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lundi

Liste: les participants au vol du référendum sur l'indépendance du Québec, contre tous les Québécois

Voir aussi les plus gros fraudeurs: le Parti libéral du Canada et ses amis a fraudé 

massivement dans ce scandale qui se déroula de 1997 à 2003. Les fonds PUBLIC 

investis  illégalement par l'entourage du Parti libéral pour contrer le référendum ont 

été évalués en 2005 à 332 millions$.


Communiqué

Référendum du 30 octobre 1995

Le Directeur général des élections du Québec, monsieur Pierre-F. Côté, c.r., rend public aujourd’hui le nom des personnes ou des entreprises qui ont reçu à ce jour des constats d’infraction à la suite des enquêtes qu’il a menées relativement aux bulletins rejetés, à la "Marche pour l’unité" et au vote d’étudiants de l’Université Bishop qui n’étaient pas domiciliés au Québec.

Au total, 118 constats d’infraction ont été délivrés à l’encontre de 80 personnes et de 11 entreprises.
Bulletins rejetés
Les personnes dont les noms suivent, au nombre de 28, ont reçu un constat parce qu’elles auraient, en leur qualité de scrutateur, rejeté de façon "manifestement déraisonnable" des bulletins de vote valides. Cette infraction constitue une manoeuvre électorale frauduleuse et l’amende minimale prévue est de 100$.
Chomedey
Suzanne Bélair
Marie-Michèle Benoit
Natacha Bergeron
Patrick Bonhomme
Patrick Bonin
Patrick Boucher
Jonatan Coutu
Catherine Cyr
Maxime Darveau
Janie Fortin
Sylvain Fourier
Raynald Fournier

Louise Gallant
Johane Lacoste
Line Lapointe
Mathieu Lefebvre
Richard Lemay
Stéphane Marcoux
Diane Martel
Diane Mathieu
Manon Poirier
Claire Renaud
Benoit Vachon
Christian Vachon
Laurier-Dorion
Denis Guay
Marguerite-Bourgeoys
Sophie Gravel
Johanne Morin
Karen Therrien

Quant à Réal W. Lafontaine, délégué officiel pour le Comité national pour le OUI dans la circonscription électorale de Chomedey et à Robert Massé, délégué officiel pour le Comité national pour le OUI dans la circonscription électorale de Marguerite-Bourgeoys, ils ont reçu respectivement 22 et 3 constats d’infraction. Ces constats leur reprochent d’avoir aidé les scrutateurs susmentionnés à agir à l’encontre de la loi par les séances d’information qu’ils ont dispensées. Ces infractions constituent des manoeuvres électorales frauduleuses.
Si ces personnes sont reconnues coupables, elles perdront notamment leur droit de se livrer à un travail de nature partisane, de voter et d’être candidates à une élection pour une durée de cinq ans.

"Marche pour l’unité"
Onze constats d’infraction ont été signifiés à 11 entreprises et 6 constats à 2 personnes relativement à des dépenses faites illégalement pour transporter des manifestants au rassemblement connu sous le nom de la "Marche pour l’unité" qui s’est tenu à Montréal le 27 octobre 1995. La Version spéciale de la Loi électorale pour la tenue d’un référendum (art. 564) prévoit des amendes variant de 100 $ à 10 000 $ pour ces infractions.
Entreprises
Infraction
Algonquin College Student Association
(Ontario)
a payé pour la location d’un autobus
Cie Multiprint Tex Ltée (Québec)
a payé pour la location de 4 autobus
Conquest Tours (Ontario)
a payé pour la location d’un avion
Ginsberg Gingras et Associés inc (Québec)
a payé pour la location d’un autobus
I.C.S. Canadian Ltd (Québec)
a payé pour la location d’un autobus
I.E.C. Holden inc (Québec)
a payé pour la location de 2 autobus
Itech (Québec)
a payé pour la location d’un autobus
Association des étudiants du Collège Régional Champlain (Québec)
a payé pour la location de 3 autobus
Pièces de machine Châteauguay ltée (Québec)
a payé pour la location d’un autobus
Reithmans (Québec)
a payé pour rembourser une personne qui avait loué 4 autobus
Suzy Shier inc (Québec)
a payé pour la location de 4 autobus

Ken Sinclair, d’Ottawa, a reçu 4 constats d’infraction pour avoir illégalement fait des dépenses réglementées pour la location d’autobus.
Enfin, Aurèle Gervais, d’Ottawa, a reçu 2 constats d’infraction pour avoir aidé Ken Sinclair à contrevenir à la loi.
Ces entreprises et ces personnes ont contrevenu à la loi qui prévoit que seul l’agent officiel d’un comité national, son adjoint ou un agent local peuvent faire ou autoriser des dépenses dans le but de favoriser ou de défavoriser, directement ou indirectement, une option soumise à la consultation populaire.

Université Bishop
Par ailleurs, cinq étudiants de l’Université Bishop ont reçu des constats. Il s’agit de Douglas Howard, Chris Isherwood, Evan Mars, Jennifer Mayer et Alison Sytema. Ils auraient commis une infraction à la loi en votant le 30 octobre 1995, jour du référendum, sans en avoir le droit, parce qu’ils n’avaient pas la qualité d’électeur n’étant pas domicilié au Québec le jour du scrutin. Cette infraction constitue une manoeuvre électorale frauduleuse. L’amende minimale de 500$ leur est réclamée. Quarante-trois autres constats sont en voie de signification, les étudiants visés n’auraient plus d’adresse au Québec.
* * *
Les dossiers des contrevenants qui plaident non coupables seront référés à la Cour du Québec, chambre pénale. Par respect pour les tribunaux et en vertu du "sub judice", le Directeur général des élections n’accordera pas d’entrevue ni ne fera de commentaires concernant ces dossiers.


Catégories : Provincial, Référendum 1995

samedi

Si on s'y mettait

www.souverainete.info

Résumé d'un manifeste de Gérald Larose, Coprésident du Conseil de la souveraineté du Québec, publié dans L'Action nationale. Merci, M. Larose de poursuivre avec détermination et intelligence cette réflexion collective bien loin d'être terminée.

S'y on sy mettait: le Québec, État maintenant, pays un jour.

Mettons-nous au boulot. D'abord, arrachons le projet d'indépendance des griffes de la mécanique référendaire et réintégrons-le dans le périmètre du politique. La Constitution et la citoyenneté.sont des éléments essentiels à ce projet. Dans le cadre juridique actuel qu'il n'a jamais accepté (la Constitution canadienne dont le Québec est encore exclus), l'État québécois peut se doter d'une Constitution; et il peut créer une présidence. La constitution est d'une absolue nécessité, pour nous définir nous-mêmes et pour être reconnus par tous. Elle affirmera notre identité française et plurielle et les grandes valeurs qui cimentent cette pluralité: liberté, solidarité, égalité des hommes et des femmes, démocratie et laïcité de l'espace étatique.
Le Québec est déjà un État et une nation. Il sera un pays.

Dans sa Constitution, l'héritage monarchiste sera liquidé au profit des aspirations républicaines.
La citoyenneté aussi s'impose, parce qu'elle nomme chacun d'entre nous et nous distingue des autres. Elle affirme l'appartenance et participe à la richesse sociale, culturelle et politique de la planète. Autant la loi 101 visait à enrayer la machine de l'assimilation par l'intérieur, autant la citoyenneté québécoise vise à casser l'assimilation par l'extérieur. Plusieurs pays l'ont déjà fait : la Suisse, la Finlande, la France, les États-Unis. Le Canada lui-même reconnaît que le Québec est une nation. Le peuple québécois en débattra d'abord dans le cadre d'une élection. Puis, le gouvernement et le peuple s'engageront dans l'élection d'une constituante qui rédigera la Constitution du Québec indépendant.
Pour ce nouveau pays, ce ne sera pas un isolement, mais bien un contraire un nouveau tremplin vers le reste de l'univers.

mardi

Québec: la dénationalisation tranquille

"Depuis le référendum de 1995, par crainte de passer pour des xénophobes, les Québécois ont confondu accueil de l'autre et déni de l'identité." (Mathieu Bock-Côté, à Christiane Charette en direct, SRC. Il vient de publier son premier essai, La Dénationalisation tranquille, chez Boréal.)

Cette opinion du jeune sociologue exprime bien ce qui s'est passé au Québec depuis 1995, après le deuxième référendum sur la souveraineté du Québec, remporté par le Non par une infime majorité de 30 000 voix.
Ce soir-là, le Premier ministre du Québec, Jacques Parizeau, avait lancé son célèbre: "Nous avons été battus par quoi? L'argent et le vote ethnique" (NOTRE argent de surcroît). Analyse très politically incorrect qui avait choqué les nombreux immigrants qui supportent le projet d'indépendance, mais néanmoins conforme à la réalité.

Cette défaite très serrée fut une grande victoire morale et politique pour les forces souverainistes, et très déstabilisante pour les fédéralistes, expliquant la tourmente qui a suivi, le scandale des putes des commandites (propagande), le cirque de la "loi sur la clarté", et la plus récente vague, la commission Bouchard-Taylor sur les "accomodements raisonnables".

Qu'on me comprenne bien: je me méfie de tout nationalisme. Je ne vois pas la souveraineté comme une finalité mais comme un moyen, un tremplin vers le reste du monde. Et s'il est clair que la majorité québécoise francophone doit désormais apprendre à vivre avec les différences culturelles, qui étaient beaucoup moins "visibles" avant les années 90, surtout à l'extérieur de Montréal, elle ne doit pas se renier dans le processus. Or, les Québécois ont une tendance à l'abnégation, comme si notre ADN avait du mal à se débarrasser du gène du colonisé. Ils devront donc ranger pour de bon leurs protège-genoux, et se tenir à nouveau droit avec la fierté du survivant et du résistant, indépendance ou non.