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mercredi

Répression canadienne, ça continue

Aux Québécois qui ont voté et revoté pour les Conservateurs de Harper ou les Libéraux ottawouins, pourquoi appuyez-vous des gens et des partis qui vous méprisent ?! Voici un extrait de ce texte de l'Aut'Journal, rapportant un nouveau chapitre de la répression canadienne envers le Québec, qui s'est accentuée depuis la victoire plus-que-morale des souverainistes en 1995:

«À la Chambre des communes, le député conservateur Pierre Poilièvre a présenté une motion qui se lit comme suit :

"Que la CdC condamne les extrémistes financés par le Bloc pour leurs menaces de violence envers les Québécois; Que la CdC condamne le racisme et la violence promulgués par Pierre Falardeau et Patrick Bourgeois ainsi que par d'autres extrémistes que le Bloc a financés; Que la CdC examine des moyens de bannir des groupes comme ceux-ci, qui font la promotion de la violence et du racisme et d'assurer qu'ils ne reçoivent aucun fonds du Parlement du Canada.»

Cette motion est gravissime. Elle est fondamentalement antidémocratique. Elle est fasciste."

Comme disait l'autre, "Vous n'êtes pas tannés de mourir, bande de caves?"

lundi

L'impertinent

La pertinence du Bloc Québécois
(Le Bloc Québécois est un l'un des partis de la scène politique canadienne, et quoique présent seulement au Québec, la force du vote des Québécois en a déjà fait l'Opposition officielle à la Chambre des communes à Ottawa).
Réjean Bergeron, Philosophe
Paul Piché, Auteur-compositeur
Le Devoir, 22 septembre 2008


Ceux qui, à chaque élection, remettent en question la pertinence du Bloc québécois font preuve de suffisance et d'un mépris à l'endroit de tous les Québécois qui, d'élection en élection et de manière parfaitement démocratique, élisent depuis 18 ans ce parti souverainiste à Ottawa. Nous voulons répondre ici à ceux qui oublient.


Le Bloc est porteur d'une blessure, d'une cicatrice infligée par l'histoire, par les fédéralistes, celle du rapatriement de la Constitution en1982 sans l'accord du Québec, et de l'échec de l'Accord du lac Meech. Ainsi, le Bloc, n'est pas uniquement là pour défendre les intérêts des Québécois, mais aussi pour marquer la présence d'une proportion importante de Québécois qui ne se reconnaissent plus dans le Canada, qui veulent en sortir et qui se souviennent...

(... Les arguments des fédéralistes se limitent...) au fait que les Québécois ne veulent pas de référendum. L'inutilité du Bloc et l'impossibilité pour lui de prendre un jour le pouvoir sont le pauvre arsenal qui reste aux fédéralistes dans leur stratégie d'évitement des vrais enjeux.

(...) Même s'il ne sera jamais au pouvoir, cela ne veut pas dire que le Bloc n'a pas UN RÔLE À JOUER à Ottawa. Sans le Bloc n'avait pas été là au cours des dernières années, qui aurait exprimé cette fracture, qui aurait véhiculé et fait entendre les valeurs des Québécois, leurs aspirations fondamentales sur la scène fédérale?

Le Bloc est le seul réel représentant, au Canada, non seulement des valeurs québécoises mais aussi des consensus qui se dégagent à l'Assemblée nationale du Québec. Par essence, les autres partis fédéralistes sont inaptes à jouer un tel rôle.
Aux yeux des fédéralistes québécois, le Bloc est un impertinent, parce qu'il les oblige à aller au bout de leur logique et de leurs revendications.
Aujourd'hui, le premier ministre du Québec Jean Charest nous ramène le hochet de la souveraineté culturelle. Croit-il vraiment que cette revendication pourrait faire son chemin à Ottawa sans le Bloc?


Ainsi, le Bloc québécois a comme RÔLE de faire tomber les masques, d'immuniser les Québécois contre le chant des sirènes au service d'Ottawa qui depuis toujours tentent de berner la population. Et surtout, le Bloc québécois est la seule expression politique de ce que nous avons nommé la «nation québécoise». Si cette nation existe, il est tout à fait légitime qu'elle ait une voix dans un Parlement à qui elle laisse, pour l'instant, le soin de gérer une bonne partie de son avoir, tout en caressant le rêve, un jour, d'en assumer seule la gouvernance.