Rechercher dans ce blog

Affichage des articles dont le libellé est vigile. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est vigile. Afficher tous les articles

dimanche

Québec: la révolution sera moins "tranquille" cette fois

Ceci est une version raccourcie de l'EXCELLENTE ANALYSE de Richard Hir:


Tous nos centres de pouvoir en voie d’effondrement 
7 juin 2013

Les contraintes du quotidien et les manoeuvres des médias à la solde nous empêchent de voir les événements dans leur perspective. 

 

Rappelons d'abord que la Commission Charbonneau tire son origine de la Commission Bastarache, chargée de faire la lumière sur le processus de nomination des juges par le Gouvernement Charest.

 
À cette occasion, on a découvert un Jean Charest retors et finasseur en qui ils ne pouvaient pas faire confiance, et l’existence d’un système parallèle occulte dont les amis du régime étaient les grands profiteurs, au détriment de l’intérêt collectif et du bien commun.

Charest n’allait pas se remettre des accusations portées par son ancien ministre de la justice, Marc Bellemare, jugé par la population infiniment plus crédible que lui, à l’effet que son gouvernement, atteint de magouillite aiguë, était le plus corrompu que le Québec ait connu depuis des décennies (...)

Lorsque Jean Charest tente de réduire la pression en annonçant la tenue d’une enquête sur l’industrie de la construction, il obtient le contraire du résultat recherché.
Et sa tentative de limiter les pouvoirs et la portée de l’enquête se retourne contre lui, et il doit céder sur toute la ligne.


*

C’est dans ce contexte que survient le Printemps érable lorsque l’annonce de la hausse des droits de scolarité cumulée à une mauvaise gestion de la situation jettent pêle-mêle étudiants et population générale dans la rue pendant plusieurs semaines, à une échelle sans précédent au Québec. On ne parle plus de manifestations, mais d’un véritable soulèvement populaire qui ne prendra fin qu’à l’annonce des élections générales. C’est la Phase 2 du processus qui aboutit à la défaite du Gouvernement Charest le 4 septembre 2012 (...)

La tension sociale est si grande que la victoire du Parti Québécois est assombrie par un attentat terroriste contre la première ministre élue qui fait un mort et deux blessés (et pas davantage, par miracle), à l’incrédulité générale.
Un militant extrémiste anglophone est rapidement maîtrisé dans une opération qui recèle encore de troublantes zones d’ombre.

Les médias à la solde se sont efforcés par tous les moyens de minimiser la portée de l'attentat contre la Première ministre Pauline Marois, allant même jusqu’à ne pas évoquer l’hypothèse d’un attentat terroriste.

*

Dans les jours qui suivent l’élection du PQ le 4 septembre 2012, la Phase 3 du processus s’enclenche avec le début des audiences publiques de la Commission Charbonneau (...)
 
Puis on passe à la réalité avec une suite étourdissante de témoins qui viendront confirmer les dires des deux premiers, dans une série d’épisodes colorés frisant presque la caricature (l’ineffable Nicolo Milioto - Monsieur Trottoirs - en train de se bourrer les chaussettes de liasses de billets de banque (...)

Les choses se sont corsées avec les témoignages de hauts fonctionnaires de la ville de Montréal qui ont expliqué comment tout le processus d’attribution des contrats était faussé au bénéfice des firmes d’ingénieurs et des entreprises de construction organisées en cartel. On découvre alors que les dirigeants des plus grosses firmes de génie-conseil du Québec sont mouillés jusqu’au trognon dans des combines de rétro- commissions et de financement des partis politiques dont le principal bénéficiaire semble toujours être le PLQ.

Plus les travaux de la Commission avancent, plus on découvre que nos élites du monde des affaires se soucient comme d’une guigne des principes de l’éthique. 

Ce diagnostic ne se limite pas au secteur de la construction (...)

Avec les accusations de gangstérisme portées par l’Unité permanente anticorruption contre Gilles Vaillancourt, alors maire de Laval, et tous ses acolytes dont le célèbre entrepreneur Tony Accurso, on commence à comprendre que la suite va être à l’avenant, et que nous n’avons encore entraperçu qu’une petite partie de la pointe émergée de l’iceberg.

Ce matin encore, La Presse nous dévoile les dessous de l’affaire des milieux humides à Laval où l’on découvre les liens entre un entrepreneur italo-québécois de premier plan et la mafia (...)


*

Ces accointances mafieuses de l’un des plus importants chefs de file de la communauté des affaires italo-québécoise sont extrêmement préoccupantes en raison de son accès bien connu aux dirigeants libéraux, tant provinciaux que fédéraux (...)

On découvre donc dans cette séquence comment tous les centres de pouvoir de notre société se retrouvent ébranlés et discrédités à une échelle sans précédent : le pouvoir politique, les pouvoirs de l’argent, le pouvoir syndical. 

Même les pouvoirs occultes (la mafia) sont menacés par le grand déballage en cours. Leur emprise n’existe qu’à l’abri des regards indiscrets. À partir du moment où les feux se tournent sur eux, cette emprise s’évanouit instantanément (...)

Or qu’arrive-t-il à une société qui voit ainsi tous ses centres de pouvoir sombrer dans le discrédit? L’indignation fait rapidement place à la révolte, puis à la révolution, au fur et à mesure que la situation s’enlise et s’aggrave.

À la faveur de cette révolution survient un renversement de l’ordre établi, étape que nous avons cru pouvoir éviter dans les années 1960 et 1970 ("Révolution tranquille").

Pour déterminer le sort qui nous guette, il faut regarder ce qui se passe autour de nous et à quelles forces nous sommes soumis.

La première chose qu’on observe, c’est que le Québec n’est pas la seule société en crise dans le monde occidental. La plupart le sont, à des stades d’avancement divers qui pointent tous dans la même direction.

Jamais de mon vivant n’ai-je vécu une telle période de confrontations aussi généralisée sur nos grandes orientations et nos valeurs de société.

Il existe également une perception de plus en plus répandue que notre monde est arrivé à un point charnière et que nous sommes sur le bord d’un réalignement majeur, notamment sur le plan économique (...)

Or il est déjà très apparent que nous nous orientons dans le sens d’une dislocation, si l’on en juge par le nombre et la fréquence de plus en rapprochée de ses signes annonciateurs (...)

Pour y survivre, quatre exigences : concentration géographique, richesse du territoire, solidarité économique, et cohésion sociale et culturelle. Et on découvre que le Québec a d’excellentes chances de survie, car c’est exactement ce qu’il fait depuis 1608 sur le même territoire, avec les mêmes atouts.

En effet, au fil des siècles, nous nous sommes moulés dans notre territoire au point de ne faire qu’un avec lui. Par ailleurs, notre cohésion sociale et culturelle, qui constitue justement un des traits les plus forts de notre identité en raison de notre fidélité à la langue française, nous assure d’un avantage important dans un contexte d’adversité (...) 
(NOTE: La principale mission du Parti libéral, de Charest comme de Couillard, est précisément la dislocation du tissu social, voire économique du Québec, pour mieux le spolier).

*

Le Québec est engagé dans une dynamique d’ouverture à la fois pleine de promesses et de menaces (...)
Mais le multiculturalisme débridé réserve à ses partisans de très mauvaises surprises, comme on le découvre chaque jour un peu plus en Europe.

Il ne s’agit pas de se replier sur un soi ethnique frileux, mais de reconnaître qu’il est toujours plus facile de composer avec des personnes de mêmes affinités.
Et plus les circonstances sont difficiles, plus l’exigence des affinités partagées est grande.

*

Pour ceux qui aspirent à l’indépendance du Québec, la période qui s’ouvre va présenter des occasions exceptionnelles.
Jamais les forces qui s’y opposent n’auront été aussi faibles, ébranlées qu’elles seront dans leurs propres fondements, et absorbées à assurer leur survie sur tous les plans où elles se déploient.

L’occasion est belle de faire surgir de la crise actuelle le projet d’État québécois doté de ses pleins pouvoirs lancé en 1960, et abandonné dans le découragement de la défaite référendaire de 1980.
L'État, nous l'avons (chaque province canadienne est un État)
C’est le pays (la souveraineté) qu’il nous manque.

.
.

jeudi

Plainte criminelle en France contre Frère/Desmarais. Une leçon aux Québécois

Le duo Desmarais/Frère face à une plainte au criminel en France.

Voilà un autre exemple montrant comment ces "bonnes entreprises créant de l'emploi" n'hésite pas à arnaquer la population.


La plainte exige d'annuler la nomination de Jean-Pierre JOUYET au poste de D-G de la Caisse des Dépôts et Consignations.


Des arnaques corporatives semblables ont-elles été commises au Québec contre l'intérêt de la population?


Jouyet est-il l'équivalent français et tout aussi "obligé envers Desmarais" que HENRI-PAUL ROUSSEAU (Caisse de dépôts et de placements du Québec)?


".... M. JOUYET se trouverait dans une situation de conflit d’intérêts qui ne lui aurait pas permis de postuler à la CDC.
Il n’a donc rien fait, préservant les intérêts de FRÈRE et DESMARAIS, ceux de la CDC et les siens propres.
M. JOUYET a ensuite accédé à la tête de la CDC pour poursuivre dans cette voie et, pire, faire acquérir par la CDC les actifs que veulent céder FRÈRE et DESMARAIS à commencer par la participation qu’ils détiennent en GDF-SUEZ, SUEZ ENVIRONNEMENT et TOTAL.

Attention ici: Ils affichent une moins-value de plus de 2, 5 MILLIARDS € sur ces positions et leur projet est de les céder à la CDC, évidemment pas à la valeur de marché, mais avec une très confortable plus-value comme ils l’ont fait jusqu’à présent, la CDC acceptant de les débarrasser de leurs actifs en les surpayant comme cela a été le cas avec QUICK.

Le mode opératoire de JOUYET sera le même que celui utilisé lors de la fusion de GDF avec SUEZ, à savoir invoquer le patriotisme économique pour tenter de justifier ces opérations injustifiables qui coûtent des Milliards € aux contribuables.

À la lumière de ces éléments, on comprend parfaitement la volonté et surtout l’intérêt de messieurs FRERE et DESMARAIS de faire nommer leur obligé, M. JOUYET, au poste éminent de D-G de la CDC afin qu’il puisse continuer à servir leurs intérêts, c’est-à-dire étouffer l’affaire QUICK/GDFSUEZ et permettre l’acquisition, par la CDC, des actifs dont FRÈRE et DESMARAIS veulent se débarrasser."



mardi

Le quotidien La Propagande



Alain Dubuc,
(et André Pratte),

du quotidien La Propagande,

Alain, dans ton récent billet tu nous ouvres enfin les yeux: un Québec souverain aurait peut-être accès à des tables de discussion, mais attention, nous préviens-tu généreusement, ce ne seraient pas des vrais tables, LA-LA-LÈ-RE ! Voilà le clou dans le cercueil de la souveraineté!

Merci! Merci à toi et aux autres Pratte, d'apporter la lumière à la plèbe pour nous éviter de nous laisser brainwasher par toutes les Pauline Marois extrémistes.
À partir d'aujourd'hui, je ne suis plus souverainiste. À l'époque où je côtoyais Pratte, alors journaliste "ordinaire" à son cubicule ordinaire, il m'avait confié que sa carrière n'allait nulle part. On voit bien maintenant où elle va, il a trouvé sa voie, le léchage d'anus! Comme tu lui a bien appris!

Vous êtes sincèrement déprimants, subtils comme des deux par quatre, on vous voit venir des milles à l'avance.
Mais le plus comique est que votre méprisable malhonnêteté intellectuelle ne fait que bien servir la cause sur laquelle vous vargez (je vous le dis au cas où vous ne l'auriez pas encore remarqué).  
À LIRE SUR "LA VIGILE"

Allez, cashez votre chèque et mourez, mourez donc.
Pardon, je dois aller vomir.