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lundi

Dernier poème


J'ai remis la main sur ce poème de 1995 qui est le dernier que j'ai écris à ce jour (après des centaines d'autres!)
Je l'aime bien, derrière ses allures sombres, il est en fait rempli d'espoir.
D'où l'expression lire entre les lignes...

jeudi

Hector

(Titre et photo cliquables)
Le poète québécois Hector de Saint-Denys Garneau (1912-1943) est de loin celui qui m'a le plus profondément marqué alors que j'étais adolescent. Je me suis immédiatement identifié à lui. Tout cela est bien visible dans les poésies que j'ai publiées entre 1983 et 1993 (dépôts à la Bibliothèque nationale du Québec).
En le relisant, je me suis souvenu de deux poèmes en particulier qui ont vivement impressionné mon âme, par leur tonalité à la fois candide et sage, par l'urgence du propos émotif, et par le choix et la disposition à la fois chirurgicale et impressionniste des mots et des phrases presque complètement dénuées de ponctuation. Voici probablement les trois plus importants pour moi.

C'EST LÀ SANS APPUI

Je ne suis pas bien du tout assis sur cette chaise
Et mon pire malaise est un fauteuil où l'on reste
Immanquablement je m'endors et j'y meurs.

Mais laissez-moi traverser le torrent sur les roches
Par bonds quitter cette chose pour celle-là
Je trouve l'équilibre impondérable entre les deux
C'est là sans appui que je me repose.

ACCOMPAGNEMENT

Je marche à côté d'une joie

D'une joie qui n'est pas à moi
D'une joie à moi que je ne puis pas prendre

Je marche à côté de moi en joie
J'entends mon pas en joie qui marche à côté de moi
Mais je ne puis changer de place sur le trottoir
Je ne puis pas mettre mes pieds dans ces pas-là
et dire voilà c'est moi

Je me contente pour le moment de cette compagnie
Mais je machine en secret des échanges
Par toutes sortes d'opérations, des alchimies,
Par des transfusions de sang
Des déménagements d'atomes
par des jeux d'équilibre

Afin qu'un jour, transposé,
Je sois porté par la danse de ces pas de joie
Avec le bruit décroissant de mon pas à côté de moi
Avec la perte de mon pas perdu
s'étiolant à ma gauche
Sous les pieds d'un étranger
qui prend une rue transversale.

CAGE D'OISEAU

Je suis une cage d'oiseau
Une cage d'os
Avec un oiseau

L'oiseau dans ma cage d'os
C'est la mort qui fait son nid

Lorsque rien n'arrive
On entend froisser ses ailes

Et quand on a ri beaucoup
Si l'on cesse tout à coup
On l'entend qui roucoule
Au fond
Comme un grelot

C'est un oiseau tenu captif
La mort dans ma cage d'os

Voudrait-il pas s'envoler
Est-ce vous qui le retiendrez
Est-ce moi

Il ne pourra s'en aller
Qu'après avoir tout mangé
Mon coeur
La source du sang
Avec la vie dedans

Il aura mon âme au bec.

mercredi

Vêtements québécois, canadiens, écologiques

La montée fulgurante de l'économie chinoise (comme d'autres économies asiatiques) signifie pour nous des produits à très bons prix, quoique de faible qualité, et souvent fabriqués par des employés sous-payés et maltraités.
Non seulement nous contribuons ainsi aux injustices, mais c'est un suicide écologique (car les produits de faible qualité doivent être remplacés bien plus vite), mais aussi un suicide économique puisqu'on envoie notre argent dans des économies étrangères.

On ne peut même plus dire "les immigrants nous volent nos jobs", car ce sont NOS choix d'achats qui envoient "NOS jobs" ailleurs. Il faut faire l'effort de rechercher les produits québécois ou canadien et accepter de payer plus cher.
http://www.ericmessier.com
Acheter le "moins cher étranger" nous plaît dans l'immédiat, mais à moyen et long terme c'est se faire mal soi-même. Voici des suggestions pour des achats québécois et canadiens: (j'augmenterai cette liste à mesure)
http://www.rawtshirt.com/ http://www.taximode.com/fr/main.html (plusieurs points de vente au Québec) Blank
"Vêtements fièrement fabriqués au Québec" Montréal: 4276, Saint-Laurent, et à venir sur Ste-Catherine Est. Coco Labine vêtements pour enfants.
Jeans: rechercher les marques Kirkland et Loi's
fabriquées au Canada
Carrefour des consommateurs responsables
Créations Style Plus Alpaqa
Vêtement et articles de sports: Louis Garneau (environ 50% québécois...)
Belimages-3G "Not made in China"

lundi

Patrick Roy, l'imbécile et le clone


Voilà, on s'en doutait, c'est confirmé: Patrick Roy, ex-gardien à Montréal et au Colorado, est un primate taré, inculte, arrogant, sans aucune classe. Sa plus grande contribution à la planète Terre aura été d'arrêter des rondelles. Et comme il ne faut aucune intelligence pour engrosser une femme, il s'est reproduit et nous a imposé un autre abruti en copie conforme. Hop! Au suivant! Et dire qu'il sera "honoré" au Centre Bell. (NDLR: son fils a été condamné). REPORTAGE VIDÉO

vendredi

Hellyer: dénonciation de la mondialisation à gogo

La mondialisation menace les États-nations
Il y a un espoir, mais il faudra pour cela une révolution.

Traduction abrégée de :
http://www.vivelecanada.ca/article/235929696-globalization-is-killing-canada-fight-for-your-freedom

Le Canada (incluant le Québec), et la démocratie valent-ils la peine d’être sauvé? Voilà deux questions fondamentales que nous devons affronter maintenant avant qu’il ne soit trop tard. Les valeurs canadiennes disparaissent rapidement en même temps que notre souveraineté. Le pays est démonté après plus d'un siècle de construction. Nous perdons le contrôle de nos industries les plus importantes.

En abandonnant la propriété de nos capitaux, nous perdons les meilleurs emplois et les sièges sociaux. Les jeunes qui veulent ces emplois n’ont d’autres choix que de suivre : c’est l’exode des cerveaux. Nous avons cru que ce processus est inévitable et bon. Mais il est seulement inévitable si nous le laissons se produire. Il est seulement bon pour deux à cinq pour cent des plus riches du monde. Il est néfaste pour la grande majorité.

L'accord libre-échange: un piège. Le processus de « globalisation » a bénéficié d’une poussée fulgurante avec l'accord de libre-échange Canada-États-Unis (ALE). Les Canadiens ont été menés à croire que c'était un accord commercial, mais c’est principalement un accord d'investissement. Oui il a amené des réductions de tarifs douaniers, mais nous avions déjà cet avantage avec l’accord du GATT.

Avec l’ALE, les Étasuniens ont accès à nos industries et ressources : l’énergie, l'eau, les terres. Au lieu d’ouvrir le Canada et le Québec aux affaires, comme le premier ministre Mulroney s'est vanté, nous sommes devenus à VENDRE.

Mulroney a permis aux Étasuniens d'insérer la clause « de traitement national », un nouveau concept de droit international qui donnait aux investisseurs des États-Unis au Canada les mêmes droits que les citoyens canadiens. La clause « de traitement national » a donné aux investisseurs américains le droit d'investir au Canada sans conditions et sans limites. Nous ne pouvons plus dire «vous ne pouvez pas acheter plus de 50% de notre industrie de forêt ou huiler et de réserves de gaz», parce que le traité indique qu'ils peuvent tout posséder. La même règle s'applique à nos meilleures terres arables. Nous atteindrons d’ici deux ou trois ans le point de non-retour après quoi notre annexion par les Etats-Unis deviendra inévitable, parce que mondialisation est en fait le nom de code pour la colonisation des nations par les corporations.

L'OMC est antidémocratique. L'Organisation mondiale du commerce est une autre menace. Elle a décrété que le pacte automobile avec les États-Unis est illégal. Elle a ordonné que l'Union européenne devait accepter le boeuf étasunien et canadien qui est traité aux hormones de croissance. Elle a décrété que les États-Unis ne pourraient pas interdire le thon attrapé dans les filets qui tuent les tortues de mer et les dauphins. (Dans tous les cas impliquant un problème environnemental, l'OMC a pris part contre l'environnement).

L'OMC trouve que nos brevets de médicaments sont d’une durée trop courte et que nous devons changer nos lois pour les ajuster à celles des États-Unis. En plus de cet affront à notre souveraineté, cet acte signifierait que nous devrons payer des millions de plus pour nos médicaments, alors que notre système de santé est déjà dans une crise de financement.

Le chapitre 11 de l’ALENA permet aux investisseurs étrangers (souvent des grandes corporations) de poursuivre nos gouvernements (les citoyens) si le pays adopte une loi qui affecte leurs profits. Et nous sommes poursuivis!

Quelle sorte de démocratie? Le déclin de la démocratie aux États-Unis a atteint un point où Lewis Lapham, rédacteur de Harpers Magazine, dit que les États-Unis ont deux gouvernements. D'abord, le gouvernement permanent qui comporte (a) la liste des 500 plus riches sociétés étasuniennes, (b) les plus grands cabinets juridiques à Washington qui travaillent pour elles, (c) les plus grandes sociétés de relation publique à Washington qui font leurs relations publiques et (d) les fonctionnaires supérieurs civils et militaires. Ensuite, il y a le gouvernement temporaire – les politiciens élus, à vendre. On organise périodiquement un cirque appelé « élections » pour choisir les acteurs politiques qui présenteront des lois et règles dictés par le gouvernement permanent. Le gouvernement permanent enquête à l’avance les candidats et décide qui il veut, et leur donnent l’argent pour les aider à se faire élire.

Dans une société mondialisée, seules les entreprises comptent, pas les personnes. Les petits exploitants et commerçants, les agriculteurs en particulier, sont condamnés par la mondialisation; leur indépendance est une menace pour ce système.

À ce chapitre, un des arrangements les plus « confortables » est celui survenu entre le gouvernement étasunien et la firme Monsanto (en démarche de changement de nom à cause de la mauvaise image que porte son nom original). Monsanto est la compagnie qui nous a donné l'agent orange, utilisé dans la guerre de Vietnam, qui a réclamé des milliers de morts.

Monsanto est surtout l'une des compagnies développant les « terminator seeds », les semences qui ne peuvent pas être replantées parce qu'elles sont génétiquement modifiées pour être stériles, rendant ainsi l’agriculture esclave de ces corporations! C'est l'un des développements les plus effrayants de l'histoire moderne car elle menace un aspect fondamental de la survie humaine : l’accès à la nourriture. Quand j'ai appris que le gouvernement des États-Unis avait aidé Monsanto, je me suis demandé comment cela avait pu arriver dans une démocratie. J’ai alors appris qu'un des directeurs principaux de Monsanto était aussi l'un des principaux commanditaires du président Clinton. Le gouvernement canadien a été complice dans ce dossier et Ottawa contribue à conduire les fermiers canadiens vers la faillite.

Les règles du jeu corporatif, elles-mêmes dictées par les ACTIONNAIRES, sont maintenant imposées autour du monde. Les pays sont poussés à signer des traités qui donnent le plein pouvoir aux entreprises transnationales dans l’arène des industries et capitaux. Si dans un pays un marché devient incontrôlable pour la transnationale, celle-ci peut acheter (fusions, etc) fermer et déplacer les activités dans un autre pays. Selon ces règles de la mondialisation, aucun pays autre que les grands cinq ou six ne peut espérer devenir vraiment autosuffisant. Cette situation est particulièrement dévastatrice dans les pays en développement.

Ces changements, fusions et privatisations à gogo sont justifiés au nom du principe économique voulant que les gouvernements (les peuples) sont mauvais et que les marchés sont bons; ce sont les idées «néo-classiques» du Prix Nobel Milton Friedman et de ses collègues de l'Université de Chicago. On devrait plutôt parler de rétro-classique car c'est le même vieux système pré-dépression. Ces économistes refusent d’admettre que 25 ans d’expérience de ces principes ont été un flop monumental. Des voix de plus en plus nombreuses s’élèvent à travers le monde. L’une d’elle, le Prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz, a vertement dénoncé cette situation, d’abord en démissionnant de son prestigieux poste d’économiste en chef de la Banque Mondiale, et en publiant plusieurs best-sellers dénonçant la déroute humaine du néolibéralisme.

Il y a un espoir mais il exigera une révolution de l'intellect suivie d'une révolution aux urnes.

A) D'abord, et immédiatement, nous devons abroger l’ALE et l’ALENA afin de nous débarasser de la clause « de traitement national » qui tue le Canada et ses provinces. Ceci ne signifie pas revenir en arrière de 10 ans; le Canada et ses provinces peuvent demeurer de sérieux concurrents sur la scène mondiale; mais nous ne pouvons pas concurrencer dans les investissements spéculatifs - nous n'avons pas de capitaux à la même échelle.

B) Puis, nous devons refuser de signer tout nouveau traité, tels que l’Accord de libre-échange des Amériques (ZLEA) qui prolongera la clause « de traitement national » au bout de l'Amérique du Sud!

C) En même temps, nous devons retirer de la table des négociations de l’OMC des secteurs fondamentaux comme la santé, l'éducation, l'agriculture et la propriété intellectuelle (touchant les brevets, l’agriculture, les technologies etc).

Ainsi, nous devons prendre les leçons de l'histoire récente et repenser au système que nous avons eu en effet de 1939 à 1974. L’accès à des fonds publics suffisants, sans coûts (libres de dettes) est la seule manière pour les gouvernements de satisfaire les dépenses accrues pour des soins de santé, éducation, environnement, recherche et développement, arts et autres secteurs légitimes de préoccupation publique tout en maintenant les impôts à un niveau acceptable.

Note éditoriale : Je tiens à faire une distinction entre les secteurs où la coopération globale est bonne et essentielle, et secteurs où il est nocif. Nous devons coopérer globalement à protéger nos océans, la couche d'ozone et à empêcher le réchauffement global. La coopération internationale est également exigée pour protéger des espèces en voie de disparition, combattre le crime international et dans d'autres secteurs de souci mutuel.

Ce que nous devons arrêter est la rapacité implacable des banques et des entreprises multinationales - basées pour la plupart dans les cinq pays les plus riches – dont l’objectif ultime est de contrôler les gouvernements du monde (les peuples) uniquement pour leur propre profit et pour le bénéfice de leurs actionnaires.

Informez-vous! Pensez par vous-mêmes! Refusez! Réagissez!

L’Honorable Paul Theodore Hellyer, C.P. (né le 6 août 1923 à Waterford en Ontario) est un politicien Canadien de longue carrière. Quand il est élu pour la première fois en tant que libéral dans l'élection fédérale de 1949 dans la circonscription de Davenport, il est le plus jeune député jamais élu à la Chambre de communes. En 1963, Hellyer devient ministre de la Défense nationale dans le cabinet de Lester B. Pearson. C'est le point le plus notable dans la carrière de Hellyer. Il préside à l'intégration et l'unification controversées de l'armée canadienne, la marine royale canadienne et laviation royale du Canada en une organisation unique, les forces armées canadiennes. Hellyer démissionne en 1969 suite à un conflit avec Trudeau puis siège en tant qu'indépendant pendant plusieurs années. Depuis les années 90, Hellyer a fait les manchettes en épousant une série de causes et d'organisations politiques. En 1997, il fonde le Parti action canadienne (PAC) pour fournir aux électeurs une option économiquement nationaliste suite à l'effondrement du Parti National du Canada. Hellyer ne réussit pas à se faire élire à la Chambre des communes en 1997 et en 2000. Il démissionne comme chef du PAC, mais reste un membre du parti. Hellyer a écrit plusieurs livres sur le Canada et la mondialisation, ainsi que One Big Party: To Keep Canada Independant, dans le quel il favorisait la fusion du PAC, du NPD et de divers autres militants de gauche pour sauver le Canada des effets de la mondialisation et de l'annexion possible par les États-Unis.

mardi

Néo impérialisme

L'une des première causes de souffrance et d'injustice sur notre Planète, la cupidité des rapaces industriels et de tous les Enron de la Terre.
En 12 images.

Le vrai village global


Si on réduisait la population du monde à 100 personnes, on obtiendrait un "village" composé ainsi:

61 asiatiques (ni Blancs, ni chrétiens pour la majorité)... 23 européens et 16 américains (en incluant les trois Amériques)... 52 femmes et 48 hommes... 30 blancs et 70 non blancs, 30 chrétiens et 70 non chrétiens... 89 hétérosexuels et 11 homosexuels.... De plus: 6 personnes (6%) possèdent 60% de la richesse totale et elles sont toutes aux USA... 80 vivent dans de mauvaises maisons... 70 sont analphabètes... 50 souffrent de malnutrition... 1 est en train de naître et 1 est en train de mourir... 1 seul possède un ordinateur... 1 seulement possède un diplôme universitaire.

La majorité du village est très en colère.

PS : La fortune combinée des 225 personnes les plus riches de la planète dépasse le PIB combiné des 56 pays de l’Afrique (700 millions de personnes).
SI...
(données réelles):

  1. Si vous avez de la nourriture dans le frigo, des vêtements, un toit et un endroit pour dormir, vous êtes plus riche que les 75% (4,5 milliards) des habitants de la Terre.
  2. Si vous avez de l’argent à la banque, dans votre portefeuille et de la monnaie dans une boîte, vous faites partie des rares 8% (5,5 milliards n’ont pas cette chance) des plus privilégiés du monde. Et vous le prenez pour acquis.
  3. Si vous pouvez aller à l’église sans peur d’être menacé, torturé ou tué, vous êtes plus chanceux que la moitié de la planète, soit 3 milliards de personnes.
  4. Si ce matin vous vous êtes levé plus en santé que malade, vous êtes plus chanceux que le million de personnes qui mourra de faim ou de maladie d'ici la semaine prochaine.
  5. Si vous n’avez jamais souffert d’une bataille, de l’emprisonnement, de la torture, de la famine, vous êtes mieux que 500 millions de personnes.

Ce monde n'est pas une planète étrangère, c'est la nôtre ici et maintenant. Le "malheur" est toujours une chose relative. Pourquoi agir? Parce que je le peux. Nulle action n'est inutile. L'amour est plus qu'un sentiment, c'est une force réelle et active dans l'univers.

samedi

Si on s'y mettait

www.souverainete.info

Résumé d'un manifeste de Gérald Larose, Coprésident du Conseil de la souveraineté du Québec, publié dans L'Action nationale. Merci, M. Larose de poursuivre avec détermination et intelligence cette réflexion collective bien loin d'être terminée.

S'y on sy mettait: le Québec, État maintenant, pays un jour.

Mettons-nous au boulot. D'abord, arrachons le projet d'indépendance des griffes de la mécanique référendaire et réintégrons-le dans le périmètre du politique. La Constitution et la citoyenneté.sont des éléments essentiels à ce projet. Dans le cadre juridique actuel qu'il n'a jamais accepté (la Constitution canadienne dont le Québec est encore exclus), l'État québécois peut se doter d'une Constitution; et il peut créer une présidence. La constitution est d'une absolue nécessité, pour nous définir nous-mêmes et pour être reconnus par tous. Elle affirmera notre identité française et plurielle et les grandes valeurs qui cimentent cette pluralité: liberté, solidarité, égalité des hommes et des femmes, démocratie et laïcité de l'espace étatique.
Le Québec est déjà un État et une nation. Il sera un pays.

Dans sa Constitution, l'héritage monarchiste sera liquidé au profit des aspirations républicaines.
La citoyenneté aussi s'impose, parce qu'elle nomme chacun d'entre nous et nous distingue des autres. Elle affirme l'appartenance et participe à la richesse sociale, culturelle et politique de la planète. Autant la loi 101 visait à enrayer la machine de l'assimilation par l'intérieur, autant la citoyenneté québécoise vise à casser l'assimilation par l'extérieur. Plusieurs pays l'ont déjà fait : la Suisse, la Finlande, la France, les États-Unis. Le Canada lui-même reconnaît que le Québec est une nation. Le peuple québécois en débattra d'abord dans le cadre d'une élection. Puis, le gouvernement et le peuple s'engageront dans l'élection d'une constituante qui rédigera la Constitution du Québec indépendant.
Pour ce nouveau pays, ce ne sera pas un isolement, mais bien un contraire un nouveau tremplin vers le reste de l'univers.