Nord, en
Europe et en Asie du Sud-Est.
Le groupe possède 89,3 milliards de dollars de capitaux propres et il emploie plus de 515 professionnels de l’investissement dans 21 pays.
Les différentes entreprises de son portefeuille emploient au total plus de 286 000 personnes dans le monde et Carlyle compte environ 1 100 investisseurs répartis dans 31 pays à travers le monde.
Le Groupe Carlyle est dirigé depuis janvier 2003 par Louis Gerstner, ancien patron d’IBM. Parmi ses dirigeants, de nombreuses personnalités se sont succédées, telles que George H. W. Bush ou encore Olivier Sarkozy ».
Notons au passage qu’il s’agit d’un groupe privé, donc qui n’est pas inscrit en bourse et n’est pas tenu de divulguer quelque information que ce soit sur la structure de son capital-actions.
Un peu plus loin dans le texte, on découvre une rubrique intitulée « Principaux investisseurs et conseillers » qui comporte une vingtaine de noms de personnalités issues des milieux d’affaires et de la politique, parmi lesquelles on a la surprise de découvrir les noms de Laurent Beaudoin (Bombardier) et Paul Desmarais (Power Corporation).
En effet, lorsqu’on examine la composition de cette liste, les autres noms qui y figurent sont ceux de personnalités politiques ou d’affaires américaines ou étrangères importantes. Que le Canada soit représenté par deux personnalités d’affaires est déjà surprenant compte tenu de l’importance relative de l’économie canadienne dans l’économie mondiale, et que ces deux personnalités émanent du Québec est un autre facteur de surprise.
Sans vouloir minimiser l’importance de MM. Beaudoin et Desmarais et de leurs entreprises, il reste qu’il y a d’autres grandes entreprises canadiennes dont on est surpris de ne pas trouver de représentants sur cette liste. Qu’on pense seulement aux groupes Thomson ou Weston.
Pour essayer d’y voir plus clair, j’ai consulté également la version anglaise de Wikipedia. Seule différence en ce qui concerne le Canada, c’est qu’on mentionne le nom de l’ancien premier ministre Frank McKenna du Nouveau-Brunswick (l’un des trois saboteurs de l’Accord du Lac Meech, et le premier à avoir renié sa signature) parmi la liste des conseillers politiques, ce qui peut d’autant mieux se comprendre lorsqu’on sait qu’il est membre du groupe Bilderberg (comme Paul Desmarais père s’il faut en croire Wikipedia et le site Argent de Quebecor dans un article assez railleur écrit un jour où PKP devait être « en maudit » contre Desmarais), et qu’il a été ambassadeur du Canada à Washington.
On constate donc que Carlyle est un lieu d’influence important au sein duquel les Desmarais sont particulièrement bien introduits, et la présence d’Olivier Sarkozy au sein de ce groupe nous permet encore mieux de comprendre comment « l’empire » déploie ses tentacules.
Ainsi, en consultant l’annonce de la nomination d’Olivier Sarkozy au poste qu’il occupe présentement chez Carlyle, on découvre qu’il a réalisé un certain nombre de mandats importants, dont un pour la CIBC, une banque canadienne dont le président du conseil d’administration est nul autre que Charles Sirois.
On n’est évidemment pas surpris de voir tout ce beau monde baigner dans les mêmes eaux, mais le fait qu’on les y retrouve nous permet de comprendre qu’elles se rendent volontiers des petits services, du genre « Gratte-moi le dos, je te gratterai le tien », et que le genre de service qu’un Charles Sirois peut rendre à un Paul Desmarais pour le remercier d’avoir mis à sa disposition son carnet de bonnes adresses est d’aider François Legault à constituer rapidement avec sa CAQ une alternative à Jean Charest qui a désormais beaucoup trop de plomb dans l’aile pour se faire réélire.
L’hostilité de Paul Desmarais au mouvement indépendantiste est bien connue, mais jamais auparavant n’a-t-il mis tant d’efforts à s’assurer que le PQ ne prenne pas le pouvoir. La Presse fait tout ce qu’elle peut pour présenter Legault et la CAQ sous le jour le plus favorable. Encore hier, elle tirait une interprétation toute personnelle du dernier sondage CROP. À croire ce qu’elle écrit en grosses lettres, Legault consoliderait son avance…

Sauf que… Legault serait battu par Duceppe à la tête du PQ. Mais ça, c’est écrit en petites lettres. On ne s’attend évidemment à rien d’autre de La Presse. Mais ce genre de manipulation en dit long sur les intentions de ceux qui s’y livrent et trahit aussi l’importance que la question a pour eux.
Le refus de « l’empire » d’envisager une alternance indépendantiste et de chercher par tous les moyens d’en favoriser une autre ne peut s’expliquer que de deux façons.
Ou bien il est convaincu que l’élection d’un nouveau gouvernement indépendantiste règlerait de façon définitive la question de l’indépendance du Québec à l’encontre de sa propre option, ou bien l’arrivée au pouvoir d’un tel gouvernement mettrait gravement en péril ses intérêts d’affaires.
Si la motivation de l'empire est essentiellement politique, la bonne nouvelle pour les indépendantistes, c’est que leur option se porte bien mieux qu’ils ne le pensent. Mais s’il est vrai que la conjoncture externe n’a jamais été plus favorable à l’indépendance, il y a encore loin de la coupe aux lèvres sur le plan interne.
Donc, la motivation principale de l'empire Desmarais/Power Corp est essentiellement liée à la promotion et à la défense de ses intérêts d’affaires, et son engagement fédéraliste est subsidiaire, dans la mesure où il a toujours cru qu’il parviendrait plus facilement à ses fins dans un Canada fédéral que dans un Québec indépendant. Cette conclusion offre aux Québécois une grille de lecture particulièrement éclairante.
En effet, le public québécois peut voir tout d’abord que les intérêts d’affaires de « l’empire » sont non seulement différents des leurs, mais qu’ils y sont diamétralement opposés, et ensuite que « l’empire » est présentement engagé au Québec dans des activités qui revêtent pour lui un intérêt si vital qu’il est hors de question pour lui d’envisager la possibilité de l’élection d’un gouvernement à Québec qu’il ne serait pas en mesure d’influencer ou de contrôler.
Comme j’ai déjà eu l’occasion de le souligner à quelques reprises à propos de « l’empire », et notamment au cours des dernières semaines
http://www.vigile.net/Le-Plan-Nord-... ,
http://www.vigile.net/Power-Corpora... ,
http://www.vigile.net/Francois-Lega... ,
http://www.vigile.net/L-empire-tent... ,
http://www.vigile.net/Pleins-feux-s... ;
http://www.vigile.net/Une-opacite-f... ,
http://www.vigile.net/Les-visees-du...
on ne peut pas reprocher à un loup d’être un loup, mais on peut certainement reprocher au berger de lui ouvrir toutes grandes les portes de la bergerie.
À cet égard, la responsabilité du gouvernement Charest est entière, et elle est d’autant plus grande que le loup s’avance masqué, en se cachant derrière une panoplie de sociétés écrans et d’intermédiaires plus ou moins anonymes qu’il manipule à loisir http://www.vigile.net/Anticosti-les... , http://www.vigile.net/Anticosti-les... , à la connaissance du gouvernement Charest.
Jean Charest est en fonction depuis le 29 avril 2003, soit depuis un peu plus de huit ans. Pendant toutes ces années « l’empire » s’est immiscé jusque dans les derniers recoins de l’État québécois pour faire en sorte que ses intérêts soient bien servis. Il a si bien réussi son coup et il y est si incrusté que son éviction lui causerait un tort irréparable.
Il n’a donc pas d’autre choix que de s’assurer du maintien de son contrôle et de son influence sur tout gouvernement appelé à succéder à celui de Jean Charest.
Or le tort causé par Jean Charest à son propre parti est devenu irréparable, et même avec un nouveau chef, l’empire a compris qu’il ne parviendrait pas à reprendre le pouvoir.
D’où ce lapin que l’empire sort de son chapeau sous les traits de Charles Sirois, François Legault et la CAQ. Comme nous l’avons vu plus haut, Charles Sirois « en doit une » à l’empire. Et François Legault veut tellement devenir premier ministre qu’il a retourné sa veste péquiste en pensant que ses chances seraient meilleures s’il n’avait pas l’étiquette « indépendance » collée dans le front.
Sauf que… Advenant qu’il prenne le pouvoir, Legault découvrirait rapidement qu’il a les pieds et les mains liés. À la première velléité menaçante pour « l’empire », Sirois entrerait dans son bureau pour lui dire « Souviens-toi qui t’a fait roi », et François Legault découvrirait que s’il est premier ministre, il est d’abord le premier ministre de ceux à qui il doit ses fonctions avant d’être le premier ministre du Québec. C’est un scénario vieux comme le monde !
Pour les Québécois, la conclusion est très simple : Legault = Charest, CAQ = PLQ. Dans les deux cas, c’est l’Oncle Paul qui tire les ficelles.
Réponse : Bonne question. Écoutez bien, vous allez être surpris.
Il y a quelques jours, à la recherche de ma ration quotidienne d’informations sur l’évolution de la crise, je me rends sur un site alternatif américain, surtout fréquenté par les spécialistes des marchés financiers, et je tombe sur une manchette qui m’interpelle instantanément : « Sarkozy : La crise de liquidités qui vient de s’amorcer en Europe est attribuable à un problème insoluble de 30 000 milliards » [ma traduction].
Première surprise, le Sarkozy dont il est ici question n’est pas Nicolas, c’est son demi-frère Olivier qui se trouve à être le grand patron de la division des services financiers mondiaux du Groupe Carlyle depuis 2008, ce que j’ignorais, mais que j’ai rapidement découvert en effectuant quelques recherches sur Google ».
Ainsi, on apprend sur Wikipedia que « Pierre-Olivier Sarközy de Nagy-Bocsa, dit Olivier Sarkozy, est un homme d’affaires franco-américain. Il est le demi-frère de Nicolas Sarkozy et est un dirigeant du groupe Carlyle ».
Wikipedia offre un lien qui nous mène directement au Groupe Carlyle, « … une société d’investissement américaine fondée en 1987.
Le groupe possède 89,3 milliards de dollars de capitaux propres et il emploie plus de 515 professionnels de l’investissement dans 21 pays.
Les différentes entreprises de son portefeuille emploient au total plus de 286 000 personnes dans le monde et Carlyle compte environ 1 100 investisseurs répartis dans 31 pays à travers le monde.
Le Groupe Carlyle est dirigé depuis janvier 2003 par Louis Gerstner, ancien patron d’IBM. Parmi ses dirigeants, de nombreuses personnalités se sont succédées, telles que George H. W. Bush ou encore Olivier Sarkozy ».
Notons au passage qu’il s’agit d’un groupe privé, donc qui n’est pas inscrit en bourse et n’est pas tenu de divulguer quelque information que ce soit sur la structure de son capital-actions.
Un peu plus loin dans le texte, on découvre une rubrique intitulée « Principaux investisseurs et conseillers » qui comporte une vingtaine de noms de personnalités issues des milieux d’affaires et de la politique, parmi lesquelles on a la surprise de découvrir les noms de Laurent Beaudoin (Bombardier) et Paul Desmarais (Power Corporation).
En effet, lorsqu’on examine la composition de cette liste, les autres noms qui y figurent sont ceux de personnalités politiques ou d’affaires américaines ou étrangères importantes. Que le Canada soit représenté par deux personnalités d’affaires est déjà surprenant compte tenu de l’importance relative de l’économie canadienne dans l’économie mondiale, et que ces deux personnalités émanent du Québec est un autre facteur de surprise.
Sans vouloir minimiser l’importance de MM. Beaudoin et Desmarais et de leurs entreprises, il reste qu’il y a d’autres grandes entreprises canadiennes dont on est surpris de ne pas trouver de représentants sur cette liste. Qu’on pense seulement aux groupes Thomson ou Weston.
Pour essayer d’y voir plus clair, j’ai consulté également la version anglaise de Wikipedia. Seule différence en ce qui concerne le Canada, c’est qu’on mentionne le nom de l’ancien premier ministre Frank McKenna du Nouveau-Brunswick (l’un des trois saboteurs de l’Accord du Lac Meech, et le premier à avoir renié sa signature) parmi la liste des conseillers politiques, ce qui peut d’autant mieux se comprendre lorsqu’on sait qu’il est membre du groupe Bilderberg (comme Paul Desmarais père s’il faut en croire Wikipedia et le site Argent de Quebecor dans un article assez railleur écrit un jour où PKP devait être « en maudit » contre Desmarais), et qu’il a été ambassadeur du Canada à Washington.
On constate donc que Carlyle est un lieu d’influence important au sein duquel les Desmarais sont particulièrement bien introduits, et la présence d’Olivier Sarkozy au sein de ce groupe nous permet encore mieux de comprendre comment « l’empire » déploie ses tentacules.
Ainsi, en consultant l’annonce de la nomination d’Olivier Sarkozy au poste qu’il occupe présentement chez Carlyle, on découvre qu’il a réalisé un certain nombre de mandats importants, dont un pour la CIBC, une banque canadienne dont le président du conseil d’administration est nul autre que Charles Sirois.
On n’est évidemment pas surpris de voir tout ce beau monde baigner dans les mêmes eaux, mais le fait qu’on les y retrouve nous permet de comprendre qu’elles se rendent volontiers des petits services, du genre « Gratte-moi le dos, je te gratterai le tien », et que le genre de service qu’un Charles Sirois peut rendre à un Paul Desmarais pour le remercier d’avoir mis à sa disposition son carnet de bonnes adresses est d’aider François Legault à constituer rapidement avec sa CAQ une alternative à Jean Charest qui a désormais beaucoup trop de plomb dans l’aile pour se faire réélire.
L’hostilité de Paul Desmarais au mouvement indépendantiste est bien connue, mais jamais auparavant n’a-t-il mis tant d’efforts à s’assurer que le PQ ne prenne pas le pouvoir. La Presse fait tout ce qu’elle peut pour présenter Legault et la CAQ sous le jour le plus favorable. Encore hier, elle tirait une interprétation toute personnelle du dernier sondage CROP. À croire ce qu’elle écrit en grosses lettres, Legault consoliderait son avance…
Sauf que… Legault serait battu par Duceppe à la tête du PQ. Mais ça, c’est écrit en petites lettres. On ne s’attend évidemment à rien d’autre de La Presse. Mais ce genre de manipulation en dit long sur les intentions de ceux qui s’y livrent et trahit aussi l’importance que la question a pour eux.
Le refus de « l’empire » d’envisager une alternance indépendantiste et de chercher par tous les moyens d’en favoriser une autre ne peut s’expliquer que de deux façons.
Ou bien il est convaincu que l’élection d’un nouveau gouvernement indépendantiste règlerait de façon définitive la question de l’indépendance du Québec à l’encontre de sa propre option, ou bien l’arrivée au pouvoir d’un tel gouvernement mettrait gravement en péril ses intérêts d’affaires.
Si la motivation de l'empire est essentiellement politique, la bonne nouvelle pour les indépendantistes, c’est que leur option se porte bien mieux qu’ils ne le pensent. Mais s’il est vrai que la conjoncture externe n’a jamais été plus favorable à l’indépendance, il y a encore loin de la coupe aux lèvres sur le plan interne.
Donc, la motivation principale de l'empire Desmarais/Power Corp est essentiellement liée à la promotion et à la défense de ses intérêts d’affaires, et son engagement fédéraliste est subsidiaire, dans la mesure où il a toujours cru qu’il parviendrait plus facilement à ses fins dans un Canada fédéral que dans un Québec indépendant. Cette conclusion offre aux Québécois une grille de lecture particulièrement éclairante.
En effet, le public québécois peut voir tout d’abord que les intérêts d’affaires de « l’empire » sont non seulement différents des leurs, mais qu’ils y sont diamétralement opposés, et ensuite que « l’empire » est présentement engagé au Québec dans des activités qui revêtent pour lui un intérêt si vital qu’il est hors de question pour lui d’envisager la possibilité de l’élection d’un gouvernement à Québec qu’il ne serait pas en mesure d’influencer ou de contrôler.
Comme j’ai déjà eu l’occasion de le souligner à quelques reprises à propos de « l’empire », et notamment au cours des dernières semaines
http://www.vigile.net/Le-Plan-Nord-... ,
http://www.vigile.net/Power-Corpora... ,
http://www.vigile.net/Francois-Lega... ,
http://www.vigile.net/L-empire-tent... ,
http://www.vigile.net/Pleins-feux-s... ;
http://www.vigile.net/Une-opacite-f... ,
http://www.vigile.net/Les-visees-du...
on ne peut pas reprocher à un loup d’être un loup, mais on peut certainement reprocher au berger de lui ouvrir toutes grandes les portes de la bergerie.
À cet égard, la responsabilité du gouvernement Charest est entière, et elle est d’autant plus grande que le loup s’avance masqué, en se cachant derrière une panoplie de sociétés écrans et d’intermédiaires plus ou moins anonymes qu’il manipule à loisir http://www.vigile.net/Anticosti-les... , http://www.vigile.net/Anticosti-les... , à la connaissance du gouvernement Charest.
Jean Charest est en fonction depuis le 29 avril 2003, soit depuis un peu plus de huit ans. Pendant toutes ces années « l’empire » s’est immiscé jusque dans les derniers recoins de l’État québécois pour faire en sorte que ses intérêts soient bien servis. Il a si bien réussi son coup et il y est si incrusté que son éviction lui causerait un tort irréparable.
En effet, un examen attentif des décisions prises sous le règne
Charest non seulement au gouvernement mais au sein des organes qu’il
contrôle, comme la Caisse de dépôts, Hydro-Québec et autres, permettrait
de mettre en lumière toutes les transactions conclues à l'avantage de l'empire Desmarais/Power Corp,
donc nécessairement au détriment des intérêts du Québec et des
Québécois.
Il n’a donc pas d’autre choix que de s’assurer du maintien de son contrôle et de son influence sur tout gouvernement appelé à succéder à celui de Jean Charest.
Or le tort causé par Jean Charest à son propre parti est devenu irréparable, et même avec un nouveau chef, l’empire a compris qu’il ne parviendrait pas à reprendre le pouvoir.
D’où ce lapin que l’empire sort de son chapeau sous les traits de Charles Sirois, François Legault et la CAQ. Comme nous l’avons vu plus haut, Charles Sirois « en doit une » à l’empire. Et François Legault veut tellement devenir premier ministre qu’il a retourné sa veste péquiste en pensant que ses chances seraient meilleures s’il n’avait pas l’étiquette « indépendance » collée dans le front.
Sauf que… Advenant qu’il prenne le pouvoir, Legault découvrirait rapidement qu’il a les pieds et les mains liés. À la première velléité menaçante pour « l’empire », Sirois entrerait dans son bureau pour lui dire « Souviens-toi qui t’a fait roi », et François Legault découvrirait que s’il est premier ministre, il est d’abord le premier ministre de ceux à qui il doit ses fonctions avant d’être le premier ministre du Québec. C’est un scénario vieux comme le monde !
Pour les Québécois, la conclusion est très simple : Legault = Charest, CAQ = PLQ. Dans les deux cas, c’est l’Oncle Paul qui tire les ficelles.
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