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vendredi

Je vide mon sac sur l'amitié trahie, les syndicats, les manifestations, le moronisme de père en fils


La présente s’adresse à R.D. ex-ami pompier et chauffeur de trucks. Mais plusieurs autres pourraient s'y reconnaître aussi.

Pendant environ 20 ans je comptais R.D. comme un ami alors qu'il était surtout une fréquentation parce que sa conjointe N.M. est une amie d’enfance à moi.
Mais après qu’ils se soient séparés vers 2003 je ne l’ai plus revu sauf accidentellement.

Moi qui pensais qu'il était un peu moron… Diantre, j’avais raison. 
Je ne nie pas qu’on a bien rigolé, mais quelle déception quand même. En même temps, quel rehaussement de conscience pour moi.

Voici ce qui s’est passé : en 2012 le moron est réapparu sur mon Facebook pour critiquer le fait qu’on ne peut pas voir mon visage sur mes photos. Je regrette de ne pas avoir fait de capture d’écran.

En effet, sur toutes mes photos depuis 2005, on ne voit pas mon visage, parce que je suis de dos, ou que je cache mon visage avec mes mains, un chapeau ou autrement.
Pourquoi je fais cela? 
L’idée m’est venue tout bonnement en voyant les photos de voyage des gens qui se montrent avec l’air de dire «j’étais là!» Moi, en me cachant, j’ai voulu dire : «Oui, j’étais là, mais ma personne est secondaire dans cette photo.» C'est donc simplement pour faire original, mais aussi une question de vie privée.

Je l'ai bien expliqué au moron sur mon Facebook.
Mais apparemment pour lui c’était trop compliqué à comprendre, car sur mon Facebook il m’a traité de "lâche" et de "pas de couilles". 
Il a même précisé que j’étais un lâche comme certains manifestants (les manifestations de 2012) qu'il appelle ma "clique de lâches" qui se masquaient pour se protéger des abus policiers.

Pourtant la seule manifestation à laquelle j'ai prit part est celle du 22 mai 2012 qui a rassemblé 250 000 personnes de façon pacifique dans les rues de Montréal, et je n’étais pas masqué. Évidemment Roger n’a rien à dire sur les lâches policiers ARMÉS qui masquaient leurs numéros matricule avec du ruban pour mieux tabasser les citoyens sans être inquiétés. 

Ainsi, tous ceux qui ne montrent pas leur visage sont des lâches, et cela fait de lui un exemple de «courage» parce qu’il montre le sien. Il faut savoir que le moron est pompier et qu'il est donc comme cul et chemise avec les policiers, donc brainwashé en conséquence. 


Le poltron était d’ailleurs heureux de voir ses copains policiers tabasser les manifestants jeunes et vieux. Ils sont solidaires entre eux, les morons.
N’espérez rien d'eux pour améliorer le monde. Ils n’y tiennent pas, SAUF s’il s’agit d’améliorer LEUR salaire, LEUR pension, LEURS assurances. L’égoïsme et la lâcheté en système.


Ce conflit étudiant a donc permis de départager d’un côté les progressistes en quête d’équité, et de l’autre côté les réactionnaires comme R.D. 
Que voulez-vous, quand on est moron, syndiqué, sexiste, inculte de père en fils, on n’aime pas le changement, surtout si ça implique de perdre tel privilège personnel au profit du mieux-être de la société.

Je ne suis pas contre les syndicats. Ils sont utiles, et ils l’ont été particulièrement dans les premiers temps de leur existence.
Mais de nos jours les syndicats - surtout les syndiqués - ne s’occupent pas beaucoup des pauvres, des chômeurs, des laissés-pour-compte. 
Ils n’en ont rien à foutre, tant qu’ils ont leurs beaux coussins. 
Et plus ils sont poltrons au cul mou, plus ils ont besoin de meilleurs coussins.

Pareil pour R.D. Le moronisme, la phallocratie, le sexisme, la pêche et la bière, ça se passe de père en fils. Il y a pourtant moyen de briser ce moule; je le sais, je l’ai fait avec mon père.

Je réalise que c’est un pathétique réactionnaire depuis toujours. 
Probablement depuis que son père lui a appris. 
Certains sont devenus encore plus morons depuis qu’ils se sont retrouvés blindés dans une convention collective. 
« J’ai ma permanence, ma pension, mes assurances. Payez, vous autres.
On a manifesté pour avoir notre blindage, mais VOUS n’avez pas le droit de manifester.
NOUS avons manifesté avec courage, mais VOUS manifestez avec lâcheté. »
Voilà comment "pense" le ti-coune.

C’est pour ça que le moron et sa bande de réactionnaires ont pété un plomb avec la crise étudiante : ils traitent les étudiants de "bébés gâtés" (voir "projection" dans le dictionnaire!) et répétons-le, ils ne VEULENT PAS de changements, SAUF si c’est à LEUR avantage.

En plus d’être égoïste, le poltron est jaloux car ces étudiants veulent accéder à des études supérieures qu’il n’a pas été capable de faire et n’aura jamais (la formation de pompier, même donnée dans une université, ne figure pas parmi les études supérieures). 
« Et s’ils prenaient notre place? » se demande le petit pissou égocentrique.

Et aux citoyens qui trouvent que les employés municipaux sont trop bien traités (avec l’argent de la majorité), voici la brillante analyse du moron et de sa gang: 

«Oui notre régime de retraite est généreux, mais les jaloux n'avaient qu'à faire leur cours pour être policier, pompier, évaluateur, etc. » 

Il a même le culot d’ajouter le plus sérieusement du monde : 
« Ce sont les meilleurs, les plus compétents qui ont été choisis, ils méritent leurs conditions (sous-entendu: les autres méritent leur merde). »

Revenant au sujet principal du présent texte, je ne me considère pas comme un grand rancunier, mais je tiens de mon père une excellente mémoire. Et surtout, ces insultes publiques sur Facebook passent très mal quand elles viennent d’un poltron sans aucune envergure qui, depuis l’adolescence, essaie de se valoriser au dépend d’autrui en essayant de passer pour plus courageux que les autres et qu’il ne l’est vraiment. 
Ça passe mal.

Sur le plan psychologique, néanmoins, c’est intéressant. 
Pissou et fragile sous le pathétique masque de confiance phallique. 
Qui sait, peut-être qu’en tant que grand sec un peu niais, il s’est déjà fait barber, ou simplement qu’il était complexé. 
En tout cas on peut supposer un petit problème d’estime de soi, mais au moins il a un jour décidé de le «régler» en devenant pompier, un métier considéré par la société comme étant plus masculin que d’autres, et demandant un certain "courage". 
Pourtant, en Afrique noire où j’ai travaillé quelques années, je ne lui donnerais pas un mois.

C’est ainsi que notre pissou s’est placé au-dessus de ceux qu’il traite de "lâches" et de "pas de couilles". 
Et à force d’y croire, le poltron a fini par conclure qu’il était lui-même un exemple de courage. 
La "preuve", tenez-vous bien : on voit son visage sur son Facebook!
Et JAMAIS il ne s'excusera, car ce serait admettre sa FAIBLESSE.

Dans le fond, je le trouve courageux d’afficher son visage sur Facebook, quand on voit toute l’insignifiance dont il y fait preuve à grands coups de "LOL" ou de jokes de blondes, de cul, de bière, de chars. 
Et ça se permet de juger les autres.

Il montre « bravement » sa photo, mais en réalité il s’est toujours caché comme un gamin poltron derrière des mécanismes de défense, ou derrière des bénéfices syndicaux que d’autres ont gagné à sa place, ou surtout derrière ses préjugés dégoulinants d’ignorance dont on n’espère qu’ils ne les transmettra pas à sa progéniture.

Difficile de ne pas éprouver de mépris, aussi bon chrétien que je fusse.

Tu me trouves lâche? Je te répéterais sans problème chaque ligne de ce texte en pleine face si l’occasion se présente.

1 commentaire:

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