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mercredi

Bons et moins bons coups du Parti Québécois en seulement 10 mois

BONS COUPS (en date de juillet 2013, 10 mois après l'élection):


- Fermeture de la centrale nucléaire Gentilly-2
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Abandon de la filière amiante
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Lois contre la corruption
- Loi sur le financement des partis (loi embêtante pour le Parti libéral),  

- Depuis l’arrivée du PQ, il s’est créé 49 000 emplois. Plus de 4 millions de Québécois sont au travail
- Le débat vers l'adoption de la Charte des valeurs-laïcité, - Très bonne gestion de la tragédie de Lac-Mégantic 
- Abrogation (quoique à moitié pour l'instant) de l'anglais intensif au primaire amené par le Parti libéral (pas d'urgence d'angliciser les enfants!),
- Abolition de la Loi 78
dictatoriale du Parti libéral
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L'intensification de l'enseignement de l'Histoire (obligatoire), - Élections à date fixe (quoique le PQ clame que c'est difficile à appliquer en étant minoritaire)
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Maintien de la bonification des prêts et bourses. Indexation des frais de scolarité (compromis), tel que répété durant la campagne électorale. Seuil de contribution parentale passé de $28,000 à $45,000
- 3000 logements abordables
s’ajouteront au cours des années (prévu dans le budget)
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Procureurs mandatés de trouver des preuves pour poursuivre les entreprises et récupérer l’argent volé à l’État (CEIC)
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Création de la Banque de développement économique du Québec (régions)
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Programme d’appui au développement des attraits touristiques
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Des centaines de nouvelles places en garderie
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Maternelle à 4 ans dans des zones de pauvreté pour lutter contre le décrochage scolaire
- Ottawa: Bataille pour conserver le Registre des armes à feu
- Ottawa: le PQ obtient la gestion de la main-d'oeuvre (long combat)
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Hausse du salaire minimum
- Moratoire sur gaz de schiste
dans Vallée du St-Laurent en attendant le rapport BAPE

- Récupération des permis d'exploration pétrolière sur l'Île d'Anticosti (qui avaient été DONNÉS par le Parti libéral aux amis). Bon ou mauvais coup, c'est selon.
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La deuxième phase du Registre du cancer est en cours; nouveau plan de lutte contre le cancer
- Ajout de 146 lits de soins de courte durée
à l’Hôpital Pierre-Le Gardeur, Lanaudière
- Ajout de 8M$ afin de diminuer de 22,5% l’inéquité interrégionale
dans le financement de la santé et des services sociaux
- Région des Laurentides: budget annuel supplémentaire de 1 244 500 $
pour améliorer les services aux jeunes adultes de 21 ans et plus.
Et 2 693 839 $ aux centres de réadaptation et du soutien à la famille.
- GMF: obligation d’ouvrir leurs portes les soirs et les fins de semaine
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Instauration d’un crédit d’impôt remboursable pour les activités des jeunes
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Augmentation jusqu’en 2019 de taxe compensatoire des institutions financières. Pour ceux qui ne comprennent pas: http://www.revenuquebec.ca/fr/entreprise/impot/societes/declaration/compensatoire.aspx
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Hausse du taux d’imposition des revenus excédant 100 000 $
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Fin des programmes de petites centrales hydroélectriques à cause du surplus d’électricité (sauf Val-Jalbert, eh oui!)
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Forum sur redevances minières. Réforme de la loi sur les mines
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Dépôt d’un projet de loi pour créer un comité indépendant qui aura pour mandat d’enquêter sur les incidents impliquant des policiers au Québec
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Projet d’électrification des transports
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Dépôt de nouvelle Loi 101 pour promotion de notre langue
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Révision des cours d’histoire au primaire et au secondaire
- Vote dans les établissement scolaires et les centres de formation professionnelle
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Projet de Loi 22 – Bonification du régime d’indemnisation des victimes d’actes criminels
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Annonce de la construction d’un nouvel hôpital à Baie-St-Paul
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8  millions$ dédiés à la récupération des matières recyclables dans les aires publiques.
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Projet de loi qui élargira le mandat du vérificateur général. Il pourra mettre son nez dans toutes les sociétés d’État, y compris Hydro-Québec
- Plan ambitieux de promotion de la souveraineté
http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/national/archives/2013/02/20130208-233200.html
- Gouvernance souverainiste
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Motion proposée et adoptée à l’unanimité pour l’accès aux Archives fédérales concernant la Constitution
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Investissement de 61 millions pour construction de 226 unités de logements à prix modique au Nunavik
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Construction de cinq nouvelles écoles en Montérégie (toutefois c'est à cause du boom démographique des immigrants: l'immigration nous coûte plus qu'elle rapporte)
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Construction de deux nouvelles écoles sur le territoire de Sherbrooke
- Banque de lait maternel pour prématurés
- Souveraineté alimentaire
“Nos terres agricoles sont notre richesse et notre garde-manger”
- Nouvelle Unité des soins palliatifs Portneuf
(inaugurée 26 avril)
-
Comme promis, investissement récurrent de 15 millions pour les soins palliatifs dont 11 millions pour soins à domicile, le reste aux CHSLD et centres d’hébergement
- Annulation de la hausse de 1 cent/kwh
du tarif du bloc patrimonial d’électricité du PLQ et remplacement par indexation au coût de la vie
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Investissement total de 121,7 millions au Centre femme-jeunesse-famille au CHUS
- Meilleur accès à la justice:
montant aux petites créances passe de $7,000 à $15,000
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Plan d’action pour l’industrie des pêches et l’aquaculture commerciale: investissement de 12,5 millions $ par année pour les deux prochaines années
- Le gouvernement Marois a réussi à attirer le géant britannique des effets spéciaux FRAMESTORE
à Montréal en début d’année. La société londonienne prévoit créer 200 emplois d’ici la fin de l’année à Montréal pour ainsi devenir la plus importante entreprise d’effets spéciaux au Québec.

- ERICSSON a annoncé des investissements de 1 milliards$ dans la région de Montréal
- Abolition de la règle des 15 ans pour les médicaments. Conséquence : médicaments moins chers.
- Fin des “frais accessoires” disproportionnés et non justifiés
dans les cliniques privées (gouttes à 300 $, etc.).
- Fin des PPP dans le réseau de la santé
(cinq CHSLD en PPP, construction du CHUM et du CUSM): cela ne se reproduira plus.
- 110 M $ de plus pour les services aux aînés
comme promis (budget Marceau).
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Adoption d’une réglementation pour la certification des résidences pour aînés.
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Fin du préavis de 24 h pour les visites d’inspection en CHSLD.
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Nombreuses actions en matière d’affaires autochtones
http://www.premier.gouv.qc.ca/actualites/communiques/details.asp?idCommunique=1775
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Succès de Marois au Conseil de la fédération: a réussi à convaincre ses homologues de rejeter le nouveau programme fédéral de formation de main-d’oeuvre, ET en en mars 2013, victoire de Québec dans cet important dossier qui l'opposait à Ottawa depuis plus d'un an
-
Meures pour faciliter la scolarisation au Québec des enfants migrants dont les parents sont à statut précaire
 


MOINS BONS COUPS
(Quelques contradictions avec la liste ci haut)
(CLIQUER)



dimanche

Québec: la révolution sera moins "tranquille" cette fois

Ceci est une version raccourcie de l'EXCELLENTE ANALYSE de Richard Hir:


Tous nos centres de pouvoir en voie d’effondrement 
7 juin 2013

Les contraintes du quotidien et les manoeuvres des médias à la solde nous empêchent de voir les événements dans leur perspective. 

 

Rappelons d'abord que la Commission Charbonneau tire son origine de la Commission Bastarache, chargée de faire la lumière sur le processus de nomination des juges par le Gouvernement Charest.

 
À cette occasion, on a découvert un Jean Charest retors et finasseur en qui ils ne pouvaient pas faire confiance, et l’existence d’un système parallèle occulte dont les amis du régime étaient les grands profiteurs, au détriment de l’intérêt collectif et du bien commun.

Charest n’allait pas se remettre des accusations portées par son ancien ministre de la justice, Marc Bellemare, jugé par la population infiniment plus crédible que lui, à l’effet que son gouvernement, atteint de magouillite aiguë, était le plus corrompu que le Québec ait connu depuis des décennies (...)

Lorsque Jean Charest tente de réduire la pression en annonçant la tenue d’une enquête sur l’industrie de la construction, il obtient le contraire du résultat recherché.
Et sa tentative de limiter les pouvoirs et la portée de l’enquête se retourne contre lui, et il doit céder sur toute la ligne.


*

C’est dans ce contexte que survient le Printemps érable lorsque l’annonce de la hausse des droits de scolarité cumulée à une mauvaise gestion de la situation jettent pêle-mêle étudiants et population générale dans la rue pendant plusieurs semaines, à une échelle sans précédent au Québec. On ne parle plus de manifestations, mais d’un véritable soulèvement populaire qui ne prendra fin qu’à l’annonce des élections générales. C’est la Phase 2 du processus qui aboutit à la défaite du Gouvernement Charest le 4 septembre 2012 (...)

La tension sociale est si grande que la victoire du Parti Québécois est assombrie par un attentat terroriste contre la première ministre élue qui fait un mort et deux blessés (et pas davantage, par miracle), à l’incrédulité générale.
Un militant extrémiste anglophone est rapidement maîtrisé dans une opération qui recèle encore de troublantes zones d’ombre.

Les médias à la solde se sont efforcés par tous les moyens de minimiser la portée de l'attentat contre la Première ministre Pauline Marois, allant même jusqu’à ne pas évoquer l’hypothèse d’un attentat terroriste.

*

Dans les jours qui suivent l’élection du PQ le 4 septembre 2012, la Phase 3 du processus s’enclenche avec le début des audiences publiques de la Commission Charbonneau (...)
 
Puis on passe à la réalité avec une suite étourdissante de témoins qui viendront confirmer les dires des deux premiers, dans une série d’épisodes colorés frisant presque la caricature (l’ineffable Nicolo Milioto - Monsieur Trottoirs - en train de se bourrer les chaussettes de liasses de billets de banque (...)

Les choses se sont corsées avec les témoignages de hauts fonctionnaires de la ville de Montréal qui ont expliqué comment tout le processus d’attribution des contrats était faussé au bénéfice des firmes d’ingénieurs et des entreprises de construction organisées en cartel. On découvre alors que les dirigeants des plus grosses firmes de génie-conseil du Québec sont mouillés jusqu’au trognon dans des combines de rétro- commissions et de financement des partis politiques dont le principal bénéficiaire semble toujours être le PLQ.

Plus les travaux de la Commission avancent, plus on découvre que nos élites du monde des affaires se soucient comme d’une guigne des principes de l’éthique. 

Ce diagnostic ne se limite pas au secteur de la construction (...)

Avec les accusations de gangstérisme portées par l’Unité permanente anticorruption contre Gilles Vaillancourt, alors maire de Laval, et tous ses acolytes dont le célèbre entrepreneur Tony Accurso, on commence à comprendre que la suite va être à l’avenant, et que nous n’avons encore entraperçu qu’une petite partie de la pointe émergée de l’iceberg.

Ce matin encore, La Presse nous dévoile les dessous de l’affaire des milieux humides à Laval où l’on découvre les liens entre un entrepreneur italo-québécois de premier plan et la mafia (...)


*

Ces accointances mafieuses de l’un des plus importants chefs de file de la communauté des affaires italo-québécoise sont extrêmement préoccupantes en raison de son accès bien connu aux dirigeants libéraux, tant provinciaux que fédéraux (...)

On découvre donc dans cette séquence comment tous les centres de pouvoir de notre société se retrouvent ébranlés et discrédités à une échelle sans précédent : le pouvoir politique, les pouvoirs de l’argent, le pouvoir syndical. 

Même les pouvoirs occultes (la mafia) sont menacés par le grand déballage en cours. Leur emprise n’existe qu’à l’abri des regards indiscrets. À partir du moment où les feux se tournent sur eux, cette emprise s’évanouit instantanément (...)

Or qu’arrive-t-il à une société qui voit ainsi tous ses centres de pouvoir sombrer dans le discrédit? L’indignation fait rapidement place à la révolte, puis à la révolution, au fur et à mesure que la situation s’enlise et s’aggrave.

À la faveur de cette révolution survient un renversement de l’ordre établi, étape que nous avons cru pouvoir éviter dans les années 1960 et 1970 ("Révolution tranquille").

Pour déterminer le sort qui nous guette, il faut regarder ce qui se passe autour de nous et à quelles forces nous sommes soumis.

La première chose qu’on observe, c’est que le Québec n’est pas la seule société en crise dans le monde occidental. La plupart le sont, à des stades d’avancement divers qui pointent tous dans la même direction.

Jamais de mon vivant n’ai-je vécu une telle période de confrontations aussi généralisée sur nos grandes orientations et nos valeurs de société.

Il existe également une perception de plus en plus répandue que notre monde est arrivé à un point charnière et que nous sommes sur le bord d’un réalignement majeur, notamment sur le plan économique (...)

Or il est déjà très apparent que nous nous orientons dans le sens d’une dislocation, si l’on en juge par le nombre et la fréquence de plus en rapprochée de ses signes annonciateurs (...)

Pour y survivre, quatre exigences : concentration géographique, richesse du territoire, solidarité économique, et cohésion sociale et culturelle. Et on découvre que le Québec a d’excellentes chances de survie, car c’est exactement ce qu’il fait depuis 1608 sur le même territoire, avec les mêmes atouts.

En effet, au fil des siècles, nous nous sommes moulés dans notre territoire au point de ne faire qu’un avec lui. Par ailleurs, notre cohésion sociale et culturelle, qui constitue justement un des traits les plus forts de notre identité en raison de notre fidélité à la langue française, nous assure d’un avantage important dans un contexte d’adversité (...) 
(NOTE: La principale mission du Parti libéral, de Charest comme de Couillard, est précisément la dislocation du tissu social, voire économique du Québec, pour mieux le spolier).

*

Le Québec est engagé dans une dynamique d’ouverture à la fois pleine de promesses et de menaces (...)
Mais le multiculturalisme débridé réserve à ses partisans de très mauvaises surprises, comme on le découvre chaque jour un peu plus en Europe.

Il ne s’agit pas de se replier sur un soi ethnique frileux, mais de reconnaître qu’il est toujours plus facile de composer avec des personnes de mêmes affinités.
Et plus les circonstances sont difficiles, plus l’exigence des affinités partagées est grande.

*

Pour ceux qui aspirent à l’indépendance du Québec, la période qui s’ouvre va présenter des occasions exceptionnelles.
Jamais les forces qui s’y opposent n’auront été aussi faibles, ébranlées qu’elles seront dans leurs propres fondements, et absorbées à assurer leur survie sur tous les plans où elles se déploient.

L’occasion est belle de faire surgir de la crise actuelle le projet d’État québécois doté de ses pleins pouvoirs lancé en 1960, et abandonné dans le découragement de la défaite référendaire de 1980.
L'État, nous l'avons (chaque province canadienne est un État)
C’est le pays (la souveraineté) qu’il nous manque.

.
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vendredi

PROPAGANDE CANADIENNE CONTRE LE QUÉBEC - SONDAGES BIDON

La Cinquième colonne fédéraliste à l’oeuvre

SONDAGES BIDON DE CROP/LA PRESSE, ET PLUS.PAR RICHARD LE HIR.
 

URGENCE DE PRENDRE CONSCIENCE ET DÉNONCER.

L’intensité des manoeuvres en cours pour déstabiliser le gouvernement Marois et provoquer sa chute de manière à étouffer de façon définitive toute velléité d’indépendance au Québec.

Il ne s’agit pas uniquement de manoeuvres partisanes pour permettre à un autre parti, le PLQ ou la CAQ, de prendre le pouvoir. Il s’agit de manoeuvres de sape délibérément orchestrées par un groupe de personnes convaincues de la supériorité de leur option qui sont prêtes à utiliser tous les moyens et toutes les tactiques, aussi déloyales soient-elles, pour parvenir à leurs fins.



Ç
a donne une bonne idée du degré de putasserie auquel en est désormais réduite La Presse (Desmarais/Power Corp), et CROP, une maison de sondages autrefois très respectable.


mercredi

Québec: Zachary Richard dénonce la haine propagée par le Canada anglais

(Version corrigée 2014)

Texte de Zachary Richard (Acadien francophone d'origine), après l'attentat du Métropolis contre Pauline Marois.
Merci, M. Richard, au nom de tous les Québécois et de toute la francophonie, au nom de la liberté.


 

« J’ai été choqué ce matin d’apprendre que la soirée de victoire du Parti Québécois fut bouleversée par des coups de feu. Près de la porte arrière du Métropolis, l’entrée des artistes par laquelle j’ai passé maintes fois, un homme habillé de peignoir bleu et cagoule a ouvert le feu, faisant un mort et un blessé. 

Madame Marois qui donnait son discours au moment où les coups de feu sont éclatés, s’est fait conduire hors de la scène par deux agents de police. Elle est revenue plus tard pour calmer ses supporters.


Dans le contexte de ce monde fou, ce n’est pas si surprenant que la folie arrive à notre porte après tout. Mais ce qui m’inquiète et qui me dégoûte est la réaction de certains suite à cet événement tragique.

Pendant que le tueur se faisait transporter par la police, il criait : « Les Anglais se réveillent. C’est la vengeance des Anglais. » On traite clairement avec un fou, mais il semble que la folie se propage.

Dans les instants suivant le drame, une page Facebook a été créée pour réclamer la démission de Pauline Marois. Le créateur de la page, qui a rapidement accumulé 300 adeptes, stipulait que les événements du Métropolis démontrent que la présence du PQ à la tête de la province ne peut que provoquer de la violence.

Pire encore est la réaction du Globe and Mail, journal Torontois, où on peut lire que « Les Séparatistes créent un cauchemar au Québec. »

Dans un éditorial du 5 septembre on trouve un point de vue haineux, basé sur des préjugés et qui ne mérite que du dédain : « Certainement les Canadiens raisonnables seront d’accords qu’une victoire du Parti Québécois sera extrêmement néfaste pour le Québec et le Canada. La campagne a dévoilé la vision irrationnelle, extrémiste et même perverse de Pauline Marois et ses supporters séparatistes. Ils n’aiment pas le Canada. Ils n’aiment pas la richesse. Ils n’aiment pas l’innovation. Il semble que même ils n’aiment pas les gens qui ne les ressemblent pas ou qui ne parlent pas comme eux. »

S’il y a cauchemar créé, ce n'est pas par le Parti Québécois mais par des journalistes irresponsables qui propagent des propos inflammatoires.

La nouvelle de l’événement fait le tour du monde et vient assombrir la victoire du Parti Québécois. Mais ce qui est dangereux c’est d'insinuer que ceci est la faute du Parti Québécois, et que les séparatistes ne sont que des terroristes. Ce qui me dérange c’est que cet événement peut engendrer la peur.

Je voyage souvent à Moncton, Nouveau-Brunswick où j’observe un phénomène dérangeant parfois.

En entrant dans un ascenseur, ou en rencontrant quelqu’un dans la rue, on a (au moins j’ai) un moment d’hésitation. S’il s’agit de s’adresser à un inconnu, on parle en anglais, ou on dit « Hello » sans accent, créant délibérément une ambiguïté linguistique et donc culturelle. Ceci dans la crainte de déranger.

Pendant une grande partie de leur histoire, les francophones de l’Acadie s’effaçaient et les vestiges de cette auto-dégradation se manifeste toujours dans un gène qui s’éveille en public devant des inconnus. Il ne faudra pas qu’une pareille chose s’installe à Montréal. Il ne faudrait pas qu’on devienne réticent à parler une langue, quelque soit la langue. Il ne faudra pas que les communautés linguistiques deviennent des groupes ennemis. Il ne faudra pas que le choix de parler le français nous mette dans une position antagoniste par rapport aux Anglophones. Et surtout il ne faudra pas que les Anglophones imaginent que les Francophones sont leurs ennemis.


On ne peut pas permettre à un fou de déstabiliser la communauté. On ne peut pas permettre à nos passions de nous conduire vers la haine. La ligne de combat de la société québécoise ne se démarque pas entre Anglais et Français, mais entre la tolérance et le préjugé.

Au lieu de jeter l’huile sur le feu, le Globe and Mail aurait mieux fait de féliciter Pauline Marois pour sa victoire, une victoire démocratique et sans contestation. On aurait mieux fait de la féliciter d’être la première femme chef d’état du Québec. On aurait mieux fait de lui souhaiter bonne chance et courage dans l’épreuve de son mandat. 

Le début est assez mouvementé, mais il se peut fort bien qu’une femme va pouvoir gouverner avec plus de calme. C’est ce que je lui souhaite.


dimanche

Permutation des pneus

Tout simplement pissant (Mario Dumont brassait récemment les cartes de son cabinet dans une tentative de revigorer son parti en chute libre.)
Par Garnotte.


Pendant que j'y suis, une autre excellente de Garnotte:

(Jean Charest - PL, Pauline Marois -PQ, Mario Dumont - ADQ)








Bravo Michel Garneau pour les petits éclairs de génie.