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lundi

Notre mode de vie: insoutenable

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"Lorsque les arbres seront tous abattus, les animaux tous exterminés, l'homme découvrira tout étonné qu'il ne se nourrit pas d'argent."
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Manière de voir 91 — JANVIER - FÉVRIER 2007 Les dossiers de la mondialisation Numéro coordonné par Bernard Cassen
LE MARCHÉ CONTRE L’ETAT . Ignacio Ramonet - Le Monde Diplomatique (Texte modifié - abrégé)

Des théories qui tuent. Quand un penseur élabore une théorie d’organisation de la société, il prend le risque qu’on lui en reproche les effets négatifs. Les dirigeants de notre monde excellent dans cet exercice de délégitimation des idées émancipatrices qui menacent leurs privilèges.
Pourtant, la plupart des économistes et des financiers, eux, n’ont jamais de comptes à rendre à la société. Mais la souffrance causée n'est pas théorique.
Nulle théorie économique n’a jamais eu d’effets aussi mortifères que celle du libre-échange (et du néolibéralisme).

Les entreprises à l’assaut du monde. Qui gouverne vraiment? Ce sont les marchés, pas les gouvernements. Ces marchés financiers sont des entités anonymes mais ils comptent aussi de très grandes entreprises bien réelles dont le chiffre d’affaires est souvent très supérieur au budget des pays (*). Elles ignorent les frontières. (*) La fortune combinée des 225 personnes les plus riches de la Terre DÉPASSE la richesse (PIB) de tous les pays africains réunis. La cause de la pauvreté n’est donc PAS l’absence de ressources, mais la cupidité. Par leur capacité de chantage sur les gouvernements, les transnationales sont devenues les vraies maîtresses du monde, soutenues par des institutions comme: Banque mondiale, Organisation de coopération et de développement économiques - OCDE, Fonds monétaire international - FMI, Commission européenne et Banque centrale européenne. (Voir aussi le message: "Follow the money")

Résistances, espérances. L’étendue des ravages sociaux et écologiques provoqués par la mondialisation néolibérale suscite des résistances : l’altermondialisme («l’autre mondialisation»). Le contre-pouvoir et la désobéissance civile apparaissent comme des leviers privilégiés du changement. On a vu plusieurs exemples brillants comme au Brésil il y a quelques années lorsque des citoyens ont ainsi repris possession de leurs terres.

Une solution: la décroissance soutenable. "La croissance infinie est impossible sur une planète à caractère fini". Le monde est devenu une course folle? Notre économie de consommation et de croissance sans fin est la principale coupable. Mais elle n’est pas une fatalité. La décroissance soutenable (on parle aussi de développement durable), deviendra la seule autre voie pour les pays riches (20 % de la population planétaire consomme 80 % des ressources naturelles).

Une économie saine ne peut vivre de son seul capital. C'est pourtant le cas des sociétés occidentales qui puisent dans les ressources naturelles communes de la planète sans tenir compte du temps nécessaire à leur renouvellement. Notre modèle économique et social se trouve déconnecté de la réalité physique et fonctionne dans le virtuel.

Les pays riches doivent s'engager dans une réduction drastique de leur production et de leur consommation. Le problème est que nos civilisations modernes, pour ne pas générer de conflits sociaux, ont besoin de cette croissance perpétuelle, et qu'il est très difficile de contrer cette cupidité attisée par des années de conditionnement publicitaire. Le tournant doit s'opérer "par le bas" (les citoyens). Plusieurs se sont laissé convaincre de régler leurs problèmes et angoisses en consommant, en achetant. Vivre simplement constitue alors un cheminement graduel et progressif que nous devons apprendre. Nous passons la majorité de notre temps à gagner, gérer et dépenser l'argent. N'y a-t-il pas une autre voie? Ouvrons nos tiroirs remplis de machins et voyons notre degré d’esclavage! "Nous devrions être définis non par nos achats et les marques que nous portons mais par les choix que nous faisons." (Extraits du film "FIGHT CLUB")http://www.simplicitevolontaire.org/abc/abc.htm

Simplicité volontaire et frugalité. La simplicité volontaire n'est pas une privation ou un rejet des plaisirs matériels. Elle permet de jouir plus de la vie et avoir le temps pour le faire. Définition de la frugalité: « Économie dans l'utilisation ou l'acquisition d'argent, de biens et provisions de toutes sortes. La réduction des dépenses inutiles d'argent et de tous les autres biens qui sont utilisés ou consommés. La frugalité implique l'usage mesuré de l'argent et des biens, mais aussi du temps. Elle n'est pas synonyme avec l'avarice. Elle permet de réduire l'endettement et protège l'environnement par une exploitation rationnelle des ressources naturelles »
http://www.simplicitevolontaire.org/abc/frugalite.htm

1 commentaire:

  1. Bonne réflexion,surtout le bébé dans le sac, cest vrai que ça commence à un age tres jeune, le conditionnement mental pour la consommation..
    Interessant aussi l'idée de "decroissance", je pense qu'on n'aura plus le choix bientot. Il faut changer nos habitude une par une, un par un.
    DENIS

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