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lundi

Pacte de l'ONU pour les invasions migratoires: Nouvel ordre mondial contre l'Occident


Pacte de Marrakech (Pacte de l’ONU favorisant les invasions migratoires)
Un Cheval de Troie envoyé par le Nouvel ordre mondial.
Un coup d'État des globalistes contre les souverainetés des peuples.

Heureusement, 18 pays refusent de le signer, dont les États-Unis, l’Australie, l’Italie, l’Autriche, la Hongrie…
Par contre au Canada le gouvernement traître d’extrême-gauche de Trudeau Junior a signé. Mais le retour au pouvoir du Parti conservateur en 2019 mènerait au reniement de ce pacte morbide.


Ce pacte ne vise pas seulement les réfugiés qui ont besoin de la protection du droit international. Non, il institue l’idée radicale que toute migration doit être encouragée, autorisée et protégée.

Les pays signataire ne sont pas seulement censés ouvrir leurs frontières aux migrants du monde entier ; ils doivent aussi les aider à choisir leur pays de destination en fournissant des informations complètes sur tous les pays où un migrant souhaite s’établir.

L’idée que "toutes les cultures sont égales", voulue par le Pacte, signifie par exemple que les mutilations génitales féminines (MGF) infligées à presque toutes les femmes somaliennes sont une tradition qui doit être « respectée » à Londres et à Paris comme elle l’est en Somalie.

Les nouveaux arrivants jouiront des mêmes droits à l’éducation, au marché du travail et aux soins de santé que les nationaux qui ont travaillé dur et payé des impôts pour financer leur système de protection sociale. 

Les migrations massives provoquent des chocs, mais l’accord spécifie qu’aucun désaccord ne sera toléré et que les pays signataires devront lutter contre les « récits trompeurs générant une perception négative des migrants ». Autrement dit il faudra punir toute critique de l’immigration.

On prévoit aussi la censure médiatique :
« Mettre en place des normes éthique pour le reportage et la publicité, et en privant de subventions ou d’aide matérielles tous les médias qui promeuvent systématiquement l’intolérance, la xénophobie, le racisme et d’autres formes de discrimination à l’égard des migrants. » 
Nous avons là un sommet de cynisme : au nom de la liberté de la presse, ce pacte exige une interdiction de penser a contrario des normes édictées par l’Onu et par ce pacte.

Les migrants n’ont pas de papiers? Pas de problème, dit le Pacte. Chapitre 20 alinéa F :  
« Examiner et réviser les règles relatives à la preuve de la nationalité de sorte que les migrants qui ne disposent pas d’une identité légale ne soient pas privés d’accès aux services de base (aux frais de qui?) ni de la jouissance des droits de l’homme » 

Manipulation de masse pour culpabiliser les pays « manquant de compassion et d’humanité » : Chapitre 21 alinéa G : « Établir des dispositifs permettant l’admission et le séjour pour une durée appropriée, par compassion, pour des motifs humanitaires ou autres, de migrants contraints de quitter leur pays d’origine en raison d’une catastrophe naturelle ou d’autres situations précaires, ou améliorer les pratiques par exemple en offrant à ces migrants des visas humanitaires et des parrainages privés, en donnant à leurs enfants accès à l’éducation et en leur délivrant des permis de travail temporaires tant qu’il ne leur sera pas possible de s’adapter à la situation ou de rentrer dans leur pays d’origine ».

Bien entendu, toutes ces obligations seront financées en pillant les poches des nationaux.
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dimanche

Le Canada est un mythe qui n'est pas le pays des Québécois

Tout est dit dans cette chronique de Mathieu Bock-Côté. (1er juillet 2018)


Le Canada n’est pas le pays des Québécois. 
C’est un pays étranger qui s’est construit en siphonnant leur identité. 
Les Québécois savent que le mythe "Canada" est une construction idéologique grossière qui, pour se métamorphoser en Disneyland diversitaire, a dû censurer historiquement et politiquement le peuple québécois

Le Canada se prend pour la superpuissance morale de notre époque. Ses leaders aiment sermonner le monde entier en expliquant aux autres pays qu’il leur suffirait d’appliquer le modèle diversitaire canadien pour se délivrer des tensions identitaires qui les traversent. Le Canada (et plus encore les libéraux de Justin Trudeau) se présente devant la planète comme un pays exemplaire: il brandit son multiculturalisme comme un idéal de civilisation et étrangement, une bonne partie du monde occidental se laisse séduire par ce fantasme, comme s’il croisait le mythe de la terre promise.
Il faut convenir d’une chose: la propagande d’Ottawa est efficace. La politique étrangère mené par Ottawa travaille activement à véhiculer cette image immaculée du Canada.

Le Canada, au nom de son multiculturalisme, refuse toute identité historique particulière, et se présente même comme l’accomplissement de l’utopie diversitaire. C’est un parti qui croit devoir s’arracher à son histoire pour advenir à sa véritable identité, qui consisterait à représenter une promesse pour le genre humain, comme s’il incarnait de manière convaincante un cosmopolitisme lumineux. Mais il s’appuie justement sur cette prétention pour se présenter comme le meilleur pays au monde. Est-ce un paradoxe? Chose certaine, le Canada cultive, dans cette perspective, un patriotisme particulièrement chauvin qui le rend incapable d’imaginer d’autres modèles de société que le lien. C’est qu’au fond de lui-même, il se prend pour la prochaine étape dans l’histoire de l’humanité.

Les Québécois savent que le mythe "Canada" est une construction idéologique grossière et que ce pays, pour se métamorphoser en Disneyland diversitaire, a dû censurer historiquement et politiquement le peuple québécois, qui a été ramené au rang de minorité ethnique parmi d’autres, censée se réjouir de la thèse officielle selon laquelle nous serions tous des immigrants. Ils doivent accepter la thèse que la Nouvelle-France n’est pas le moment fondateur de leur histoire mais une vague migratoire parmi d’autres dans la construction de la diversité canadienne.
Les Québécois savent que dans ce pays, lorsqu’ils rappellent qu’ils sont un peuple, ils sont accusés de suprémacisme ethnique.
Les Québécois savent aussi que la Constitution à laquelle ils sont subordonnés même s’ils ne l’ont jamais signé les condamne à évoluer dans un espace politique étroit dans lequel ils peuvent difficilement bâtir leur propre modèle d’intégration des immigrés.

Les Québécois savent que le bilinguisme fédéral est un masque qui légitime en fait leur anglicisation et leur dépossession linguistique.
Ils savent que le multiculturalisme canadien rend pratiquement impossible la mise en place d’une laïcité québécoise – même dans sa version la plus minimaliste, elle est déconstruite par le gouvernement des juges que le Canada fait passer pour la seule forme possible de l’État de droit.
Ils savent que ce pays qui veut se définir exclusivement par sa diversité est le laboratoire de la récupération des droits de l’homme par les communautarismes et par l’islamisme en particulier.

Le Canada n’est pas le pays des Québécois. C’est un pays étranger qui s’est construit en siphonnant leur identité, comme l'a déjà remarqué Christian Dufour, sans jamais reconnaître leur existence nationale, sinon de manière négative, lorsqu’on les caricature à la manière d’une tribu ethnocentrique et xénophobe qui laissée à elle-même, basculerait dans la logique de l’ethnocratie.

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Le Canada ne voit le peuple québécois que pour le mépriser. Le Canada n’a jamais renoncé à poser un regard colonial sur les Québécois – il l’a seulement modernisé et maquillé sans le renier en 1982. Le Canada est persuadé que le fédéralisme civilise les Québécois de l’extérieur – sans l’encadrement bienveillant du Canada anglais, ils se laisseraient aller à leurs pulsions réactionnaires. Le peuple québécois n’a rien à célébrer le 1er juillet. D’ailleurs, les Québécois, et c’est à leur honneur, se fichent globalement des célébrations fédérales.

Pour l’instant, on le sait, le mouvement souverainiste se porte mal. Très mal, même. Sous sa forme actuelle, il pourrait bien mourir dans les années à venir. La fenêtre historique de l’indépendance semble se refermer, et on ne sait trop quand elle se rouvrira. Mais les Québécois ne se sont pas réconciliés avec le Canada pour autant: ils ont décidé de faire comme s’il n’existait pas. C’est une stratégie d’évitement du réel qui est récurrente dans notre histoire. Mais la réalité des choses demeure: le peuple québécois, dans la fédération, est condamné à voir son identité s’éroder. L’assimilation des Québécois dans la fédération est programmée depuis le rapport Durham. Leur dissolution comme peuple est inscrite dans la nature même du régime de 1982. Le Canada nous condamne à la folklorisation identitaire et à la régression ethnique.

Alors d’une manière ou d’une autre, le nationalisme québécois devra repasser à l’offensive. En ce moment, il se réinvente: il devra le faire en se donnant un nouveau discours. Il devra le faire en démystifiant l’idéologie canadienne et en la critiquant frontalement, en montrant comment elle est néfaste en soi, et néfaste pour le peuple québécois en particulier. Et c’est dans la mesure où ils assumeront clairement leur rupture avec le Canada multiculturaliste que les nationalistes sauront faire resurgir au cœur de la vie publique l’aspiration à l’indépendance, qui est endormie, mais qui peut se réveiller, parce qu’elle est l’expression achevée de notre volonté de vivre.

Un jour, peut-être plus tôt que tard, les Québécois redresseront l’échine. Alors, ils s’arracheront au Canada. Alors, ils feront l’indépendance. Alors, ils auront un pays à eux.

mercredi

La honte: Luc Lavoie et "la démocratie" à La Joute (LCN TVA)

Voici comment Luc Lavoie voit l'opposition, fondement de notre démocratie: du boudage, selon son "avis d'expert".
C'est le même qui avait été suspendu (pour la forme) il y a quelques mois pour avoir affirmé à cette même émission, en s'esclaffant de rire, "J'aimerais faire comme les américains font avec les écureuils: prendre mon fusil et partir à la chasse aux séparatistes" (voir image plus bas).
Maudit sale clown.

Honte à LCN/TVA. (Semaine du 12 février 2018)



dimanche

(Institut Fraser) Le Québec gagnera des milliards$ avec l'indépendance

Selon une étude du réputé Institut Fraser, le Québec indépendant dégagera un surplus de 5 milliards$ dès la première année.
C'est un minimum. Car en réalité ce serait beaucoup plus.

La souveraineté ne serait pas « mauvaise » pour le Québec

29 juin 2012

Mise à jour le 21 février 2013

Olivier Bourque
Un chercheur de l'Institut Fraser croit que la souveraineté ne serait pas « mauvaise économiquement » pour le Québec.
Il compare le Québec à la Slovaquie qui a vécu un véritable essor après l'éclatement de la Tchécoslovaquie en 1989.


« Ça pourrait avoir un effet positif sur le Québec. En tout cas, ça ne serait sûrement pas la crise que certains anticipent. Je crois même que les liens avec les autres Canadiens seraient plus chaleureux », a souligné le chercheur Filip Palda, appelé à commenter un sondage soulignant que la moitié des Canadiens sont peu inquiets quant à une possible séparation.

Cette position semble surprenante pour l'Institut Fraser. Leur dernière étude, qui date d'environ 20 ans, indique que les coûts de la séparation « seraient très élevés pour le Québec » et qu'un tort serait porté « aux deux économies ».
« L'étude de l'institut a été publiée à une autre époque lorsque la situation était différente », a souligné M. Palda qui a confirmé que cette nouvelle position était la sienne.
Il a ainsi fait une comparaison avec la Slovaquie qui est devenue un pays en 1989 après la Révolution de velours.

« Avant que ça devienne un pays, nous étions pessimistes. Il était isolé, sans aucune nouvelle technologie, et recevait une péréquation. Mais les Slovaques ont généré un taux de croissance impressionnant à un rythme spectaculaire », a souligné le chercheur.

« Je ne crois pas que le Québec souffrirait s'il perdait sa péréquation (NDLR: une balance de 4,4 milliards $). Pour le Québec, c'est un mauvais encouragement pour les politiciens », a-t-il poursuivi.

M. Palda croit que l'avenir sera aux petites nations qui pourront tirer profit du nouveau contexte économique.

« L'appartenance à un grand pays est en train de disparaître. Car la technologie permet d'avoir accès à de grands marchés. […] Avant, le commerce s'effectuait Est-Ouest au Canada, mais maintenant c'est Nord-Sud », a-t-il poursuivi.

L'IREC… en accord

Fait inusité, cette position rejoint celle de l'Institut de recherche en économie contemporaine (IREC), jugée à gauche sur l'échiquier économique. Le chercheur Robert Laplante croit que la comparaison avec la Slovaquie n'est toutefois pas tout à fait correcte.

« Le Québec a davantage de ressources et de moyens. Mais il est vrai que la Slovaquie a profité de sa séparation pour s'ouvrir économiquement », a-t-il souligné.

M. Laplante croit surtout que la fédération canadienne actuelle est très loin d'aider l'économie québécoise.

« On le voit très bien, a-t-il soutenu. Les sables bitumineux font hausser le dollar canadien et cela fait mal à nos exportations. Donc pour le Québec et même l'Ontario, ce n'est pas du tout viable économiquement de rester dans le Canada. »

Mais comment le Québec pourrait-il aller combler le montant de péréquation qu'il reçoit chaque année? Le chercheur croit que la province pourrait couper dans le gras.
 

(NOTES:
1: Le Québec indépendant conservera les 55 milliards$ de taxes et impôts qu'il envoie chaque année au gouvernement fédéral canadien; 2: L'indépendance apportera au Québec d'importants nouveaux revenus, par exemple les droits de passage sur la voie maritime du St-Laurent;
3Le Québec reçoit 9 milliards$ par année de péréquation; cela représente seulement 1,4% de son PNB.)

 « Bien sûr, c'est préoccupant. Mais il faut savoir qu'on pourrait très bien équilibrer nos finances publiques en éliminant les doublons entre la province et le fédéral. Il y en a beaucoup actuellement. Et les dépenses ne seraient pas les mêmes dans un Québec souverain. Pas sûr qu'on se payerait des F-35 à 30 milliards $ », a-t-il constaté.
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jeudi

FRAN / ENG. : Le territoire du Québec indépendant (uti possidetis juris)

See in English

Français
L’uti possidetis juris (ou principe de l'intangibilité des frontières) est un principe de droit international par lequel des États nouvellement indépendants ou bien les belligérants d'unconflit conservent leurs possessions pour l'avenir ou à la fin dudit conflit, nonobstant les conditions d'un traité. L'expression provient de la phrase uti possidetis, ita possideatis qui signifie : « Vous posséderez ce que vous possédiez déjà ».
La Cour internationale de justice dans l'arrêt Burkina Faso/République du Mali1 le définit ainsi: « Le principe de l'intangibilité des frontières vise avant tout à assurer le respect des limites territoriales d'un État au moment de son indépendance. Si ces limites n'étaient que des limites entre divisions administratives relevant initialement de la même souveraineté, l'application du principe uti posseditis emporte leur transposition en frontières internationales proprement dites. »

Histoire
Provenant du droit romain, le principe de l'intangibilité des frontières autorise une partie à contester et à réclamer un territoire qui a été acquis par la guerre. Le terme a été historiquement utilisé lors du retrait de l'Empire espagnol d'Amérique du Sud, au xixe siècle. S'appuyant sur le principe de l'intangibilité des frontières, les nouveaux États cherchèrent à s'assurer qu'il n'y aurait pas de terra nullius en Amérique latine lors du retrait espagnol. Il s'agissait aussi de réduire la possibilité de guerres frontalières entre les nouveaux États indépendants. Cette politique ne fut pas totalement couronnée de succès, comme le prouva la Guerre du Pacifique (1879-1884).
Pour légitimer les conquêtes territoriales, le principe de l'intangibilité des frontières a servi à légitimer l'annexion de l'Alsace-Lorraine par l'Empire allemand en 1871. Plus récemment, il a aussi servi à transformer en frontière internationalement reconnue la ligne de front telle qu'elle était à l'issue de la Guerre israélo-arabe de 1948-1949, ou encore pour établir les frontières des nouveaux États indépendants issus de la décolonisation ou de la dislocation d'états fédéraux (URSSYougoslavie) en s'assurant que les frontières s'accordent avec celles des anciens territoires coloniaux ou fédéraux.
Le même principe fut appliqué à l'Afrique et à l'Asie lors du retrait des puissances européennes. À la suite de la « guerre des sables » entre le Maroc et l'Algérie, l'Organisation de l'unité africaine décida en 1964 que le principe de l'intangibilité des frontières coloniales — le principe-clé de l’uti possidetis juris — serait appliqué à travers toute l'Afrique. Une grande partie de l'Afrique était déjà indépendante à ce moment, la résolution était donc une directive politique pour régler les contestations territoriales grâce à un traité se fondant sur les frontières pré-existantes.
Le principe « principe de l'intangibilité des frontières » fut également appliqué aux nouveaux états indépendants des anciennes Union soviétique et Yougoslavie, sur la base qu'une « République soviétique » ou une « République fédérale yougoslave » (sujets fédéraux juridiquement égaux aux autres membres de la fédération) pouvait devenir un état souverain, mais pas les républiques ou régions « autonomes » (subordonnée à un sujet fédéral) : c'est pourquoi, en 1991, les anciennes « Régions autonomes » qui ont tenté de proclamer leur indépendance (TatarstanTchétchénie et bien d'autres) n'ont pas été juridiquement reconnues.
Le principe de l'intangibilité des frontières peut parfois aboutir à de nouveaux états reconnus par la communauté internationale : par exemple la guerre Éthiopie-Érythrée de 1998-2000déboucha sur l'indépendance de l'Érythrée.

Contestations

Dans de nombreux cas2 le principe de l'intangibilité des frontières est contesté. Plusieurs centaines de litiges opposent des états souverains ou des mouvements politiques ou politico-militaires à des états, revendiquant des changements de frontières, la révision de traités, ou la reconnaissance de l'indépendance d'un territoire. Par exemple, en Afrique, le Soudan ne reconnaît pas sa frontière actuelle de jure avec l'Égypte sur la mer Rouge, qui lui ont été imposées au nom du principe de l'intangibilité des frontières, et revendique le retour aux frontières administratives antérieures ; en Asie, l'Inde ne reconnaît pas les frontières de factoau Cachemire, qu'elle revendique en totalité à la Chine et au Pakistan, et la Chine ne les reconnaît pas dans l'Arunachal Pradesh, qu'elle revendique presque en entier à l'Inde. Dans certains cas (voir ci-dessous), ces revendications peuvent aboutir et être partiellement ou totalement reconnus de jure.

Dérogations

Cependant, depuis 1995, on a dérogé de plus en plus souvent au principe de l'intangibilité des frontières. La révision en faveur de l'Ukraine du traité frontalier soviéto-roumain de 1946validé à la Conférence de paix de Paris en 1947, par l'accord frontalier roumano-ukrainien signé le  à Constanza, et par l'arrêt (répartissant la zone maritime au large) rendu par la Cour internationale de justice le  a été la première dérogation importante : la Roumanie y a perdu l'île des Serpents avec ses eaux territoriales en Mer Noire, ainsi que cinq autres îles et l'accès au chenal navigable du bras danubien de Chilia3.
Exemple plus significatif encore, en 2008, la reconnaissance par un tiers de la communauté internationale de l'indépendance du Kosovo4 (ancienne région autonome de la Serbie et non état fédéré de la Yougoslavie) a ouvert la voie à la reconnaissance, par la Russie et quelques autres pays, de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie (régions autonomes de laGéorgie), puis de la Transnistrie par ces entités (la Transnistrie n'avait eu aucune forme d'autonomie territoriale dans le cadre soviétique, ni comme république fédérée, ni comme région autonome). Le phénomène a fait « tâche d'huile » et en 2014, sur la quinzaine d'états auto-proclamés et/ou ayant des problèmes de reconnaissance internationale (voir États non reconnus internationalement) seul le Somaliland n'est reconnu par aucun gouvernement. Le danger est double : d'une part la tentation des groupes séparatistes de proclamer unilatéralement leur indépendance augmente, d'autre part sans reconnaissance internationale unanime (comme dans le cas du Soudan du Sud), l'entité auto-proclamée demeure souvent hors de l'ONU et de la légalité internationale (avec tous les trafics et dérives consécutives), constitue un abcès de fixation des tensions géopolitiques et engendre des risques de conflits armés5.
Plus facilement admise, car jugée plus équitable, est la dérogation sans perte d'étendue territoriale, par réajustement technique des frontières par des commissions de délimitation, à partir du moment où ce réajustement se fait dans le cadre de traités frontaliers en vigueur et sur le principe de la conservation de la superficie globale des états parties prenantes. Ce fut souvent le cas avec des îles fluviales contestées. Toutefois certains de ces réajustements ont donné lieu à des contestations : par exemple, un projet d'échange territorial entre la Moldavie et l'Ukraine a échoué et le principe de l'intangibilité des frontières l'a emporté6.

Note et références[modifier | modifier le code]

  1.  Cour internationale de justice, Recueils, 1986, p. 566 et suiv.
  2.  Yves Lacoste : Dictionnaire de Géopolitique, Flammarion 1993, ISBN 208035101 X
  3.  Dépêche sur le site du Tageblatt [archive].
  4.  Dont la déclaration d'indépendance a été validée par la Cour internationale de justice de La Haye dans son avis consultatif du 22 juillet 2010, disponible en ligne [archive]. Elle y précise que « le droit international n’interdisait nullement les déclarations d’indépendance » (p. 30) et « qu'aucune interdiction générale des déclarations unilatérales d’indépendance » n'était opposable (p. 31).
  5.  Anouche Beaudouin : Uti possidetis et sécession, Paris, Dalloz, 2011.
  6.  Yves Lacoste : Géopolitique. La longue histoire d'aujourd'hui, 2006, ISBN 2-03-505421-4

Sources et bibliographie

  • Cet article est partiellement ou en totalité issu de l'article intitulé « Principe de l'intangibilité des frontières » (voir la liste des auteurs).
  • Gaël Abline, Sur un nouveau principe général du droit international : l’uti possidetis, thèse de droit public de l'université d'Angers, sous la direction de Rahim Kherad, 2006, disponible sur tel.
  • Anouche Beaudouin, Uti possidetis et sécession, Paris, Dalloz, 2011, 667 p.
  • A. Benmessoud-Tredano, Intangibilité des frontières et espace étatique en Afrique, LGDJ, Paris, 1989, 255 p.
  • D. Bourjoll-Flech, Heurs et malheurs de l'Uti posseditis, RJPIC no 3, été 1981,pp. 811-835.
  • Jean Maurice Djossou, L'Afrique, le GATT et l'OMC : entre territoires douaniers et régions commerciales, L'Harmattan, 2000, 265 p.
  • T. Van Minh, « Remarques sur le principe de l'intangibilité des frontières », in Peuples et états du tiers-monde face à l'ordre international, PUF, Paris, 1978, pp. 51-108.
  • Jean.Marc Sorel, Rostane Mehdi, « L'uti possidetis entre la consécration juridique et la pratique : essai de réactualisation », Annuaire français de droit international, vol. 40, 1994, p. 11-40voir en ligne sur Persée.
  • (en) Saadia Touval, « Treaties, Borders, and the Partition of Africa », Journal of African History vol. VII, no 2, 1966, p. 279-293.
  • (en) Saadia Touval, « Africa’s frontiers », International affairs, vol. 42, 1966.
  • (en) Saadia Touval, The Boundary Politics of Independent Africa, Harvard University Press, Cambridge, 1972, 352 p.

dimanche

Front de libération du Québec (FLQ): manifeste original de 1963

Front de libération du Québec
Le 16 avril 1963, le Front de libération du Québec lance son Manifeste à la nation.
Aucun média ne le diffusera. Mais...


Le document précise les orientation de fond du mouvement en faveur de l'indépendance, certes, mais aussi de la "révolution sociale" qui exprime le socialisme vague des premiers militants felquistes.

Patriotes,

Depuis la Seconde Guerre mondiale les peuples dominés du monde brisent leurs chaînes afin d'acquérir la liberté à laquelle ils ont droit. 
L'immense majorité de ces peuples a vaincu l'oppresseur et aujourd'hui vit librement. 
Après tant d'autres, le peuple québécois en a assez de subir la domination arrogante du colonialisme anglo-saxon. 

Au Québec comme dans tous les pays colonisés, l'oppresseur nie férocement son impérialisme et est appuyé en cela par notre soi-disant élite nationale, plus intéressée à protéger ses intérêts économiques personnels qu'à servir les intérêts vitaux de la nation québécoise. 
Elle persiste à nier l'évidence et s'emploie à créer de multiples faux problèmes, voulant détourner le peuple assujetti du seul qui soit essentiel: L'INDÉPENDANCE.

Malgré cela, les yeux des travailleurs s'ouvrent chaque jour un peu plus à la réalité: le Québec est une colonie! 
Colonisés, nous le sommes politiquement, socialement et économiquement. Politiquement, parce que nous ne possédons par les leviers politiques vitaux à notre survie. 

Le gouvernement colonialiste d'Ottawa possède en effet toute juridiction dans les domaines suivants: économie, commerce extérieur, défense, crédit bancaire, immigration, droit criminel, etc. 
De plus, toute loi provinciale peut être refusée si Ottawa le juge bon. 
Le gouvernement fédéral étant complètement acquis aux intérêts des impérialistes anglo-saxons, qui y détiennent une majorité constitutionnelle et pratique écrasante, sert constamment à maintenir et à accentuer l'infériorité des Québécois. 
Chaque fois que les intérêts anglo-saxons et québécois entrent en conflit, les intérêts du Québec sont infailliblement défavorisés. 
Que ce fut militairement avec la conscription, démographiquement avec le favoritisme d'assimilation aux anglo-saxons, internationalement par la suprématie totale des anglophones dans les divers domaines diplomatiques, toujours, sans exception, le gouvernement d'Ottawa a imposé les intérêts des Anglais au détriment des Québécois.

La force même ne fut pas dédaignée en certaines occasions. 
Le sang de notre peuple coula alors au bénéfice de la finance coloniale. 
Colonisé, le peuple québécois l'est donc politiquement. Il l'est aussi économiquement. 
Une seule phrase suffit à le prouver: plus de 80% de notre économie est contrôlée par des intérêts étrangers. 
Nous fournissons la main-d'œuvre, ils encaissent les profits. 
Même socialement, le Québec est un pays colonisé. Nous sommes 80% de la population et pourtant la langue anglaise domine les domaines les plus divers. 
Peu à peu le français est relégué au rang du folklorisme alors que l'anglais devient la langue de travail. 

Résultat de recherche d'images pour "patriotes québécois"

Le mépris des Anglo-saxons envers notre peuple demeure constant. 
Les "SPEAK WHITE", stupid French canadians, et autres épithètes du même genre sont très fréquentes. 
Dans le Québec même, des milliers de cas d'unilinguisme anglais sont arrogamment affichés. Les colonialistes nous considèrent comme des êtres inférieurs et nous le font savoir sans aucune gêne.

Historique du problème: Quand le 8 septembre 1760, Monsieur de Vaudreuil, gouverneur de la Nouvelle-France, signe l'acte de capitulation de Montréal, le sort en est jeté. 
Quelque temps plus tard, l'Angleterre prendra officiellement possession de la colonie française ainsi que des 60,000 Français qui s'y trouvent. Et alors commence l'histoire de la domination anglo-saxonne au Québec. Notre pays était riche et les financiers londoniens lorgnaient déjà sur les profits futurs. 

Pour que la suprématie anglo-saxonne sur le Québec soit incontestée, il fallait à tout prix assimiler ces quelque 60,000 colons, d'une façon comme d'une autre. 
Cela leur sembla alors plus facile. En effet, qu'est-ce que cette poignée d'hommes devant l'écrasante puissance que représentait alors l'Angleterre? 
Soudain la révolution américaine se produisit. Il fallut donc pour un certain temps se ménager les Canadiens-français. L'on abandonna pas pour autant le processus assimilatoire.

Un jour les anglo-canadiens dépassèrent les bornes: ce fut la révolte de 1837. Ils la réprimèrent dans le sang, puis vint le rapport Durham
"Comme il s'avère impossible d'assimiler les Québécois par la force prenons-nous-y autrement; l'élimination progressive demande plus de temps mais demeure tout aussi efficace."

L'Acte d'union s'étant avéré un échec, l'on créa la Confédération, moyen parfait d'assimilation, dont même le nom était mensonger. Depuis l'avènement de celle-ci, tous les efforts du peuple québécois pour obtenir ses droits fondamentaux ont été arrêtés par le colonialisme. 

En 1963, nous avons beau être plus de cinq millions, l'assimilation n'en pousse pas moins sa progression insidieuse. 
Alors que nous étions près de 40% de la population canadienne, nous n'en sommes plus que 28%. Seul cela les intéresse. 
Le temps joue en leur faveur et ils le savent. 
Les colonialistes ont oublié une chose, essentielle pourtant. 
Elle se produit actuellement. Des patriotes se sont rendus compte qu'ils étaient colonisés, dominés, exploités. Ils se sont aussi aperçu que seule une action immédiate et totale pouvait briser leurs chaînes. 
Une action où les profits personnels mesquins, la mentalité véreuse du compromis utopique à tout prix, les complexes d'infériorité nationaux étaient jetés par-dessus bord.

Les patriotes québécois en ont assez de lutter depuis près d'un siècle pour des futilités, de dépenser leurs énergies vitales dans l'obtention de profits illusoires toujours remis en question. 

Voilà ce que nous a donné le colonialisme: des centaines de milliers de chômeurs, la misère noire des pêcheurs de la Gaspésie, les milliers de cultivateurs à travers le Québec dont le revenu dépasse à peine 1,000$ par an, les milliers de jeunes qui ne peuvent poursuivre leurs études par manque d'argent, les milliers de personnes qui ne peuvent avoir recours aux soins médicaux élémentaires, la misère de nos mineurs, l'insécurité générale de tous ceux qui occupent un emploi. 

Au Québec prévaut également cette situation injuste et paradoxale qui trouve un bon exemple dans la comparaison entre le quartier de St-Henri et celui ce Westmount. 
D'un côté, nous trouvons une masse typiquement québécoise, pauvre et misérable, tandis que de l'autre, une minorité anglaise étale le luxe le plus honteux. 
Notre écrasement économique progressif, la domination étrangère de plus en plus totale, ne demandent pas des solutions provisoires et à courte vue. 

Les patriotes disent NON AU COLONIALISME, NON À L'EXPLOITATION.

Mais, il ne suffit pas de refuser une situation, il faut encore y remédier. 
Notre situation en est une d'urgence nationale. C'est maintenant qu'il faut y remédier. 

Acquérons les leviers politiques vitaux, prenons le contrôle de notre économie, assainissons radicalement nos cadres sociaux! 
Arrachons le carcan colonialiste, mettons à la porte les impérialistes qui vivent par l'exploitation des travailleurs du Québec. Les immenses richesses naturelles du Québec doivent appartenir aux Québécois! 

Pour ce faire, une solution, une seule: la révolution nationale pour l'INDÉPENDANCE. Autrement, le peuple du Québec ne peut espérer vivre libre. 

Mais il ne suffit plus de vouloir l'indépendance, de militer au sein des partis politiques indépendantistes existants. Les colonialistes ne lâcheront pas si facilement un tel morceau de choix. 
Les partis politiques indépendantistes ne pourront jamais avoir la puissance nécessaire pour vaincre la puissance politique et économique coloniale. 
De plus, l'indépendance seule ne résoudrait rien. Elle doit à tout prix être complétée par la révolution sociale. 
Les Patriotes québécois ne se battent pas pour un titre mais des faits. La Révolution ne s'accomplit pas dans les salons. Seule une révolution totale peut avoir la puissance nécessaire pour opérer les changements vitaux qui s'imposeront dans un Québec indépendant. 

La révolution nationale, dans son essence, ne souffre aucun compromis. 
Il existe une seule façon de vaincre le colonialisme, c'est d'être plus fort que lui! 
Seul l'angélisme le plus aberrant peut faire croire le contraire. 
Le temps de l'esclavage est terminé.
Patriotes du Québec, aux armes!
L'heure de la révolution nationale est arrivée!
L'indépendance ou la mort!