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samedi

Allez hop! Récession!

Bon, je serai bref: est-ce moi qui est imbécile?

Parce que j'ai b
esoin qu'on m'explique.
Les infos nous disent ces jours-ci que les commerçants souffrent déjà de la "récession" puisque les gens achètent moins.
J'aimerais comprendre: il y a quelques mois à peine, tout allait bien.
Soudain, à l'été 2008, "arrive" la crise économique étasunienne, qui aura bien sûr des répercussions sur le monde, incluant le Québec.
Puis en octobre, apparaît le Grand Épouvantail: C'est la RÉCESSION! Ils le disent à la télé et c'est "marqué dans le journal", donc c'est vrai et il faut avoir peur. Ma question: avez-vous moins d'argent dans vos poches aujourd'hui comparé à il y a quelques mois?
Regardez autour de vous, quelque chose a changé drastiquement?

Quand le Grand Épouvantail est apparu, vous êtes-vous barricadés chez vous, parce que le Grand Épouvantail a suggéré implicitement que vous devriez le faire?
C'est n'importe quoi.
La masse de moutons est manipulée comme par un chien berger qui court autour en jappant.
Conclusion: méga bullshit.

lundi

Le (vrai) déclin de l'empire américain


(Cliquer pour agrandir) La chute du capitalisme et donc de l'empire américain, expliquée depuis le début du 20e siècle jusqu'à l'actuelle "crise". Dans cette excellente analyse
«
Les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que le sont les armées» (Thomas Jefferson, président américain)


Les États-Unis s’autodétruisent et entraînent le reste du monde avec eux. En blâmant les hypothèques pourries, on voile la vérité, mais ça fournit un « coupable» pour le carnage. Mais c’est un mythe: l'effondrement vient du fait que tout était basé sur du vide.


Je ne fais pas l'apologie de l'Islam, mais les banques islamiques sont moins affectées par la crise parce qu'elles prohibent l’acquisition de richesses par le jeu, l’alcool, le tabac, la pornographie ou les actions dans les compagnies d’armement, et interdisent l’achat et la vente d’une dette, ainsi que l’usure. De plus, les lois de la Charia interdisent d’investir dans une compagnie dont les dettes excèdent 30 %.

Dans le système économique islamique, la richesse appartient à Dieu, l’individu n’étant que son administrateur. C’est un moyen et non une fin. Dans le capitalisme, c’est l’inverse : l’argent appartient à l’individu et est un but en soi. Aux États-Unis, l’argent est vénéré comme un Dieu.

samedi

Encore un krach: l'aveuglement libéraliste

Dossier complet dans le Monde Diplomatique (Manière de Voir)

D'un côté, marché de la dette, produits dérivés, victoire des jeunes loups de la finance sur l’establishment du « vieil argent » ; de l'autre côté, mise au pas du salariat, triomphe politique et idéologique des promoteurs du libre-échange : telles sont les réponses néolibérales à la déstabilisation du monde de Bretton Woods par le flottement des monnaies et les chocs énergétiques.

Leurs partisans ne leur trouvent que des avantages : les profits des entreprises augmentent, l’inflation baisse, la Bourse flambe, l’abondance de liquidités favorise l’innovation technologique. Mais les adversaires de ce nouvel ordre objectent que la finance de marché a enclenché un véritable moteur à explosion. Explosion sociale, avec le chômage de masse. Explosion économique, avec le découplage progressif de la production et de la spéculation.

L’un après l’autre, tous les éléments du système craquent : la Bourse débridée, avec le krach de 1987 ; la banque déréglementée, avec la faillite des caisses d’épargne américaines ; l’immobilier spéculatif, avec l’explosion de la bulle qui, en 1990, plonge le Japon dans une décennie de marasme ; l’interdépendance, enfin, avec la crise du bath thaïlandais de 1997 qui contamine toute l’Asie du Sud-Est, la Russie, puis l’Amérique latine.

On mesure le degré d’hégémonie d’un système à sa disposition à persévérer dans l’erreur. Plus l’histoire donna raison aux détracteurs du néolibéralisme, plus ses apôtres affirmèrent la nécessité d’en étendre l’emprise. D’Enron à la bulle Internet, le moteur à explosion n’en finit pas de hoqueter... Jusqu’où ?

jeudi

Singeries boursières


Bienvenue dans le monde de la spéculation boursière:

Un jour, dans un village pauvre, un homme apparut et annonça aux villageois qu'il achèterait des singes pour 10$ chacun. Les villageois partirent aussitôt en forêt et commencèrent à attraper les singes. L'homme en acheta des centaines, mais comme la population de singes diminuait, les villageois arrêtèrent leurs efforts.

Alors, l'homme annonça qu'il achetait désormais les singes à 15$. Les villageois repartirent chasser les singes. Mais bientôt la réserve s'épuisa et les habitants du village retournèrent à leurs occupations. L'acheteur offrit alors 20$ et il devint rare de voir un singe, encore moins d'en attraper. Ce businessman
annonça donc qu'il achèterait les singes 50$ chacun; mais comme il devait aller en ville pour affaires, son assistant s'occuperait des achats. Son assistant rassembla les villageois et leur dit : «Regardez ces cages avec tous ces singes que l'homme vous a achetés. Je vous les vends 35$ pièce et lorsqu'il reviendra, vous pourrez les lui revendre à 50$.»

Flairant la super affaire, les villageois réunirent tout l'argent qu'ils avaient; certains même vendirent tout ce qu'ils possédaient pour acheter les singes. La nuit venue, l'assistant disparut. On ne le revit jamais, ni lui, ni son patron… que des singes qui couraient dans tous les sens.

lundi

L'égoïsme


On vient de promettre aux requins de la finance à New York près de 1000 milliards de dollars en aide d'urgence, et on a du mal à augmenter l'aide internationale de un ou deux milliards de dollars par année.

Et nous cautionnons tous ce système. Que chaque jour dans le reste du monde 40 000 enfants crèvent de faim ("au milieu d'un jardin") n'émeut guère l'Occidental repus, surtout au moment de lire son rapport de Fonds commun de placement.
Pourrais-je encore me payer des inutilités une fois arrivé à la retraite, aurais-je encore la capacité de changer de voiture tous les quatre ans?
Notre égoïsme éclate aujourd'hui à la face du monde. Pourtant, aider les pays en voie de développement pourrait inclure ces populations graduellement dans les circuits économiques internationaux.
Qui sait, ces gens pourraient un jour importer des produits de chez nous et soutenir ainsi l'économie réelle. À moins que ce ne soit plus payant de les laisser sombrer dans les conflits.

La "crise globale"? Enfin, Dieu merci!


Les participants du plutôt sérieux "Think Tank" Global Europe Anticipation Bulletin (LEAP/E2020) se sont laissés aller en 2006 à une prédiction sur "l'éclatement du système global", qui peut être vue une bonne chose si on considère ce système comme viable ou vil. Une purge, un mal nécessaires?
Le lien ici http://www.leap2020.eu/Juin-2006-Entree-dans-la-phase-2-de-la-crise-systemique-globale-la-phase-d-acceleration-Consequences-pour-les-acteurs-et_a143.html
Crise systémique globale : phase d'accélération
Communiqué GEAB N°5 – 15 mai 2006
Le "think tank" a annoncé, le 15 Février 2006, le déclenchement d’une crise systémique globale pour la fin du mois de mars suivant. En mai 2006, il annonçait que que cette phase initiale de la crise systémique globale était terminée et que la crise entrait dans sa phase d’accélération. L'un des premiers et plus importants effets est la chute du dollar américain.

Une crise systémique globale se développe selon un processus complexe qu’on peut découper en quatre phases qui peuvent se chevaucher :
. Première phase « de déclenchement »: soudain, une série de facteurs, jusqu’alors disjoints, converger et se mettre à interagir;
. Deuxième phase « d’accélération »: prise de conscience brutale que la crise commence à affecter un nombre rapidement croissant de composantes du système;
. Troisième phase « d’impact »: implosion ou explosion du système (effet des facteurs cumulés);
. Quatrième phase de « décantation »: émergence des caractéristiques du nouveau système.

L'entrée en phase d'accélération: en moins de trois mois, tout un tas de « certitudes » sur l’avenir se sont trouvées bouleversées: domination « inéluctable » du Dollar, « retour » à un pétrole bon marché, solution pacifique du conflit Iran/Usa, durabilité de la « bulle immobilière » américaine, « domination » des Etats-Unis sur les autres acteurs mondiaux clés que sont la Chine et la Russie, etc.

Cette accélération aura notamment sept conséquences concrètes essentielles :
1. L’effondrement accéléré du Dollar américain (confirmé en 2007)
2. Une crise socio-politique interne aux Etats-Unis
3. Un conflit militaire Iran/Usa/Israel (de plus en plus "discuté" en 2007)
4. Une inflation mondiale accrue
5. La rupture du processus de globalisation commerciale et économique
6. L’émergence accélérée de nouveaux blocs régionaux/continentaux (Chine, Amérique du Sud)
7. Un rééquilibrage de la valeur relative des actifs mondiaux.

Le passage à la phase « d’impact », concluent les membres de ce "think tank", surviendra lorsqu’au moins quatre des facteurs précités seront avérés.
Vite, ça presse!