lundi
Étude de la Bible (étonnant!)
Quelques jours plus tard, un auditeur lui adressa une lettre ouverte qui disait :
« Merci de mettre autant de ferveur à éduquer les gens à la Loi de Dieu. J’apprends beaucoup à l’écoute de votre programme et j’essaie d’en faire profiter tout le monde.
J’aurais besoin de conseils quant à d’autres lois bibliques.
1.
Par exemple, je souhaiterais vendre ma fille comme servante, tel que prescrit par la Bible (Exode, chapitre 21, verset 7). À votre avis, quel serait le meilleur prix?
2.
La Bible enseigne aussi (Lévitique, chapitre 25, verset 44) que je peux posséder des esclaves, hommes ou femmes, à condition qu’ils soient achetés dans des nations voisines. Un ami affirme que ceci est applicable aux mexicains, mais pas aux canadiens. Pourriez-vous m’éclairer sur ce point? Pourquoi est-ce que je ne peux pas posséder des esclaves canadiens?
3.
J’ai un voisin qui tient à travailler le samedi. La Bible (Exode, chapitre 35, verset 2) dit clairement qu’il doit être condamné à mort. Devrais-je le tuer moi-même? Pourriez-vous me soulager de cette question gênante d’une quelconque manière ?
4.
Autre chose : le Lévitique, chapitre 21, verset 18, dit qu’on ne peut pas s’approcher de l’autel de Dieu si on a des problèmes de vue. J’ai besoin de lunettes pour lire. Mon acuité visuelle doit-elle être de 100%? Serait-il possible de revoir cette exigence à la baisse?
5.
Un de mes amis pense que même si c’est abominable de manger des fruits de mer selon la Bible (Lévitique 11:10), l’homosexualité est encore plus abominable. Je ne suis pas d’accord. Pouvez-vous régler notre différend?
6.
La plupart de mes amis de sexe masculin se font couper les cheveux, y compris autour des tempes, alors que c’est expressément interdit par la Bible (Lévitique 19:27). Comment doivent-ils mourir?
7.
Je sais que la Bible ne me permet aucun contact avec une femme tant qu’elle est dans sa période de règles (Lévitique. 15:19-24). Le problème est : comment le dire? J’ai essayé de demander, mais la plupart des femmes s’en offusquent…
8.
Quand je brûle un taureau sur l’autel du sacrifice, je sais que l’odeur qui se dégage est apaisante pour le Seigneur, nous dit la Bible (Lévitique. 1:9). Le problème, c’est mes voisins : ils trouvent que cette odeur n’est pas apaisante pour eux. Dois-je les châtier en les frappant?
9.
Un dernier conseil. Mon oncle ne respecte pas ce que dit le Lévitique, chapitre 19, verset 19, en plantant deux types de culture différents dans le même champ, de même que sa femme qui porte des vêtements faits de différents tissus, coton et polyester. De plus, il passe ses journées à médire et à blasphémer. Est-il nécessaire d’aller jusqu’au bout de la procédure embarrassante de réunir tous les habitants du village pour lapider mon oncle et ma tante, comme le prescrit le Lévitique, chapitre 24, versets 10 à 16?
Ne pourrait-on pas plutôt les brûler vifs au cours d’une simple réunion familiale privée, comme ça se fait avec ceux qui dorment avec des parents proches, tel qu’il est indiqué dans le livre sacré, chapitre 20, verset 14?
Je sais que vous avez étudié à fond tous ces cas, aussi ai-je confiance en votre aide.
Merci encore de nous rappeler que la loi de Dieu est éternelle et inaltérable.
Votre disciple dévoué et fan admiratif. »
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dimanche
Barbecue, sexe, livre d'Urantia
D'UN CÔTÉ, je suis très pessimiste face à ma planète arriérée où je vis la portion "charnelle" de mon existence potentiellement éternelle. De plus en plus, je suis en réaction contre la majorité "endormie" qui m'entoure (en termes de conscience), les égocentriques inconscients qui se contentent de dire "la vie est courte, aussi bien en profiter", que je suis incapable de supporter. Néanmoins cette vie est la maternelle de mon éternité: elle est souvent affligeante mais les apprentissages que j'y fais sont fondamentaux pour pleinement développer la suite de ma carrière.
D'UN AUTRE CÔTÉ, je suis optimiste à cause de ma confiance sur la suite de ma vie (de ma "carrière"), une fois que je serai débarrassé de mon corps d'os, de chair et de sang. Je suis optimiste à l'idée de continuer ma carrière dans mon "prochain" corps. Ce "prochain corps" n'est pas bêtement fantomatique, car il est partiellement matériel mais plus évolué que le charnel. Je ne dis pas non plus que tout deviendra paradisiaque à ma mort (le paradis existe, mais on n'y accède pas immédiatement à la mort). Reste que ce passage nous permet d'accéder à un niveau beaucoup moins arriéré. Attention, je ne parle pas de réincarnation, ça n'existe pas.
Curieusement, je viens de relire la liste des "40 choses à faire pour éviter le stress" que j'ai publiée sur mon blogue, et voici le numéro 40: "Soyez enclin à pardonner envers les événements et les gens. Acceptez le fait que nous vivons dans un monde imparfait." J'ajouterais: "La perfection n'est pas le début, c'est l'objectif." (livre d'Urantia)
À propos de "arriéré":
Vous savez que j'étudie le livre d'Urantia (c'est le nom de notre planète). Il utilise deux fois le mot "arriéré" pour décrire notre planète. Au début, ça m'a vexé car comme la révélation d'Urantia vient des administrateurs de notre monde (des êtres célestes d'un autre ordre, des anges, si on veut), je m'attendais à des mots plus consolateurs (et le livre en contient).
Puis, je me suis dit que ces révélateurs ne nous disent que la simple vérité: tout dans l'univers est évolution. Ainsi, notre planète est arriérée comparée à d'autres, mais ça peut changer subitement, surtout à notre époque où le monde rétrécit considérablement avec les technologies de l'information, les voyages, les chocs des cultures.
Voici les deux extraits (certains mots sont uniques à ce livre) où on voit le mot "arriéré":
P.598 Si vous pouviez être transportés de votre monde arriéré et plein de confusion sur quelque planète normale se trouvant actuellement dans l'âge postérieur au Fils d'effusion, vous vous croiriez transférés au "ciel" de vos traditions. Vous auriez peine à croire que vous observez les agissements évolutionnaires normaux d'une sphère habitée par des hommes. Ces mondes sont placés dans les circuits spirituels de leur royaume ; ils bénéficient de tous les avantages des télédiffusions de leur univers et des services de réflectivité de leur superunivers.
P.624 Si vous pouviez seulement visiter une planète à un stade avancé de développement, vous saisiriez vite les raisons qui motivent une réception différenciée des ascendeurs sur les mondes des maisons et sur les mondes morontiels supérieurs. Vous comprendriez aisément que des êtres quittant ces sphères hautement évoluées sont prêts à reprendre leur ascension vers le Paradis bien avant la moyenne des mortels arrivant d'un monde désordonné et arriéré comme Urantia.
P. 934 Une vieille superstition assurait que les femmes faisaient pousser de meilleures plantes que les hommes; elles étaient des mères. Dans bien des tribus arriérées d'aujourd'hui, les hommes font cuire la viande et les femmes les légumes.
En effet, combien de fois voit-on une femme s'occuper du BBQ? Ce genre de remarque foisonne dans le livre, à côté de concepts bien plus complexes...
Pendant que j'y suis, à mon énorme surprise, nulle part dans les 2097 pages du livre voit-on les mots homosexuel ou homosexualité. Ce seul fait est une preuve en soi que ce livre n'a pu être écrit par un un juif, un chrétien, un catholique ou un musulman: aucun d'eux n'écrirait un livre spirituel de 2000 pages sans frapper au moins une fois sur le clou de la sexualité, surtout l'homosexualité. Par contre le mot "bisexualité" apparait une fois ou deux, mais pas pour parler des gens qui couchent avec les deux sexes.
À propos, le mot sexualité apparaît deux fois. Voici l'un des deux passages, expliquant que la morale apparaît chez le jeune, pas en lien avec la sexualité, mais avec des idéaux plus élevés, ce que je trouve agréablement étonnant: :
P.1131 Le terrain évolutionnaire du mental humain dans lequel germe la semence de la religion révélée est la nature morale qui donne de si bonne heure naissance à une conscience sociale. Les premières incitations de la nature morale d'un enfant ne concerne pas la sexualité, la culpabilité ou l'orgueil personnel, mais plutôt des impulsions de justice et d'équité, un besoin de bienveillance de ministère secourable auprès de ses compagnons. Quand de tels éveils moraux précoces sont nourris, il se produit un développement graduel de la vie religieuse, relativement dégagé de conflits, de bouleversements et de crises.