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dimanche

Canada fasciste? Oui, croyez-y.

Les preuves sont accablantes
Le Canada de Harper est un État autoritaire
Devant la montée du fascisme canadien, le Québec doit se lever.
 
 Glorification outrancière de la monarchie, invention d’un patriotisme canadien via la militarisation du pays, manque de respect total pour la vie privée et les droits humains, usage d’aveux obtenus par la torture dans d’autres pays, conservatisme religieux obscurantiste, obsession pour le crime et le châtiment, protection du grand patronat par l’écrasement des travailleurs, retour des débats sur l’avortement et la peine de mort, insultes répétées envers le Québec…

Voici là quelques exemples du glissement du Canada vers l’autoritarisme, phénomène qui a commencé en 2006 après la première élection minoritaire des conservateurs de Stephen Harper à Ottawa et qui s’est concrétisé tout de suite après son élection « majoritaire » du 2 mai dernier. Après cette élection, ma prédiction pour le Québec était une catastrophe qui devait réveiller le peuple québécois et lui montrer le chemin logique vers l’indépendance, puisque le gouvernement Harper, maintenant libre de faire ce qu’il veut, sans la moindre trace d’une quelconque opposition organisée pour lui faire face au Québec comme au Canada anglais, allait nous en faire.

Depuis plusieurs mois déjà, Stephen Harper et son équipe de ministres enragés et de sénateurs non élus, nous ont bien démontré qu’ils n’ont absolument rien à foutre des préoccupations et des valeurs du peuple québécois, tout comme ils se fichent pas mal des droits humains chez eux.

source et article complet

mercredi

Indépendance: ça devient urgent


Opinion publiée dans Le Devoir par: Marc Laviolette et Pierre Dubuc, respectivement président et secrétaire du club politique Syndicalistes et progressistes pour un Québec libre (SPQ Libre) .

La détérioration rapide de la situation économique et la mise à l'écart du Québec par le gouvernement fédéral mettent à l'ordre du jour l'urgence de l'indépendance nationale. Depuis son accession au pouvoir, le gouvernement Harper accorde des milliards de dollars en subventions à l'industrie pétrolière de l'ouest du pays. Maintenant, c'est «bar ouvert» pour l'Ontario.

Les gouvernements fédéral et de l'Ontario s'apprêtent à verser plus de 13,5 milliards aux seules entreprises Chrysler et GM. Après avoir financé l'Ontario à réoutiller son industrie automobile, Ottawa le fera encore pour l'aider à renover son parc de centrales nucléaires. Pendant ce temps, l'industrie forestière québécoise doit se contenter de quelques centaines de millions et Hydro-Québec développe à nos frais, sans aide fédérale, ses projets hydro-électriques. .

Le déclin du poids politique du Québec à Ottawa commence à se faire sentir. Le gouvernement Harper a annoncé son intention de modifier la carte électorale pour mieux refléter la réalité démographique du pays. On ajouterait 24 nouvelles circonscriptions en Ontario et un nombre à définir en Alberta et en Colombie-Britannique.

À cela s'ajoute le déclin relatif de la population francophone au Québec même. Celle-ci est descendue en dessous de 80 % dans l'ensemble du Québec, et sous la barre psychologique des 50 % sur l'île de Montréal. Il n'y a pas 36 000 interprétations à ces données: elles annoncent la marginalisation du Québec et son insignifiance politique à Ottawa.

Pour s'assurer que le Québec ne relève pas la tête, les forces fédéralistes poursuivent la «guerre» (expression de Jean Pelletier, ex-chef de cabinet de Jean Chrétien) entreprise contre le mouvement souverainiste. Un livre (Le Référendum volé) a documenté les hauts faits d'armes du fédéral lors de la dernière campagne référendaire (et ses) efforts pour neutraliser trois instruments essentiels pour l'accession du Québec à la souveraineté: 1. La reconnaissance internationale. 2. Un outil économique pour contrer les pressions financières. 3. Des médias sympathiques.
(...)

Un an avant l'élection américaine, personne n'aurait prédit l'élection d'un président noir. Pourtant, Barack Obama y est parvenu, en ralliant des couches de la population -- les jeunes, les Noirs, les latinos -- avec le slogan: «Yes, we can!» Notre projet d'indépendance nationale est aussi noble et enthousiasmant que l'élection d'un président noir en plus d'être une nécessité absolue. Avec 101 députés péquistes et bloquistes, et tout leur personnel politique, nous avons l'ossature organisationnelle pour mener campagne. Alors, présentons une stratégie et une démarche claires et rallions la population autour du slogan: «On est capables!»

Répression canadienne, ça continue

Aux Québécois qui ont voté et revoté pour les Conservateurs de Harper ou les Libéraux ottawouins, pourquoi appuyez-vous des gens et des partis qui vous méprisent ?! Voici un extrait de ce texte de l'Aut'Journal, rapportant un nouveau chapitre de la répression canadienne envers le Québec, qui s'est accentuée depuis la victoire plus-que-morale des souverainistes en 1995:

«À la Chambre des communes, le député conservateur Pierre Poilièvre a présenté une motion qui se lit comme suit :

"Que la CdC condamne les extrémistes financés par le Bloc pour leurs menaces de violence envers les Québécois; Que la CdC condamne le racisme et la violence promulgués par Pierre Falardeau et Patrick Bourgeois ainsi que par d'autres extrémistes que le Bloc a financés; Que la CdC examine des moyens de bannir des groupes comme ceux-ci, qui font la promotion de la violence et du racisme et d'assurer qu'ils ne reçoivent aucun fonds du Parlement du Canada.»

Cette motion est gravissime. Elle est fondamentalement antidémocratique. Elle est fasciste."

Comme disait l'autre, "Vous n'êtes pas tannés de mourir, bande de caves?"

samedi

Harper "se force" en "réunion" au G20



Carrément trop drôle (Harper était absent de la photo officielle du G20, en réunion ou aux toilettes? on n'est pas sûr).

mercredi

Amènes-en des sénateurs


Alors que le débat continue sur la nécessité d'abolir le Sénat canadien, institution de gaspillage et relique d'une autre époque, le Premier ministre canadien en nomme 18 autres (avec son pantin l'extrêmement honorable Michaelle Jean), en prévision du retour des fêtes (il a mis la clé dans la Chambre des communes) où son pouvoir pourrait être encore menacé... Sommets de cynisme en vue...

jeudi

Le loup dans la bergerie


Voici une excellente opinion publiée par Hélène Pednault (auteure et membre du c.a. du Conseil de la souveraineté du Québec) dans Le Devoir du 18 septembre 2008. J'ai raccourci le texte et mis en évidence les passages clés.

Si vous aimez le Québec avec son identité propre et entièrement différente du reste du Canada (ce qui cause des conflits), comment pouvez-vous voter pour autre chose que le Bloc Québécois, pendant qu'il est là pour représenter le Québec à Ottawa, et qui pourrait encore être l'Opposition officielle du gouvernement canadien?!

" C'est parce que nous ne savons pas jusqu'où peut aller Stephen Harper que plusieurs ne s'en méfient pas. L'ex-Premier ministre du Québec, Maurice Duplessis, était tout sauf subtil. Quand il passait sa «Loi du cadenas», qu'il confisquait les livres susceptibles de heurter les bonnes moeurs catholiques, qu'il censurait le cinéma, qu'il méprisait sans vergogne les artistes, qu'il achetait ouvertement des votes avec des bouts de route ou qu'il envoyait sa police matraquer salement des manifestants, ça fessait fort, sans subtilité.

Aujourd'hui, on se pense à l'abri de ce genre de répression brutale
. Stephen Harper est dans l'exacte lignée de Duplessis, mais il vit à l'époque des faiseurs d'image qui atténuent l'effet de ses paroles et de ses décisions et qui lui font jouer du piano à la télé tout de suite après avoir opposé une fin de non-recevoir aux artistes de façon méprisante. On ne se méfie pas.

Un tout petit exemple:
la loi sur le meurtre d'une femme enceinte qui devrait compter pour deux meurtres, rouvrant ainsi le dossier de l'avortement que les femmes ont gagné de si haute lutte. Même chose pour la recherche scientifique. La liste est longue. Je le répète: Harper est très intelligent, stratège et subtil. Le Québec est une plaque tectonique qui s'éloigne de plus en plus vite de la «plaque» canadienne. C'est inéluctable. Sur presque tous les sujets, le Québec pense et, surtout, veut agir différemment du reste du Canada, mais il en est empêché par le carcan fédéral. La menace Harper est pour la souveraineté du Québec une «condition gagnante» plus importante que Meech. L'indépendance est plus que jamais à l'ordre du jour, quoiqu'en disent les analystes politiques qui, à chaque élection, remettent sur le tapis la «pertinence» du Bloc à Ottawa. Le Bloc est depuis 18 ans le meilleur parti à Ottawa, celui qui travaille le plus fort et avec le plus de sincérité. Parce qu'ils n'ont aucune chance de prendre le pouvoir? Peut-être. (Mais voter "pour le pouvoir" est une pensée bêtement limitée).

En votant massivement pour le Bloc, nous affirmons que nous ne voulons pas de ce Canada. Qui a voté la Loi sur les mesures de guerre, envoyé l'armée au Québec et emprisonné pour rien 500 personnes en 1970, pour contrer une vingtaine de jeunes romantiques qui se prenaient pour des terroristes en appelant ça une «insurrection appréhendée»? Trudeau et le Parti Libéral du Canada. Qui a pillé notre caisse d'assurance-emploi pour pouvoir se vanter de ses surplus budgétaires et de sa bonne gestion des fonds publics? Martin et le Parti libéral du Canada. Qui a créé le système odieux qui nous a volé notre référendum, pour devenir le scandale (multimillionaire) des commandites (propagandistes)? Chrétien et le Parti libéral du Canada. Qui est l'hypocrite qui s'est fait le champion toutes catégories de Kyoto et qui a fini, cinq ans plus tard, par augmenter de 34 % ses émissions de gaz à effet de serre, faisant du Canada la honte de la planète devant un Québec impuissant à agir? Chrétien et le Parti libéral du Canada. Je ne veux pas de ce Canada, et je ne suis pas la seule. Regardez ce que Harper a fait dans un gouvernement minoritaire et imaginez tout ce qu'il pourra faire avec un gouvernement majoritaire...
Élisons le Bloc pour qu'il redevienne l'Opposition officielle comme il l'a été pendant deux ans au temps de Lucien Bouchard.

Vous en souvenez-vous?
"