Rechercher dans ce blog

Affichage des articles dont le libellé est néolibéralisme. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est néolibéralisme. Afficher tous les articles

samedi

Encore un krach: l'aveuglement libéraliste

Dossier complet dans le Monde Diplomatique (Manière de Voir)

D'un côté, marché de la dette, produits dérivés, victoire des jeunes loups de la finance sur l’establishment du « vieil argent » ; de l'autre côté, mise au pas du salariat, triomphe politique et idéologique des promoteurs du libre-échange : telles sont les réponses néolibérales à la déstabilisation du monde de Bretton Woods par le flottement des monnaies et les chocs énergétiques.

Leurs partisans ne leur trouvent que des avantages : les profits des entreprises augmentent, l’inflation baisse, la Bourse flambe, l’abondance de liquidités favorise l’innovation technologique. Mais les adversaires de ce nouvel ordre objectent que la finance de marché a enclenché un véritable moteur à explosion. Explosion sociale, avec le chômage de masse. Explosion économique, avec le découplage progressif de la production et de la spéculation.

L’un après l’autre, tous les éléments du système craquent : la Bourse débridée, avec le krach de 1987 ; la banque déréglementée, avec la faillite des caisses d’épargne américaines ; l’immobilier spéculatif, avec l’explosion de la bulle qui, en 1990, plonge le Japon dans une décennie de marasme ; l’interdépendance, enfin, avec la crise du bath thaïlandais de 1997 qui contamine toute l’Asie du Sud-Est, la Russie, puis l’Amérique latine.

On mesure le degré d’hégémonie d’un système à sa disposition à persévérer dans l’erreur. Plus l’histoire donna raison aux détracteurs du néolibéralisme, plus ses apôtres affirmèrent la nécessité d’en étendre l’emprise. D’Enron à la bulle Internet, le moteur à explosion n’en finit pas de hoqueter... Jusqu’où ?

vendredi

Hellyer: dénonciation de la mondialisation à gogo

La mondialisation menace les États-nations
Il y a un espoir, mais il faudra pour cela une révolution.

Traduction abrégée de :
http://www.vivelecanada.ca/article/235929696-globalization-is-killing-canada-fight-for-your-freedom

Le Canada (incluant le Québec), et la démocratie valent-ils la peine d’être sauvé? Voilà deux questions fondamentales que nous devons affronter maintenant avant qu’il ne soit trop tard. Les valeurs canadiennes disparaissent rapidement en même temps que notre souveraineté. Le pays est démonté après plus d'un siècle de construction. Nous perdons le contrôle de nos industries les plus importantes.

En abandonnant la propriété de nos capitaux, nous perdons les meilleurs emplois et les sièges sociaux. Les jeunes qui veulent ces emplois n’ont d’autres choix que de suivre : c’est l’exode des cerveaux. Nous avons cru que ce processus est inévitable et bon. Mais il est seulement inévitable si nous le laissons se produire. Il est seulement bon pour deux à cinq pour cent des plus riches du monde. Il est néfaste pour la grande majorité.

L'accord libre-échange: un piège. Le processus de « globalisation » a bénéficié d’une poussée fulgurante avec l'accord de libre-échange Canada-États-Unis (ALE). Les Canadiens ont été menés à croire que c'était un accord commercial, mais c’est principalement un accord d'investissement. Oui il a amené des réductions de tarifs douaniers, mais nous avions déjà cet avantage avec l’accord du GATT.

Avec l’ALE, les Étasuniens ont accès à nos industries et ressources : l’énergie, l'eau, les terres. Au lieu d’ouvrir le Canada et le Québec aux affaires, comme le premier ministre Mulroney s'est vanté, nous sommes devenus à VENDRE.

Mulroney a permis aux Étasuniens d'insérer la clause « de traitement national », un nouveau concept de droit international qui donnait aux investisseurs des États-Unis au Canada les mêmes droits que les citoyens canadiens. La clause « de traitement national » a donné aux investisseurs américains le droit d'investir au Canada sans conditions et sans limites. Nous ne pouvons plus dire «vous ne pouvez pas acheter plus de 50% de notre industrie de forêt ou huiler et de réserves de gaz», parce que le traité indique qu'ils peuvent tout posséder. La même règle s'applique à nos meilleures terres arables. Nous atteindrons d’ici deux ou trois ans le point de non-retour après quoi notre annexion par les Etats-Unis deviendra inévitable, parce que mondialisation est en fait le nom de code pour la colonisation des nations par les corporations.

L'OMC est antidémocratique. L'Organisation mondiale du commerce est une autre menace. Elle a décrété que le pacte automobile avec les États-Unis est illégal. Elle a ordonné que l'Union européenne devait accepter le boeuf étasunien et canadien qui est traité aux hormones de croissance. Elle a décrété que les États-Unis ne pourraient pas interdire le thon attrapé dans les filets qui tuent les tortues de mer et les dauphins. (Dans tous les cas impliquant un problème environnemental, l'OMC a pris part contre l'environnement).

L'OMC trouve que nos brevets de médicaments sont d’une durée trop courte et que nous devons changer nos lois pour les ajuster à celles des États-Unis. En plus de cet affront à notre souveraineté, cet acte signifierait que nous devrons payer des millions de plus pour nos médicaments, alors que notre système de santé est déjà dans une crise de financement.

Le chapitre 11 de l’ALENA permet aux investisseurs étrangers (souvent des grandes corporations) de poursuivre nos gouvernements (les citoyens) si le pays adopte une loi qui affecte leurs profits. Et nous sommes poursuivis!

Quelle sorte de démocratie? Le déclin de la démocratie aux États-Unis a atteint un point où Lewis Lapham, rédacteur de Harpers Magazine, dit que les États-Unis ont deux gouvernements. D'abord, le gouvernement permanent qui comporte (a) la liste des 500 plus riches sociétés étasuniennes, (b) les plus grands cabinets juridiques à Washington qui travaillent pour elles, (c) les plus grandes sociétés de relation publique à Washington qui font leurs relations publiques et (d) les fonctionnaires supérieurs civils et militaires. Ensuite, il y a le gouvernement temporaire – les politiciens élus, à vendre. On organise périodiquement un cirque appelé « élections » pour choisir les acteurs politiques qui présenteront des lois et règles dictés par le gouvernement permanent. Le gouvernement permanent enquête à l’avance les candidats et décide qui il veut, et leur donnent l’argent pour les aider à se faire élire.

Dans une société mondialisée, seules les entreprises comptent, pas les personnes. Les petits exploitants et commerçants, les agriculteurs en particulier, sont condamnés par la mondialisation; leur indépendance est une menace pour ce système.

À ce chapitre, un des arrangements les plus « confortables » est celui survenu entre le gouvernement étasunien et la firme Monsanto (en démarche de changement de nom à cause de la mauvaise image que porte son nom original). Monsanto est la compagnie qui nous a donné l'agent orange, utilisé dans la guerre de Vietnam, qui a réclamé des milliers de morts.

Monsanto est surtout l'une des compagnies développant les « terminator seeds », les semences qui ne peuvent pas être replantées parce qu'elles sont génétiquement modifiées pour être stériles, rendant ainsi l’agriculture esclave de ces corporations! C'est l'un des développements les plus effrayants de l'histoire moderne car elle menace un aspect fondamental de la survie humaine : l’accès à la nourriture. Quand j'ai appris que le gouvernement des États-Unis avait aidé Monsanto, je me suis demandé comment cela avait pu arriver dans une démocratie. J’ai alors appris qu'un des directeurs principaux de Monsanto était aussi l'un des principaux commanditaires du président Clinton. Le gouvernement canadien a été complice dans ce dossier et Ottawa contribue à conduire les fermiers canadiens vers la faillite.

Les règles du jeu corporatif, elles-mêmes dictées par les ACTIONNAIRES, sont maintenant imposées autour du monde. Les pays sont poussés à signer des traités qui donnent le plein pouvoir aux entreprises transnationales dans l’arène des industries et capitaux. Si dans un pays un marché devient incontrôlable pour la transnationale, celle-ci peut acheter (fusions, etc) fermer et déplacer les activités dans un autre pays. Selon ces règles de la mondialisation, aucun pays autre que les grands cinq ou six ne peut espérer devenir vraiment autosuffisant. Cette situation est particulièrement dévastatrice dans les pays en développement.

Ces changements, fusions et privatisations à gogo sont justifiés au nom du principe économique voulant que les gouvernements (les peuples) sont mauvais et que les marchés sont bons; ce sont les idées «néo-classiques» du Prix Nobel Milton Friedman et de ses collègues de l'Université de Chicago. On devrait plutôt parler de rétro-classique car c'est le même vieux système pré-dépression. Ces économistes refusent d’admettre que 25 ans d’expérience de ces principes ont été un flop monumental. Des voix de plus en plus nombreuses s’élèvent à travers le monde. L’une d’elle, le Prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz, a vertement dénoncé cette situation, d’abord en démissionnant de son prestigieux poste d’économiste en chef de la Banque Mondiale, et en publiant plusieurs best-sellers dénonçant la déroute humaine du néolibéralisme.

Il y a un espoir mais il exigera une révolution de l'intellect suivie d'une révolution aux urnes.

A) D'abord, et immédiatement, nous devons abroger l’ALE et l’ALENA afin de nous débarasser de la clause « de traitement national » qui tue le Canada et ses provinces. Ceci ne signifie pas revenir en arrière de 10 ans; le Canada et ses provinces peuvent demeurer de sérieux concurrents sur la scène mondiale; mais nous ne pouvons pas concurrencer dans les investissements spéculatifs - nous n'avons pas de capitaux à la même échelle.

B) Puis, nous devons refuser de signer tout nouveau traité, tels que l’Accord de libre-échange des Amériques (ZLEA) qui prolongera la clause « de traitement national » au bout de l'Amérique du Sud!

C) En même temps, nous devons retirer de la table des négociations de l’OMC des secteurs fondamentaux comme la santé, l'éducation, l'agriculture et la propriété intellectuelle (touchant les brevets, l’agriculture, les technologies etc).

Ainsi, nous devons prendre les leçons de l'histoire récente et repenser au système que nous avons eu en effet de 1939 à 1974. L’accès à des fonds publics suffisants, sans coûts (libres de dettes) est la seule manière pour les gouvernements de satisfaire les dépenses accrues pour des soins de santé, éducation, environnement, recherche et développement, arts et autres secteurs légitimes de préoccupation publique tout en maintenant les impôts à un niveau acceptable.

Note éditoriale : Je tiens à faire une distinction entre les secteurs où la coopération globale est bonne et essentielle, et secteurs où il est nocif. Nous devons coopérer globalement à protéger nos océans, la couche d'ozone et à empêcher le réchauffement global. La coopération internationale est également exigée pour protéger des espèces en voie de disparition, combattre le crime international et dans d'autres secteurs de souci mutuel.

Ce que nous devons arrêter est la rapacité implacable des banques et des entreprises multinationales - basées pour la plupart dans les cinq pays les plus riches – dont l’objectif ultime est de contrôler les gouvernements du monde (les peuples) uniquement pour leur propre profit et pour le bénéfice de leurs actionnaires.

Informez-vous! Pensez par vous-mêmes! Refusez! Réagissez!

L’Honorable Paul Theodore Hellyer, C.P. (né le 6 août 1923 à Waterford en Ontario) est un politicien Canadien de longue carrière. Quand il est élu pour la première fois en tant que libéral dans l'élection fédérale de 1949 dans la circonscription de Davenport, il est le plus jeune député jamais élu à la Chambre de communes. En 1963, Hellyer devient ministre de la Défense nationale dans le cabinet de Lester B. Pearson. C'est le point le plus notable dans la carrière de Hellyer. Il préside à l'intégration et l'unification controversées de l'armée canadienne, la marine royale canadienne et laviation royale du Canada en une organisation unique, les forces armées canadiennes. Hellyer démissionne en 1969 suite à un conflit avec Trudeau puis siège en tant qu'indépendant pendant plusieurs années. Depuis les années 90, Hellyer a fait les manchettes en épousant une série de causes et d'organisations politiques. En 1997, il fonde le Parti action canadienne (PAC) pour fournir aux électeurs une option économiquement nationaliste suite à l'effondrement du Parti National du Canada. Hellyer ne réussit pas à se faire élire à la Chambre des communes en 1997 et en 2000. Il démissionne comme chef du PAC, mais reste un membre du parti. Hellyer a écrit plusieurs livres sur le Canada et la mondialisation, ainsi que One Big Party: To Keep Canada Independant, dans le quel il favorisait la fusion du PAC, du NPD et de divers autres militants de gauche pour sauver le Canada des effets de la mondialisation et de l'annexion possible par les États-Unis.

mardi

Comment se couper le cou quand on n'a plus de tête?

Les coupes à blanc: comment se couper le cou quand on n'a plus de tête.
Luc Fournier Le Devoir. Auteur de Le Rire des arbres, les pleurs des forêts (2003) et Les Dernières Forêts d'arbres libres (2006). Texte intégral ici

Notre mode de développement économique revient à brûler les planches de notre maison pour la chauffer. Manifeste pour un Québec durable http://quebecdurable.blogspot.com/

La crise forestière est d'abord une crise écologique. C'est aussi un drame humain et social. On a surexploité les forêts, gaspillé le bois et l'eau. Les actionnaires seuls en ont profité. Et les ministres continuent de donner au lobby forestier les vieilles forêts, les chemins forestiers gratuits, le reboisement à nos frais, citoyens...

Après la tragédie, la comédie. Le Sommet forestier de décembre 2007 est une autre illustration de ce cynisme primaire: après la tragédie, la comédie. Tous les joueurs «importants» se rencontraient pour se partager les rôles et répétitions: qui aura le bois restant et à quel prix, quel boss aura du travail bien payé, quel chômeur sera récupéré... Se rencontraient beaucoup de ceux qui avaient créé la crise par leur ignorance grasse des écologies. Ce que l'on ne doit pas oublier, c'est l'impunité des voleurs d'arbres et de territoires. Le documentaire Le Peuple invisible décrit bien toute cette dépossession. La nature a ses limites et le monde change, poussé par l'injustice et la violence. La nomination d'un ex-ministre à la tête du lobby de l'industrie forestière a achevé de discréditer cette gloutonne industrie. Les ignares menteurs qui gouvernent sont incapables d'imaginer les vrais changements et de respecter le capital naturel, faire confiance à l'intelligence de la nature. Et surtout il faut

ARRÊTER LE FONCTIONNEMENT TOTALITAIRE D'UN MONDE D'ACTIONNAIRES.

La Chine à la porte de nos restants de forêts. Par milliers, les arbres de la Russie sibérienne sont coupés par des bûcherons coréens affamés, et sacrifiés pour presque rien aux usines chinoises. Pour quand le Québec? (...) Notre dépendance envers l'économie américaine nous montre une société tellement dépendante que nous oublions que nous sommes tous dans une interdépendance critique. La déforestation touche non seulement nos arbres mais nos mondes affectifs et nos mémoires sensorielles. C'est la dégradation durable. (...)
Écoforesterie. La très bonne nouvelle, c'est que nous avons depuis peu un livre d'Écoforesterie adapté au Québec. Bob Eichenberger a mis ses connaissances sur papier et sur images: voilà un forestier qui n'a pas peur de partager son expérience; son engagement avec la nature n'a rien à voir avec les polluantes propagandes. À l'assemblée générale de l'Action boréale en octobre 2007, j'ai entendu un industriel tenace venu nous expliquer son entreprise, qui est associée à une coopérative. Il voulait plus de bois, et des aires protégées en 2018! Surtout, il voulait que nous arrêtions nos critiques, comme si cela pouvait changer un peu les données de la crise actuelle. (...)

lundi

La Rouche - USA - Fascisme - Culture du plaisir

Le politicien démocrate Lyndon LaRouche (USA). Lien LaRouche sur Wikipédia est l'un des rares politiciens étasuniens à dire les choses telles qu'elles sont dans son pays. Comme bien d'autres whistle blower (sonneurs d'alarme), il aime son pays mais dénonce les plans du gouvernement, particulièrement depuis le 11 septembre. Il dénonce également l'apathie de ses compatriotes. Il fait llusion au nouveau fascisme et à l'influence satanique. Bien sûr, fascisme et satanisme n'ont rien de nouveau, mais ça reste étonnant pour un politicien de se montrer si ... politically incorrect. Il rappelle aussi que les États-Unis sont menacés de destruction par un ennemi interne (le Nouvel Ordre Mondial évoqués par Bush père lui-même en 1991). J'adhère à cette vision: les vrais "méchants" ne sont pas les Étasuniens eux-mêmes, que je vois plutôt comme des victimes (de la manipulation, la sous-éducation, les Big Macs, etc).
Qui est Lyndon LaRouche?
Chose certaine, c'est pas un connard.
"Homme politique et économiste, il a défendu, depuis plus de trente ans la justice sociale et le droit au développement et à l'indépendance nationale de tous les peuples. Il représente aux Etats-Unis le courant d'opinion qui s'oppose au néo-libéralisme économique et au conservatisme
intégriste. (Il dénonce) les rapports de force qui expliquent l'inquiétante nature des choses à Washington : développement d'un nouvel impérialisme, aventurisme militaire sur fond de fondamentalisme religieux et recul des libertés publiques.
Face à l'effondrement financier en cours, LaRouche propose comme solution une politique de grands travaux Est/Ouest et Nord/Sud tout à l'opposé des solutions prônées par Kissinger, Brzezinski, Blair ou, dans la nouvelle génération, Wolfowitz, Perle, Ledeen ou Fukuyama.
Malgré l'hostilité du Comité national démocrate, il jouit d'un soutien significatif parmi la base démocrate : législateurs locaux, conseillers municipaux et dirigeants syndicaux, et ses co-penseurs sont actifs sur cinq continents. » (Source: Solidarité et progrès)

Extrait de discours
(Lien: texte complet prononcé le 14 février 2004 à la conférence de l'Institut Schiller américain, près de Washington)
"Nous assistons à l'effondrement d'un empire qui vit le jour il y a près de 250 ans, lorsque la victoire britannique sur la France mena à la transformation de la Compagnie britannique des Indes orientales en un empire, à l'image de l'Empire romain, constitué d'un groupe d'intérêts bancaires d'origine vénitienne (...)
Le projet fasciste. La Première Guerre mondiale avait été préparée par les Britanniques et après la guerre ceux-ci décidèrent de créer une nouvelle forme d'empire mondial : l'empire de l'internationale synarchiste, plus tard désigné par le terme de « fascisme », de 1922 à 1945. Derrière lui, se trouvent des banquiers, comme Lazard Frères en France (et les Rothchild en Angleterre?), qui conspirèrent pour installer le fascisme sur le continent européen.
Le président Eisenhower, dans son discours d'adieu de 1961 lança une mise en garde contre la menace du complexe militaro-industriel qui prévoyait l'utilisation de l'arme nucléaire et de la puissance aérienne comme moyen de terroriser le monde, afin d'obtenir qu'il se soumette à un gouvernement mondial, à une nouvelle forme d'empire qui serait la continuation de l'Empire britannique.
À partir de 1971, nous nous sommes tournés vers les pays pauvres en leur disant : « C'est nous qui allons déterminer la valeur de votre monnaie» et nous avons envoyé le Fond Monétaire International et la Banque mondiale pour imposer ce système. Nous avons fait chuter des monnaies nationales par la spéculation organisée puis nous avons dit aux gouvernements respectifs : «Faites appel au FMI, à la Banque mondiale» qui leur conseillaient de dévaluer leur monnaie. C'est de là que vient la dette actuelle des pays d'Amérique centrale et du Sud. Leur dette est entièrement artificielle. (Note: la résistance s'est manifestée, comme au Mexique et en Argentine...)
Nous sommes allés vers les pays les plus pauvres et que nous avions encore appauvris et nous leur avons dit : « Vous allez produire des biens bon marché, pour nous ! Et ils devront être vraiment bon marché, même si vous devez crever en les fabriquant ! » En 1974, Henry Kissinger et d'autres ont conçu une politique de génocide contre l'Afrique sub-saharienne, avec les arguments suivants (ce sont les mots de LaRouche) : « Les matières premières africaines sont à nous ! Si nous permettons à ces populations de s'accroître, elles vont les consommer elles-mêmes ! Et si nous laissons les Africains développer de la technologie, ils les consommeront encore plus rapidement. Nous devons faire quelque chose avec ces Africains et leur tendance vorace à survivre. Comment y parvenir ? En leur imposant (en finançant) un génocide ! »
(Note: le rapport de Kissinger, sur le "contrôle de la population", existe vraiment. Il énonce qu'il serait souhaitable que la population mondiale soit réduite à près de 1 milliard. Ce n'est même pas un secret conspirationiste, faites vos recherches).
Nous avons créé un monde qui ne peut plus se soutenir. L'Europe, les Etats-Unis et le Japon sont en banqueroute.
Aujourd'hui les gens ne réfléchissent plus à ce qu'ils vont apporter à l'humanité mais pensent seulement au prochain divertissement qui rendra supportable l'irréalité. Ils préférent mourir que de changer leur style de vie et de renoncer à leurs divertissements. Les gens ne changeront que si leurs rêves, leurs fantaisies, sont brisés. Nous vivons dans une caricature de la culture décadente de Rome: les gens sont assis dans l'amphithéâtre, ils lèvent le pouce ou le baissent, pour leur gladiateur favori (...) Les gens vivent en pleine fantaisie: ils payent pour voter pour leur acteur, leur sportif, leur rock-star favoris (…)
Nous avions prévu qu'un événement comme celui du 11 septembre 2001 allait se produire, c'est-à-dire qu'on organiserait, de l'intérieur aux Etats-Unis, l'équivalent de l'incendie du Reichstag pour pouvoir imposer une dictature (Lien: Reichstag: résumé; tournant de l'histoire nazie et mondiale: les ressemblances avec le 11 septembre et les cinq dernières années sont troublantes)

Notre mode de vie: insoutenable

(Cliquer pour agrandir)

"Lorsque les arbres seront tous abattus, les animaux tous exterminés, l'homme découvrira tout étonné qu'il ne se nourrit pas d'argent."
Lien:
Manière de voir 91 — JANVIER - FÉVRIER 2007 Les dossiers de la mondialisation Numéro coordonné par Bernard Cassen
LE MARCHÉ CONTRE L’ETAT . Ignacio Ramonet - Le Monde Diplomatique (Texte modifié - abrégé)

Des théories qui tuent. Quand un penseur élabore une théorie d’organisation de la société, il prend le risque qu’on lui en reproche les effets négatifs. Les dirigeants de notre monde excellent dans cet exercice de délégitimation des idées émancipatrices qui menacent leurs privilèges.
Pourtant, la plupart des économistes et des financiers, eux, n’ont jamais de comptes à rendre à la société. Mais la souffrance causée n'est pas théorique.
Nulle théorie économique n’a jamais eu d’effets aussi mortifères que celle du libre-échange (et du néolibéralisme).

Les entreprises à l’assaut du monde. Qui gouverne vraiment? Ce sont les marchés, pas les gouvernements. Ces marchés financiers sont des entités anonymes mais ils comptent aussi de très grandes entreprises bien réelles dont le chiffre d’affaires est souvent très supérieur au budget des pays (*). Elles ignorent les frontières. (*) La fortune combinée des 225 personnes les plus riches de la Terre DÉPASSE la richesse (PIB) de tous les pays africains réunis. La cause de la pauvreté n’est donc PAS l’absence de ressources, mais la cupidité. Par leur capacité de chantage sur les gouvernements, les transnationales sont devenues les vraies maîtresses du monde, soutenues par des institutions comme: Banque mondiale, Organisation de coopération et de développement économiques - OCDE, Fonds monétaire international - FMI, Commission européenne et Banque centrale européenne. (Voir aussi le message: "Follow the money")

Résistances, espérances. L’étendue des ravages sociaux et écologiques provoqués par la mondialisation néolibérale suscite des résistances : l’altermondialisme («l’autre mondialisation»). Le contre-pouvoir et la désobéissance civile apparaissent comme des leviers privilégiés du changement. On a vu plusieurs exemples brillants comme au Brésil il y a quelques années lorsque des citoyens ont ainsi repris possession de leurs terres.

Une solution: la décroissance soutenable. "La croissance infinie est impossible sur une planète à caractère fini". Le monde est devenu une course folle? Notre économie de consommation et de croissance sans fin est la principale coupable. Mais elle n’est pas une fatalité. La décroissance soutenable (on parle aussi de développement durable), deviendra la seule autre voie pour les pays riches (20 % de la population planétaire consomme 80 % des ressources naturelles).

Une économie saine ne peut vivre de son seul capital. C'est pourtant le cas des sociétés occidentales qui puisent dans les ressources naturelles communes de la planète sans tenir compte du temps nécessaire à leur renouvellement. Notre modèle économique et social se trouve déconnecté de la réalité physique et fonctionne dans le virtuel.

Les pays riches doivent s'engager dans une réduction drastique de leur production et de leur consommation. Le problème est que nos civilisations modernes, pour ne pas générer de conflits sociaux, ont besoin de cette croissance perpétuelle, et qu'il est très difficile de contrer cette cupidité attisée par des années de conditionnement publicitaire. Le tournant doit s'opérer "par le bas" (les citoyens). Plusieurs se sont laissé convaincre de régler leurs problèmes et angoisses en consommant, en achetant. Vivre simplement constitue alors un cheminement graduel et progressif que nous devons apprendre. Nous passons la majorité de notre temps à gagner, gérer et dépenser l'argent. N'y a-t-il pas une autre voie? Ouvrons nos tiroirs remplis de machins et voyons notre degré d’esclavage! "Nous devrions être définis non par nos achats et les marques que nous portons mais par les choix que nous faisons." (Extraits du film "FIGHT CLUB")http://www.simplicitevolontaire.org/abc/abc.htm

Simplicité volontaire et frugalité. La simplicité volontaire n'est pas une privation ou un rejet des plaisirs matériels. Elle permet de jouir plus de la vie et avoir le temps pour le faire. Définition de la frugalité: « Économie dans l'utilisation ou l'acquisition d'argent, de biens et provisions de toutes sortes. La réduction des dépenses inutiles d'argent et de tous les autres biens qui sont utilisés ou consommés. La frugalité implique l'usage mesuré de l'argent et des biens, mais aussi du temps. Elle n'est pas synonyme avec l'avarice. Elle permet de réduire l'endettement et protège l'environnement par une exploitation rationnelle des ressources naturelles »
http://www.simplicitevolontaire.org/abc/frugalite.htm