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lundi

Le (vrai) déclin de l'empire américain


(Cliquer pour agrandir) La chute du capitalisme et donc de l'empire américain, expliquée depuis le début du 20e siècle jusqu'à l'actuelle "crise". Dans cette excellente analyse
«
Les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que le sont les armées» (Thomas Jefferson, président américain)


Les États-Unis s’autodétruisent et entraînent le reste du monde avec eux. En blâmant les hypothèques pourries, on voile la vérité, mais ça fournit un « coupable» pour le carnage. Mais c’est un mythe: l'effondrement vient du fait que tout était basé sur du vide.


Je ne fais pas l'apologie de l'Islam, mais les banques islamiques sont moins affectées par la crise parce qu'elles prohibent l’acquisition de richesses par le jeu, l’alcool, le tabac, la pornographie ou les actions dans les compagnies d’armement, et interdisent l’achat et la vente d’une dette, ainsi que l’usure. De plus, les lois de la Charia interdisent d’investir dans une compagnie dont les dettes excèdent 30 %.

Dans le système économique islamique, la richesse appartient à Dieu, l’individu n’étant que son administrateur. C’est un moyen et non une fin. Dans le capitalisme, c’est l’inverse : l’argent appartient à l’individu et est un but en soi. Aux États-Unis, l’argent est vénéré comme un Dieu.

samedi

Encore un krach: l'aveuglement libéraliste

Dossier complet dans le Monde Diplomatique (Manière de Voir)

D'un côté, marché de la dette, produits dérivés, victoire des jeunes loups de la finance sur l’establishment du « vieil argent » ; de l'autre côté, mise au pas du salariat, triomphe politique et idéologique des promoteurs du libre-échange : telles sont les réponses néolibérales à la déstabilisation du monde de Bretton Woods par le flottement des monnaies et les chocs énergétiques.

Leurs partisans ne leur trouvent que des avantages : les profits des entreprises augmentent, l’inflation baisse, la Bourse flambe, l’abondance de liquidités favorise l’innovation technologique. Mais les adversaires de ce nouvel ordre objectent que la finance de marché a enclenché un véritable moteur à explosion. Explosion sociale, avec le chômage de masse. Explosion économique, avec le découplage progressif de la production et de la spéculation.

L’un après l’autre, tous les éléments du système craquent : la Bourse débridée, avec le krach de 1987 ; la banque déréglementée, avec la faillite des caisses d’épargne américaines ; l’immobilier spéculatif, avec l’explosion de la bulle qui, en 1990, plonge le Japon dans une décennie de marasme ; l’interdépendance, enfin, avec la crise du bath thaïlandais de 1997 qui contamine toute l’Asie du Sud-Est, la Russie, puis l’Amérique latine.

On mesure le degré d’hégémonie d’un système à sa disposition à persévérer dans l’erreur. Plus l’histoire donna raison aux détracteurs du néolibéralisme, plus ses apôtres affirmèrent la nécessité d’en étendre l’emprise. D’Enron à la bulle Internet, le moteur à explosion n’en finit pas de hoqueter... Jusqu’où ?

jeudi

Singeries boursières


Bienvenue dans le monde de la spéculation boursière:

Un jour, dans un village pauvre, un homme apparut et annonça aux villageois qu'il achèterait des singes pour 10$ chacun. Les villageois partirent aussitôt en forêt et commencèrent à attraper les singes. L'homme en acheta des centaines, mais comme la population de singes diminuait, les villageois arrêtèrent leurs efforts.

Alors, l'homme annonça qu'il achetait désormais les singes à 15$. Les villageois repartirent chasser les singes. Mais bientôt la réserve s'épuisa et les habitants du village retournèrent à leurs occupations. L'acheteur offrit alors 20$ et il devint rare de voir un singe, encore moins d'en attraper. Ce businessman
annonça donc qu'il achèterait les singes 50$ chacun; mais comme il devait aller en ville pour affaires, son assistant s'occuperait des achats. Son assistant rassembla les villageois et leur dit : «Regardez ces cages avec tous ces singes que l'homme vous a achetés. Je vous les vends 35$ pièce et lorsqu'il reviendra, vous pourrez les lui revendre à 50$.»

Flairant la super affaire, les villageois réunirent tout l'argent qu'ils avaient; certains même vendirent tout ce qu'ils possédaient pour acheter les singes. La nuit venue, l'assistant disparut. On ne le revit jamais, ni lui, ni son patron… que des singes qui couraient dans tous les sens.